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Librairie Comme un roman
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Anne-Marie Garat - L'Enfant des Ténèbres |
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| Résumé |
Premières Lignes |
Résumé de Dans la main du diable |
Memento |
Presse |
Biographie |
Bibliographie |
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| Résumé |
En cet été 1933, Camille Galay, la petite Millie de Dans la main du diable, débarque de New York, où elle a grandi. Elle erre dans Paris, la ville de son enfance, hantée par la mort de son ami Jos, un photographe hongrois avec qui elle a arpenté l'Alabama en ruines de la Grande Dépression et à qui elle a promis de rapporter à Budapest un certain étui de cuir rouge…
A la même date, ses parents, Gabrielle et Pierre Galay, séjournent chez les Zeisser, des amis allemands, dans une vieille maison de l'Alpe souabe et l'amie de Camille, Magda, militante féministe, arrive de Vienne…
Cependant qu'à Londres, une jeune libraire s'est postée, sous la pluie, pour guetter la sortie, à 5 heures, de Virginia Woolf - mais la véritable raison de son séjour concerne un agent de renseignement, attaché de la SDN à Genève, dont la séduisante cicatrice à la lèvre porte un lourd secret…
Etienne Louvain, c'est son nom, a quant à lui rendez-vous avec une élégante aventurière, Julia Brighten, qui entretient d'équivoques rapports avec Grubensteiger, un maître espion nazi…
Simon Lewenthal, l'ambitieux financier des usines Bertin-Galay, grand collectionneur d'art, dirige à présent l'usine de Choisy. Partout dans la ville, les affiches manifestent la puissance de cette famille de grands industriels, dont l'histoire est un lourd héritage, de legs en filiations, et de conflits d'intérêts en secrets douloureux…
Une jeune couturière de chez Chanel danse à la Coupole en compagnie d'une bande de malfrats, activistes d'extrême-droite ; elle cache un enfant dans une pension de banlieue…
Les frères Zamorri, des socialistes italiens venus de Toscane, tiennent meeting dans le quartier ouvrier d'Avron…
La grande pianiste Dora Gombrowicz donne des concerts dans toute l'Europe…
Un savant physicien séquestré par les nazis cherche à s'évader de son laboratoire…
Daniel Galay, cinéaste américain, part tourner un film en Afrique…
Et Camille cherche une poupée chinoise, une petite bague bleue, cadeaux perdus d'une nuit de Noël, mais à les retrouver peut-être, c'est sa propre vie qu'elle joue, et leur quête engage tout de son existence…
Si apparemment, tous ces personnages, pour beaucoup d'entre eux, s'ignorent, leur destin est néanmoins lié, et de toutes parts de l'Europe les voici qui convergent, bientôt emportés, sous le double signe de l'amour et du crime, dans une même aventure, que les événements tragiques vont précipiter, jusque dans l'antre de l'ogre, Göring, jusque dans le camp d'Oranienburg, l'un des tous premiers camps de concentration nazis que viennent, en Allemagne, d'ouvrir les SA…
Sur le théâtre de cette époque, revenants et spectres projettent leurs ombres fantastiques sur les murs de l'urbanisme moderne, le crime rôde dans les chancelleries, dans les cabarets de Berlin, dans les gares aussi bien que dans les plus luxueux palaces d'Europe. Au bord du lac de Constance ou de Genève, dans un immeuble ouvrier de Budapest, dans une maison abandonnée des fagnes de Belgique, jusque dans le grenier de la demeure ancestrale du Mesnil, dans ses bois d'automne, c'est une chasse à l'homme qui s'engage.
Il y a un petit bureau des morts dans l'horreur de la guerre, où chacun a rendez-vous, avec soi, avec l'histoire. Il y a un pont à traverser, sur lequel, une fois engagé, on se risque à affronter les fantômes du passé et ceux du présent, peut-être le prix à payer pour apprendre que les fictions du réel et du cauchemar recèlent une réalité dont chacun doit être témoin. Enfants des ténèbres, les monstres n'ont peut-être pour visage que celui du plus familier, du plus anonyme d'entre les êtres.
