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Biographie
Auto Interview de la Libraire par la Libraire
A propos de "Âmes grises"
Revue de presse


Philippe Claudel: biographie

Écrivain et scénariste, né en 1962. Il est l’auteur de 5 œuvres dont récemment:

J’abandonne, ( Ed Balland ) qui a reçu le Prix France télévision 2000

Bruit des trousseaux ( Ed Stock, 2002)

Petites Mécaniques,  (Ed Mercure De France) un recueil de nouvelles couronné par le prix Bourse Goncourt de la nouvelle, 2003.

 

 

Auto Interview de la Libraire par la Libraire

Pourquoi  avoir choisi parmi cette rentrée littérairement pléthorique Les Âmes Grises ? Parce qu’il est à mon avis de lectrice-libraire l’un des plus romans les plus remarquables de la rentrée 2003, et plus encore en France l’un des plus important de l’année… 

Pourquoi ?
Parce que déjà pas de : moi moi moi moi moi, mais une histoire et un style qui  comptera pour notre génération de lecteurs. Pas de moi, mais un cadre,  14-18,  une atmosphère, Simenon, images en noir et blanc et brumes, une écriture,  stylée que l’on pressent comme l’une qui restera et marquera notre époque. Une écriture simple d’apparence pour aller au plus profond de l’âme et des lieux, des faits et histoires, de l’Histoire et des histoires, des drames publics et intimes.

Un roman pas comme les autres : pourquoi ?
Parce qu’il  raconte une fois pour une vraie histoire, une Affaire avec une majuscule qui hante les esprits des personnages et les nôtres, de  celles qui enveloppent, entraînent, emmènent, loin de son époque et nous y raccrochent pourtant par l’universelle.

A propos des "Âmes grises" (ed. Stock)

Un village à l’est, V, Verdun ? , «  A moins de 15 lieux on s’égorgent à l’arme blanche en faisant dans son froc » en 1917, en hiver, un village entourée de collines, la guerre, on l’entend, elle est là,  autour, …Mais les hommes restent car il y a une usine  à faire tourner… Le village  c’est un monde avec ses figures et ses mystères, le procureur Destinat, surnommé Bois –le- sang ou Monsieur le procureur selon, et on soulève sa casquette quand il passe….Un homme austère, au passé douloureux, énigmatique, un homme retiré dans son château, ermite solitaire, qui vit sur les bords du canal.

Un magistrat gros, gras, ils se détestent ces deux- là.

La place du village avec son café et Belle du Jour, l’enfant du patron une petit fille, un ange de dix ans. Et puis le narrateur, vieux policier ou gendarme dit-on,  qui se souvient du fait divers qui a cristallisé la communauté pendant ces temps de guerre : Belle de jour, un ange oui, véritablement et définitivement, retrouvée étranglée et jetée dans le canal.

Au delà  de l’affaire criminelle qui est le fil rouge, au suspens digne des meilleurs Maigret, Simenon, ou polars, le sujet du roman est bien ce que Claudel nomment ces âmes grises, ces âmes qui ont un poids sur la conscience, un secret, ces hommes en noirs ou blancs qui n’existent pas, c’est une question de nuance de confusion aussi, entre  des horreurs ordinaires et la grande Horreur, entre les planqués et les gueules cassés qui errent dans la bourgade et narguent, tourmentent les  « lâches » restés au chaud ….

C’est un art du portrait en quelques traits, c’est la chronique locale qui s’étend au-delà jusqu’à nous, ici, en 2003, ce sont les non-dits, les scrupules, l’étroitesse et l’immensité de la communauté humaine.
Un tragédie incarnée dans laquelle les personnages sont chair et sang, actes vils , élans généreux, bien et  mal, , une vision sans caricature ni jugement, un sobriété de l’écriture parce que méticuleuse qui précise et évoque sans crier ou affirmer : Chef d’œuvre.

 

 

Revue de presse:

« Un roman comme on n’en lit plus, on en n’écrit plus, si peu tendance, si soucieux de sa ligne… » Jérôme Garcin Le nouvel Observateur 2003

« Un futur grand prix littéraire…ce serait mérité » Bernard Pivot Le Journal du Dimanche 2003

«  L’auteur : un art de la miniature très proches de la gravure….la passion  de la langue,  histoires «  pointues comme des couteaux. » La Quinzaine littéraire 2003

 «  …les clairs – obscurs du doute » Lire 2003

« Claudel sort de la brume… Ambiances glacées à la Simenon et intrigues détournées à la Japrisot, …P.Claudel nous happe dans une atmosphère, une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle du Grand Meaulnes »  Elle 2003.

« Une oeuvre à part, puissante, trouble et fascinante. Le grand roman de la province  pérenne…Un vrai moment de littérature …. Une écriture au scalpel qui touche, bouleverse, submerge. »  L’Express 2003.

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