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Biographie
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Revue de presse


Luc Lang: biographie

Il enseigne l'esthétique à L'École nationale des Beaux Arts. Il a publié trois romans chez Gallimard :
- Voyage sur la ligne d'horizon 1998 Prix Freustié.
- Liverpool haute Marée 1991
- Furies, 1995
 
Mais aussi de nombreux articles sur l'art contemporain, plusieurs collaborations à des ouvrages collectifs et cahiers de recherches.
Son roman Mille six cents Ventres  ( Ed Stock ) a été couronné par le Prix Goncourt des Lycéens en 1998
Après un essai d'esthétique , Les Invisibles, 12 récits sur l'art contemporain publié en 1992, est paru en 2001 un roman très remarqué Les Indiens ( Ed Stock ).

 

 

Auto Interview de la Libraire par la Libraire

Pourquoi  avoir choisi Luc Lang pour 11 septembre mon amour?
Parce que s'il y a un seul livre de la rentrée littéraire 2003 à lire sur le 11 septembre, c'est bien celui-ci. Entre récit de voyage, réflexion critique sur les USA ,  hommage aux voix authentiques des victimes, en plus d'un écho aux voix  des indiens d'Amériques Blackfleet vivant dans une réserve du Montana ( où se trouvait Luc Lang le 11 septembre ), cette oeuvre littéraire qui - attention n'est pas un essai mais une oeuvre hybride à l'alchimie délicate et pertinente -est la plus humble de la rentrée (CF BEIGBEIDER  et son roman poisseux). Car ce livre ne s'empare, ni ne s'approprie l'événement , ni aucune mémoire. Au contraire il  fait parler celles de ceux qui ont quelque chose à en dire, dont Luc Lang lui-même puisqu'il y était et qu'il a eu l'intelligence, douée d'une pudeur  engagée, de mettre en écho les  voix des morts : ceux des indiens exterminés, de Nagasaki et Hiroshima, ainsi que ses propres morts : celles des  illusions sur un pays qu'il arrivait pour découvrir... Si l'auteur était là-bas, ce 11 - 09, il y était à sa manière, il y était un matin alors qu'il s'apprêtait à parcourir les terres indiennes avec un indien Blackfleet vivant dans un réserve du Montana, lui,  Luc Lang,  ce passionné par les indiens, leur terre et leur histoire et pour qui, ne l'oublions pas,  c'était le premier voyage en terre d'Amérique.
Alors oui, il y a de l'humilité dans cette oeuvre, qui plus que raconter, donne à penser, à partager, et réfléchit nos propres ombres et questions. Et puis il y a cette écriture qui ne ment pas, ne triche pas, qui ne s'écoute pas, qui se cherche pour dire au plus près ce que lui Luc Lang voudrait nous offrir.... Et c'est là la marque d'un style.
 
Un mot sur le titre: Pourquoi avoir choisi celui qui lui vaudrait tant de critiques injustifiées ?
Simplement parce que "mon amour" rappelle ces mots d'amour qu'ont laissés par portables les victimes à leurs proches,  avant la mort, leur mort. Alors ce titre, oui c'est un hommage. Et une bel hommage.
 
Extrait " Il y a ceux qui n'ont prononcé ni mots d'amour, ni mots d'adieu, ni poésie, ceux-là ne pensaient pas mourir...Ils ne sont pas encore des voix d'outre-tombe"  Et puis il y a eu les autres...

 

 

 

Revue de presse:

"Livre...porté par une énergie, une inventivité stylistique remarquable" Télérama 2003
 
" L'auteur s'engage. il remet les chiffres en perspective, critique une certaine Amérique...mais aussi il sait nuancer, son récit sonne juste et fort ....une belle justesse de ton." Le Soir 2003
 
" 11septembre : ...deux écrivains, F . Beigbeigber et Didier Goupil.... Luc Lang de son côté a choisi à tort le commentaire."  Le Monde 2003 . Signé Josyane Savigneau.
Note de Karine Henry : que dire d'autre que cette critique ne m'importe pas. Au contraire Luc Lang est bien de son côté, bien à part parce que, lui, n' a pas choisi la facilité d'une fiction spectacle à la Beigbeder, .... mais laissons-là les gue-guerres inutiles ...
 
"Le 11 septembre: "il y a avait là une injonction  pour la littératire", nous dit-il. Il ne fait pas de doute qu'elle a été ici relevée . Et de quelle probante manière ! " L'Humanité 2003
 
"Le 11septembre vient percuter un voyage au pays des indiens. Le texte s'en trouve transfiguré, devient méditation intime et émue sur l'onde de choc". Libération 2003.
 
"Refusant le jeu de la fiction, Luc Lang nous livre un récit furieux et désespéré." Nouvel Observateur 2003
 
"Son livre...est balayé par le souffle de la révolte et de la sensibilité" Nord Éclair 2003

 

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