Ambitieuse suite romanesque à Dans la main du diable, L'Enfant des ténèbres entreprend une traversée du siècle, à travers les tourments individuels, amours et destinées sentimentales, dont il questionne l'inscription dans le temps long de l'histoire. |
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| Premières Lignes |
Virginia Woolf sortit à cinq heures. A l’instant, l’averse cessa. Plus une goutte, vraiment, cela tenait de l’intervention divine ; si étonnant, si ravissant qu’Elise eut à l’esprit une action de grâce. Longtemps elle était restée sur le trottoir d’en face, guettant la porte de la Hogarth Press… Sans impatience, sans même regarder l’heure à sa montre : cela offense le temps. Cela distrait de l’attente et déprécie son dessein, dont l’indécision fait le charme. Derrière les vitres embuées, elle voyait s’agiter de grandes ombres sous les lampes ; des typographes occupés au marbre, des employés à la casse ou de jeunes auteurs venus porter leur manuscrit ; peut-être parmi eux l’éditeur Léonard Woolf lui-même ? Le soir venait. Aux étages, les bureaux des avocats Dollman et Pritchard étaient éclairés. Mais là-haut, vitres noires, c’est donc que personne ne se tenait dans les appartements, qu’il n’y avait ce jour-là ni visite ni réunion privée : alors Mrs Woolf serait bien dans son antre, au fond du couloir, son bloc-notes sur les genoux, sa petite machine à écrire à côté d’elle.
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| Résumé de Dans la main du diable ( Ed Actes Sud ), premier tome de cette vaste fresque paru en avril 2006 |
Automne 1913. A Paris et ailleurs - de Budapest à la Birmanie en passant par Venise -, une jeune femme intrépide, Gabrielle Demachy, mène une périlleuse enquête d'amour, munie, pour tout indice, d'un sulfureux cahier hongrois recelant tous les poisons - des secrets de coeur au secret-défense...
Habité par les passions, les complots, le crime, l'espionnage, et par toutes les aventures qu'en ce début du XX' siècle vivent simultanément la science, le cinéma ou l'industrie, Dans la main du diable est une ample et voluptueuse fresque qui inscrit magistralement les destinées sentimentales de ses personnages dans l'histoire d'une société dont la modernité e.st en train de bouleverser les repères.
Narration au long cours qui rend hommage au genre du roman-feuilleton, Dans la main du diable célèbre les puissances du récit et les séductions du personnage romanesque. Porté par la sensuelle jubilation d'une écriture généreuse, ce roman bâtisseur d'histoires, capable de raviver en chacun toutes les enfances de la lecture, peut, sans conteste, prendre place parmi ces grandes fictions dont les protagonistes attisent de leurs passions celles des lecteurs eux-mêmes et restent à jamais présents dans les intimes mémoires de l'imaginaire.
En 1913-, Gabrielle Demachy s'avance, lumineuse et ardente, dans les rues de Paris, sur les chemins du Mesnil ; entre l'envol et la chute, entre eaux et sables, la voici qui entre dans le roman de sa vie...
Gare à la main du diable... ! |
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| Memento par Anne-Marie Garat |
Certains personnages de Dans la main du diable se retrouvent dans L’Enfant des ténèbres, vingt ans plus tard ; s’il n’est pas nécessaire d’avoir lu le roman précédent, quelques repères les concernant pourront ne pas être inutiles...
A la veille de la guerre de 1914-1918…
Mme Bertin-Galay, dite Mme Mathilde (65 ans), est héritière d’un minotier nivernais enrichi dans l’industrie du biscuit de guerre, en 1870 et sa fille unique. Femme d’affaires et de pouvoir, elle règne sur son hôtel particulier de la Chaussée d’Antin et dirige d’une main de fer l’usine du Quai d’Austerlitz, comme les destinées familiales. Elle ne se sépare pas d’une tasse de faïence donnée par son père… Elle recrute Simon Lewenthal, jeune financier ambitieux, amateur d’art, qui épouse ses vues et la convainc d’une nouvelle implantation des usines à Choisy. Son mari, Henri de Galay, issu d’une lignée d’aristocrates terriens, a ajouté sa fortune à celle des Bertin. Esthète et collectionneur, après avoir parcouru le monde, il revient mourir dans sa propriété, riche demeure et terres du Mesnil, en Ile-de-France.
