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Anne-Marie Garat - Dans la main du diable
Promenade d'architecture et d'histoire

         
Présentation Auteur Résumé du livre Pourquoi  
Présentation

Un roman jubilatoire , un roman feuilleton que l'on aime à retrouver le soir, un roman feuilleton tel Balzac ou Eugene Sue qui nous fait revivre avec frissons nos grandes moments de lectures d'enfants ... De grands enfants ... Un livre tanière, un livre refuge où il fait bon se laisser aller, glisser et emporter !

 
Auteur

Anne-Marie Garat est née en 1946 à Bordeaux. Après des études de Lettres, elle poursuit un DEA de Cinéma à l'université de Paris I.
S'intéressant à l'expérimentation de la pédagogie de l'image, elle a enseigné le cinéma et la photographie à Périgueux, puis à Paris et dans sa banlieue. Elle fut également chargée de mission, auprès de Jack Lang, pour l'enseignement du cinéma à l'école.
Anne-Marie Garat a publié de nombreux articles relatifs à l'image dans plusieurs revues (Tr a f i c, La Recherche photographique, Les Cahiers du cinéma, plusieurs catalogues d'exposition). Elle participe régulièrement à des colloques universitaires, et donne des conférences en France et à l'étranger.
Auteur d'une oeuvre littéraire de tout premier plan, Anne-Marie Garat a notamment obtenu le prix Femina pour son roman Aden (Seuil) en 1992.

Elle a déjà publié de nombreux romans, parmi lesquels 'Aden' (prix Femina 1992), 'L'Amour de loin' et 'Les Mal famées', le dernier en date étant ' Nous nous connaissons déjà'.

 
Résumé
Automne 1913. A Paris et ailleurs - de Budapest à la Birmanie en passant par Venise -, une jeune femme intrépide, Gabrielle Demachy, mène une périlleuse enquête d'amour, munie, pour tout indice, d'un sulfureux cahier hongrois recelant tous les poisons - des secrets de coeur au secret-défense...
Habité par les passions, les complots, le crime, l'espionnage, et par toutes les aventures qu'en ce début du XX' siècle vivent simultanément la science, le cinéma ou l'industrie, Dans la main du diable est une ample et voluptueuse fresque qui inscrit magistralement les destinées sentimentales de ses personnages dans l'histoire d'une société dont la modernité est en train de bouleverser les repères.

Narration au long cours qui rend hommage au genre du roman-feuilleton, Dans la main du diable célèbre les puissances du récit et les séductions du personnage romanesque. Porté par la sensuelle jubilation d'une écriture généreuse, ce roman bâtisseur d'histoires, capable de raviver en chacun toutes les enfances de la lecture, peut, sans conteste, prendre place parmi ces grandes fictions dont les protagonistes attisent de leurs passions celles des lecteurs eux-mêmes et restent à jamais présents dans les intimes mémoires de l'imaginaire.

En 1913-, Gabrielle Demachy s'avance, lumineuse et ardente, dans les rues de Paris, sur les chemins du Mesnil ; entre l'envol et la chute, entre eaux et sables, la voici qui entre dans le roman de sa vie...
Gare à la main du diable... !
 
Anne-Marie Garat dit pourquoi elle a écrit Dans la Main du Diable :

J'ai écrit ce roman au long cours en dette aux premiers amours de la lecture , quand on palpite, ivre des feux d'artifice, des sens éveillés, de la vie en plus, de la langue, magique. Tout ce qu'on lit remue l'esprit et les sens, les sentiments, les pensées, l'imaginaire : les grands romans, les immenses ; et les moindres, feuilletons, romans photos et bluettes... Balzac, Zola, Conrad et Dumas, Feval et Zevaco, Giono, Gaston Leroux et Marcel Proust, aussi bien les Brontë, Warthon, Hugo, Sue et Delly, Melville, Apollinaire, Rimbaud… Et avec eux les cinéastes, les photographes et les peintres qui m'ont émue et apprise par leur re g a rd, leurs oeuvres. Atget, Ta rdi, Schiele, Feuillade, Fellini…

Je voulais les saluer avec déférence, avec révérence . Par la confondante gratuité de leur art, chacun à leur manière, ils m'ont multipliée et illuminée, ils m'ont baptisée à un imaginaire du monde.

Le roman est très contagieux. Vivace, coriace, tout neuf en son vieil âge ; si prodigieux dans ses ressources, si fécond et généreux. Cette machine à histoires est à ressorts inoxydables. C'est merveille d'emprunter les conventions du genre, les procédés éprouvés. La coïncidence, la rencontre, les secrets à tiroirs, intrigues et passions. Laisser venir à soi toutes les voix, les réminiscences et images, les emprunter et les nouer ensemble veut de l'énergie, un investissement monomaniaque de longue durée. Ecrire un tel roman, c'est se faire le dépositaire d'autres livres, mais c'est aussi devenir, dans l'impulsion de l'écriture, son premier et pro p re lecteur : fomenter sa propre surprise de page en page, d'épisodes en chapitres. Comme le dit Daniel Galay, mon cinéaste endiablé : nous avons tellement besoin d'histoires, de cro i re en nos histoires, qui sont plus vraies que la réalité. Parce que la réalité ne tient debout, elle n'est vivable que si nous lui inventons une beauté. Bâtisseurs d'histoires, à nous en déchirer le coeur…

Alors, il fallait y croire fort, y mettre de la conviction. De la foi dans le récit et le héros. Dans la création des personnages en nombre, en foule. Sans faire semblant. Etayer avec de l'Histoire, des journaux ; sans faire étalage de sa science documentaire. Juste pour susciter l'émotion du temps passé, et la faire circuler. S'amuser. Beaucoup. Trembler et vibrer, rêver. Notre mémoire raconteuse a besoin de rendre son passé au présent, de bâtir les fictions de notre Histoire…

En 1913, Gabrielle Demachy marche, intrépide, dans les rues de Paris, sur les chemins du Mesnil ; entre l'envol et la chute, entre eaux et sables, elle prend déjà son élan vers l'horizon de son roman. Gare à la main du diable…

Anne-Marie Garat

 

 

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