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Auteurs |
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Jacques Ferrandez |
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Pourquoi ?
> Jacques
Ferrandez
> Carnets
d'Orient
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Pourquoi cette rencontre
?
"L'histoire n'a que
faire de l'émotionnel et des douleurs individuelles. Et c'est
pourtant ce choix entre histoire et douleurs que Jacques Ferrandez a
su faire depuis le début de la série des Carnets d'Orient."
Bruno Etienne
Ce choix est bien celui de l'émotion et de l'individu pris dans les
mailles de l'Histoire, sans jugement, simplement comme un devoir de
mémoire qui garantit à un pays et son peuple son identité,son
rapport affectif et douloureux à son passé. Avec Jacques Ferrandez,
il est possible de voir une autre Algérie, celle qui rend utile et
non amère de comprendre l'histoire des arabes et musulmans. C'est
pour tout cela que nous avons choisi de fêter la parution du tome 7
" Rue de La Bombe" des " Carnets d ’Orient" de Jacques Ferrandez.
C'est parce que grand dessinateur de BD accomplit depuis nombre
d'année un travail considérable, sérieux en même temps que
magnifiquement illustré d'un trait unique proche de la peinture de
Delacroix, avec en prime l'énergie d'un dessin proche de nos
visions collectives, et contemporaines. Avec aussi une sensibilité
hors du commun au service de l'histoire de l' Algérie. A travers
les 7 tomes des carnets D'orients, il raconte l’histoire algérienne
de sa conquête. Si les cinq volumes du premier cycle nous plongent
de sa conquête en 1836 à son indépendance, à la fin des années 50 à
travers une grande saga familiale sur la colonisation, où romances,
amours secrètes et intrigues se multiplient, le second cycle, auquel
appartient ce Tome 6 RUE DE LA BOMBE, commence en 1954, à la veille
de l'insurrection.
De plus fasciné par les carnets de Delacroix, Jacques Ferrandez a
décidé de compléter cette série avec de véritables carnet d’Orient
contemporain, nous entraînant à Istanbul, en Syrie, et en Irak pour
un témoignage merveilleusement poignant.
Et ses dédicaces sont des plaisirs purs , car à
chacun son magnifique petit croquis tout frais,inédit et unique.
Karine & Xavier
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Jacques Ferrandez
Jacques
Ferrandez a commencé chez Casterman en publiant Arrière pays,
des petites histoires typiquement provençales. Après le prmeier cycle
en 5 volumes de la série "Carnets d'Orient", consacrée à la période
coloniale d'avant-guerre en Algérie (1994/95), Jacques Ferrandez
replonge dans l'univers provençal et s'attaque à un classique de la
littérature française en adaptant deux romans de Pagnol Jean de
Florette et Manon des Sources(1997). En 1998, il décide de
retravailler avec Tonino Benacquista (pour lequel il avait réalisé des
illustrations sur La maldonne des sleepings), et c'est ainsi
que naît L'outremangeur. Il revient à sa série "Carnets
d'Orient" en entamant un deuxième cycle, qui débute à la ville de
l'insurrection en Algérie.
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"Carnets d’Orient" raconte l’histoire algérienne de sa conquête en
1836 à son indépendance, à la fin des années 50. Les cinq volumes du
premier cycle nous plongent dans une grande saga familiale sur la
colonisation, où romances, amours secrètes et intrigues se
multiplient. Le second cycle commence en 1954, à la veille de
l'insurrection. Visiblement fasciné par les carnets de Delacroix,
Jacques Ferrandez a décidé de compléter cette série avec de
véritables carnets d’Orient contemporain, nous entraînant à
Istanbul, en Syrie, et en Irak pour un témoignage poignant.
7 titres
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Rue de la bombe : T7 - la nouveauté
Alger, 1957. Les attentats se
succèdent : ceux du FLN et ceux des commandos européens d’“ ultras ”.
La bataille d’Alger fait rage. Plusieurs personnages se débattent dans
cette tourmente. Samia, qui a eu une liaison avec Octave, fait
désormais partie du FLN, mais rejette la violence aveugle des
attentats. Arrêtée, elle est manipulée par Loizeau : il lui fait
croire que ses chefs mènent un double jeu. De retour dans le maquis,
elle en informe ses camarades, mais elle est accusée de trahison et
risque d’être exécutée. Saïd et Youssef, incorporés dans l’armée
française, sont, eux, en butte au racisme ordinaire dans la caserne.
Quant à Octave le militaire, il purge une peine de trente jours dans
une forteresse pour s’être opposé à la torture. Sorti de là, il
découvre le jeu pervers de Loizeau et part à la recherche de Samia
pour tenter de la sauver…
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La guerre fantôme : T6
L’action, au début du récit, se situe en Algérie en novembre 1954,
au cours des premières semaines de l’insurrection. On suivra en
parallèle les destinées des différents personnages : Sauveur et
Marianne, jeunes français insouciants qui demeurent à Alger. Samia,
étudiante en médecine et son cousin Ali, également étudiant.