Ils ont quatre enfants : Blanche, épouse d’un ingénieur de chez Renault, sombre dans la folie et meurt de la disparition de son fils unique, tombé au front parmi les premiers. Pierre Galay (38 ans), médecin à la Salpêtrière et chercheur en immunologie à l’Institut Pasteur, a autrefois croisé la route d’Endre Luckacz, un aventurier, lors d’une mission scientifique en Birmanie où il a mystérieusement déserté son poste. A son retour, veuf d’une jeune anglaise, Jane Archer épousée à Rangoon et père de la petite Millie, il est porteur d’un lourd secret. Instruit d’un complot de militaires aux menées criminelles, il fait éclater le scandale à la veille de la guerre. Malgré sa passion pour Gabrielle, il part au front, où il est porté disparu. Daniel Galay (35 ans), pionnier du cinématographe, épris de Gabrielle, fuit vers Hollywood. Sophie, épouse du notaire Charles Guillemot, a disparu pour toujours, laissant enfants et mari. Une soeur de celui-ci, tante Bertille, élève Martin, Jeanne et Lucien Guillemot.
Camille Galay, dite Millie (5 ans) en réalité fille de Endre Luckacz et de Jeanne Archer, est par adoption fille de Pierre Galay.
Les domestiques du Mesnil : les Victor, régisseur et gouvernante du domaine, ont élevé Pauline (15 ans), leur petite-fille dont les parents, Régine et Adrien, sont domestiques à Paris, chez Mme Mathilde. Mauranne, cuisinière, a une fille issue d’un inceste paternel, Elise Cassin, dite Sassette (14 ans) qui est la bonne de Millie. Meyer, palefrenier, ancien militaire défiguré par un coup de sabot, a été l’estafette de Pierre Galay et gardien de son secret. Les Armand sont fermiers dans le domaine du Mesnil. Leur fils Renaud, fiancé de Pauline, meurt dès les premiers jours de guerre.
Agota Kertesz (tante Agota), issue d’une famille aisée de Hongrie, exilée à Paris, a fui Budapest après une liaison malheureuse avec un aristocrate, de qui elle a eu un fils, Endre Luckacz (35 ans). Ingénieur chimiste, celui-ci a disparu en Birmanie. Agota (58 ans) meurt à la veille de la guerre, épuisée de chagrins.
Gabrielle Demachy (20 ans), orpheline, a grandi auprès de sa tante et de sa nourrice Renée, rue Buffon. Pour enquêter sur la mort inexpliquée de son cousin, dont elle était amoureuse, elle devient l’institutrice de Millie. Pierre et elle se lient de passion, mais la guerre les sépare ; le croyant mort au front, Gabrielle part avec Millie se réfugier auprès de Daniel Galay, à New York.
Dora Gombrowicz (28 ans), émigrée polonaise émancipée, concertiste de talent et professeur de piano de Gabrielle, est devenue son amie et sa confidente.
Denis Louvain (40 ans) commissaire à la Préfecture de Paris est père célibataire d’un jeune Etienne Louvain (16 ans). Lors de son enquête sur Marcus, il rencontre Gabrielle et Dora, de qui il tombe amoureux.
Marcus (20 ans), étudiant en philosophie, anarchiste et soupçonné de meurtre, est arrêté par Denis Louvain; avec l’aide de Dora et de Gabrielle , il fuit en Italie.
Michel Terrier (32 ans), employé subalterne, est en réalité colonel et un dangereux agent de renseignement au Ministère de la Guerre. Ennemi de Pierre Galay, il ourdit un complot et instrumentalise Gabrielle, dont il est amoureux. Il a pour seule alliée une religieuse, Sœur Mélanie. Il tombe sous les balles, lors d’une insurrection à Venise.
Emile Grandrieux (25 ans) jeune émule de Pierre Galay, son assistant à l’Institut Pasteur, participe au drame de son maître. Avec lui, il a rencontré Mme Mesnard, jeune mère et veuve d’un ouvrier, dont la mort suspecte révèle le complot militaire.
La comtesse Reviczky comtesse hongroise, rencontrée à Venise par Gabrielle, mère de quatre enfants, Istvan, Yolie, Sabeth et Magda (6 ans), qui devient l’amie de Millie…
En 1933, ces personnages ont vingt ans de plus… |
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| Extraits de presse |
A priori donc, rien d’emblée ne semble réunir une jeune fille en quête d’identité aux allures de Lee Miller, une styliste de mode sans scrupules, une libraire aux faux airs d’Adrienne Monnier ou un espion séducteur et chasseur dans l’âme. Si ce n’est la remarquable dextérité d’une romancière qui sait, dans une langue somptueuse, tisser finement ces destins dans un entrelacs d’intrigues politico-sentimentales et de chassés-croisés impitoyables. Et avec eux entraîner ses lecteurs dans un tourbillon romanesque étourdissant. Du grand art.
Christine Rousseau, Le Monde des Livres, 19 avril 2008
L’exigence de liberté portée par les livres de Virginia Woolf accompagne ces femmes au fil des multiples rebondissements de ce roman ébouriffant et jusqu’à leur disparition dans ces brumes où l’on ne voit plus la rive qu’on quitte ni celle vers laquelle on va.
Aliette Armel, Magazine littéraire, avril 2008
Des vies en cinémascope, du souffle et de l’ambition à revendre, des références à la pelle, Anne-Marie Garat poursuit son étourdissante saga sur fond des années trente (…) L’auteur a opté pour une construction plus éclatée, cherchant à dessein à multiplier les personnages et les lieux avant d’assembler toutes les pièces de son puzzle.
Alexandre Fillon, Madame Figaro, 5 avril 2008
Anne-Marie Garat réinvente le mélodrame, dépoussière le roman historique, réactive le feuilleton. (…) L’auteur soigne le détail sans se noyer dans la documentation. L’Enfant des ténèbres sait nous parler à la fois de destins individuels et d’ambitions collectives, de police secrète et de trains de la mort, de forêts automnales et de tristes nuits du chasseur.
Christine Ferniot, Télérama, 9 avril 2008
Anne-Marie Garat poursuit d’une écriture étincelante une longue et tumultueuse traversée du siècle, ponctuée de tourments, de drames, d’amours et de passions. Un grand souffle romanesque balaye ce grand livre.
Contact, magazine Fnac, avril 2008
Roman polyphonique au cœur d’une Europe en proie aux pogroms, la suite de Dans la main du diable épouse les convulsions d’un siècle (…) L’exécution d’un agent nazi et sous fifres dans les Alpes suisses est un morceau magistral.
Patrick Grainville, Figaro littéraire, 10 avril 2008 |
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| Biographie |
Née en 1946 à Bordeaux, département de la Gironde, elle descend de forestiers du Béarn, de vignerons du Médoc et d'une paysanne valaisanne, annexée à la famille par un détour romanesque de la Grande guerre.
Sa naissance dans un quartier ouvrier des Chartrons, rues basses d’échoppes, le paysage d'estuaire de la Gironde, ses vases et ses îles, son horizon atlantique ; la machine à coudre Singer de sa mère et l'appareil photo de son père, un Voigtländer à soufflet, sont les principaux motifs autobiographiques de son oeuvre.
Marquée par l'héritage de la mémoire familiale, que traversent les deux guerres mondiales, son origine lui inspire un sentiment de rupture intime, qu'elle traduit par les figures de l'absence et du crime, où dominent les fantômes d'un passé qui ne passe pas. Souvent présentes dans ses romans, les images de la photographie et du cinéma, et celles de la peinture liées à celles du langage littéraire, y désignent, derrière les illusions du visible, la réalité des formes imaginaires qui voisinent au quotidien; d'ailleurs, elle a longtemps écrit dans sa cuisine, qui constitue à ses yeux un petit laboratoire existentiel. Couture, cuisine, écriture sont des activités analogues, pour peu qu’on chausse ses lunettes et affûte ses petits couteaux.