Octave, proche parent de Marianne, gradé récemment rentré de Dien
Bien Phu pour venir grossir les rangs de l’armée française en
Algérie. Mourad enfin, qui prendra le maquis pour le FLN montant.
Le récit s’articule cependant autour du jeune berger Saïd, qui
habite un village perdu dans lequel tous les personnages se
rendront à un moment ou l’autre de l’histoire.
Ferrandez nous livre, avec la sensibilité qu’on lui connaît, une
histoire empreinte de vérité, de vécu. Les héros ne sont jamais
jugés, l’auteur cherche au contraire à analyser le parcours des
individus. Chaque communauté présente en Algérie à l’époque est
représentée, ainsi que ses réactions face aux grands tourments de
l’Histoire.
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Le cimetière des princesses : T5
En 1987, Ferrandez
débutait sa grande fresque algérienne avec Carnets d'Orient .
On y voyait le peintre Joseph Constant débarquer à Al Djezaïr en 1836
et passer dix années de sa vie à remplir des carnets de dessins. Nous
sommes maintenant dans les années 50. Marianne, étudiante aux
Beaux-Arts, pose pour un peintre sans talent, Adrien Marnier, qui lui
fait des avances poisseuses. En revanche, elle aimerait bien que
Sauveur, jeune étudiant trop timide, se montre un peu plus
entreprenant... Au marché aux puces, Sauveur offre à Marianne les
carnets de voyage d'un certain Joseph Constant. Intriguée par ce
peintre dont ses grands-parents possèdent justement un tableau,
Marianne décide de refaire le périple de Joseph Constant. Mais voilà
que Sauveur, apprenant qu'elle pose nue pour Marnier, la gifle et la
traite de traînée. Furieuse, Marianne décide de partir avec Marnier,
bien que cette idée la réjouisse à moitié. Constantine, El Kantara,
Bou-Saâda, Mascara... Les paysages et les souvenirs défilent, et
tandis que Sauveur tente de rattraper Marianne, Marnier se révèle
infiniment plus attachant que prévu. Et puis il en sait long sur
Joseph Constant, sur l'incendie qui ravagea son atelier, ses amours
secrètes avec Djemilah et sa fin mystérieuse.
Amours passées, amours présentes, aquarelles d'hier, lumière
tranquille des années 50, Le cimetière des princesses est une
balade dans une Algérie de légende, aussi belle dans la mémoire de
Constant que dans l'imaginaire de Ferrandez, visiblement fasciné par
les carnets de Delacroix.
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Carnets d'Orient :
T4
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Les fils du Sud :
T3
Troisième volet de la chronique
algérienne de Ferrandez, ce récit retrace, à travers le regard d'un
enfant, les premières années du siècle dans le Sud algérien. Sur cette
terre écrasée de chaleur cohabitent, bon an mal an, des communautés
venues de tous les rivages de la Méditerranée. Fragile puzzle humain,
toujours au bord de l'éclatement, tant "là-bas", le racisme est
ordinaire et la haine banalisée. Comme le dit le petit Paul : "Ici, le
Français il se croit plus fort que l'Espagnol. L'Espagnol il crache
sur l'Italien, l'Italien il dit que le Maltais c'est un chien. Le
Maltais il traite l'Arabe de fainéant, et l'Arabe il méprise le Juif.
Et encore, des fois, c'est l'inverse."
Aux tensions raciales s'ajoutent les fractures politiques : si le chef
de gare croit aux vertus de l'école pour donner à tous des chances
égales, le commandant, lui, sait bien que "les Arabes sont
inéducables", et qu'il faut "les tenir à leur place". Une vraie
poudrière que ce "territoire français" en Afrique du Nord. Pourtant,
l'explosion ne se produit pas - pas encore : un jour d'août 14, tous
ces "fils du Sud", les Garcia, les Tobalem, les Lakhdar, les Galea et
les Durand, quittent, ensemble, les quais d'Alger. Ensemble, ils
partent verser leur sang pour cette France qu'ils n'ont seulement
jamais vue.
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Le centenaire : T2
La bande dessinée historique puise
plus volontiers ses thèmes dans un lointain passé, peuplé de
chevaliers et de princesses, que dans les brûlures de notre histoire
contemporaine. Jacques Ferrandez, fils et petit-fils de pieds-noirs, a
lui entrepris, en 1987, de brosser une grande fresque de la
colonisation en Algérie.
Les Carnets d'Orient, premier tome du cycle romanesque, se
situaient dans les années 1830, à l'époque de la conquête. Un siècle a
passé, et nous sommes à la veille du Centenaire. Paul, un des Fils
du Sud (le précédent volume), devenu journaliste en métropole,
revient un jour de mars 1930 à Alger, pour couvrir les festivités
destinées à célébrer cet anniversaire de la colonisation. Il se laisse
d'abord envahir par l'émotion des retrouvailles avec son pays natal,
mais découvre peu à peu les ferments de la tragédie algérienne, que
très peu, là-bas, voient venir, peut-être parce que, dans ce pays de
soleil, "la lumière est trop forte". Paul, lui, comprend que le feu
couve, qui va bientôt embraser cette terre.
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