Elle revendique la fiction comme représentation vraie, elle incline à penser que la littérature n'a pas de sexe mais un genre (très humain) et qu'elle est plus que jamais un art de l'inquiétude, propre à la connaissance de soi et du monde. Son style emprunte autant au registre de la poésie que du réalisme, pour être grave son ton n'est pas exempt d'un certain humour, dont elle craint qu'il soit peu manifeste, mais elle ne désespère pas.
Elle milite en divers lieux pour la lecture des oeuvres littéraires, convaincue que le capital imaginaire est un bien sans pareil, et sa transmission une question politique. Ayant tenté une fois une année sabbatique pour se consacrer exclusivement à écrire, cette expérience stérile l'a convaincue qu'écrire est un rapt, non un état ou un métier.
Elle en a conclu que les acrobaties mentales pour rendre compatibles profession, enfants et passions amoureuses lui étaient un exercice salubre. Par ailleurs, elle aime planter des arbres, les nuages, marcher, le vin, le chocolat, peindre (les murs des maisons) et exagérer.
Cette citation lui semble assez bien définir son activité d'écrivain :
…de toute évidence ce devait être quelque chose de très simple - la chose la plus simple et la plus impossible du monde; comme le serait par exemple la description de la forme exacte d'un nuage. (Joseph Conrad, Lord Jim)
Prix littéraires:
Les Mal famées, Prix Marguerite-Audoux, 2001
Istvan arrive par le train du soir, Prix Thyde Monnier, 1999
Aden, Prix Fémina, Prix Renaudot Lycéens, 1992
Chambre noire, Prix Alain-Fournier, 1991
L’Insomniaque, Prix François-Mauriac, 1988
Membre du prix Marguerite Audoux
Présidente de la maison des écrivains et de la littérature
A enseigné littérature et cinéma en lycées ; agrégée de lettres modernes, DEA de cinéma. |
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| Bibliographie |
- L'Enfant des ténèbres, Actes sud, 2008
- Dans la main du Diable, Actes Sud, 2006
- La Rotonde, Actes Sud, 2004
- Nous nous connaissons déjà, Actes Sud, 2003
- Simulacres, avec Gilbert Garcin, Filigrammes, 2002
- Falaises et hâvre (collectif), Images en manœuvre, 2000
- Les mal famées, Actes Sud, 2000 et 2002 (Prix Marguerite Audoux)
- Istvan arrive par le train du soir, coll. «Fictions et Cie» Seuil, 1999
- L'Amour de loin, Actes Sud, 1998
- Dans la pente du toit, «Fictions et Cie» Seuil, 1998
- Merle, Seuil, 1996 et «Points» Seuil n°621, 1999
- Le Bassin d'Arcachon, mer intérieure, éd. Aubéron, 1996
- Fous de bassin, collectif, avec Alain Pujol et Alain Danvers, Mollat, 1995
- Photos de familles, Seuil, «Fiction & Cie», 1994
- Aden, Seuil, 1992 (Prix Fémina). Rééd. Corps 16 en 1993 et Points Seuil, 1994
- Bibliothèque, in «Quinze écrivains pour une bibliothèque», publié pour l'ouverture de la nouvelle bibliothèque de Bordeaux, William Blake & Co Éd./Mairie de Bordeaux, 1991
- Chambre noire, Flammarion, 1990 (Prix Alain-Fournier).
- Le Monarque égaré, Flammarion, 1989. Rééd. LGF, Le Livre de poche, 1990 et Points Seuil, 1996
- Petite fabrique de l'image, collectif avec Jean-Claude Fozza et François Parfait, Magnard, 1988, réédition 2003
- Fous de bassin, collectif, avec Alain Pujol et Jean-Pierre Moussaron, Vivisques, 1988
- L'Insomniaque, Flammarion, 1987 (Prix Mauriac). Actes Sud, 2000
- Voie non classée, Flammarion, 1985
- L'Homme de Blaye, Flammarion, 1984 |