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      > Colum McCann

 


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A propos de "Danseur"
Revue de presse


Colum McCann: biographie
Né dans la banlieue de Dublin en 1965. Après ses études de journalisme, il travaille  comme  le Evening Herald,  et Evening Presse de dublin. A 19 ans il s’embarque pour les USA avec sac à dos et  bicyclette. Il traverse tout le pays d’ est en ouest et exerce toutes sortes de métiers,  taxi, prof, serveur, guide de randonnée «  Une expérience formatrice j’avais avant tenter d’écrire un roman sans succès….je n’avais pas assez vécu…ce voyage… m’a empli d’expériences humaines »
Bien qu’il ait lu Beckett, Joyce et Yeats, ses véritables influences sont Kerouac, Gary Snider «  Peut-être portons–nous un peu trop sur nos épaules les fantômes de Beckett …la nouvelle génération d’auteurs sent …que ce territoire là est déjà cultivé et cherche son inspiration ailleurs qu’en Irlande. »
Agé de 38 ans, il vit actuellement aux USA depuis 20 ans. Ils habitent New York avec sa femme, américaine, et ses trois enfants dont le dernier vient tout juste de naître. Dans sa bibliothèque  on trouve Pynchon, Rushdie, Nabokov ou Andreï Makine, au mur de son bureau des photos de Kerouac, Harrison, John Berger, Don DeLillo… 

Bibliographie 

Deux romans :

Le chant du Coyote ( Marval, 1996 ; 10/18,  1998 ) : Roman  sur l’amour d’un père/fils uni dans le souvenir de la mère.

Les Saisons de la nuit ( Belfond, 1998 ; 10/18, 2000 ) : Roman qui mêle amour, pauvreté, terrassiers creusant le métro de NewYork, des bâtisseurs de Gratte-ciel, premier vrai roman mettant en scène des histoires de parias et homeless égarés dans la jungle de New York, belle cité prospère… »

Deux recueils de nouvelles :

La Rivière et l’exil. (Belfond 1999; 10/18, 2001 ) : 
12 nouvelles sur l’exil, la plupart sur des hommes perdus venus d’Irlande, frustrés de ce qu’il  aurait aimé ou espéré, qui se réfugient dans l’imaginaire, le rêve ou la violence.

Ailleurs, en ce pays. ( Belfond, 2001; 10/18, 2003) :
Portraits de 3 générations d’Irlandais témoins ou et acteurs involontaires du drame de leur pays


 

 

A propos de... Danseur (ed. Belfond)

Ce n’est pas une biographie de Noureïev, mais définitivement un roman.
Un fils de paysan  qui devient une légende internationale,  un exilé de la guerre froide qui suscite l’admiration de millions de gens, un artiste dont le nom fut synonyme de génie, de sexe et d’excès : Rudolph Noureev.
On connaît la magnificence de sa vie et de son travail. Mais dans ce livre, McCann réinvente cette figure éminemment érotique à la lumière de ceux qui la connurent.
De sa première danse devant les soldats mutilés du front russe à sa demande d’asile politique  en France en 1961, en passant par ses tournées et aventures homosexuelles multiples, son nomadisme mondain, sa passion  de l’art, ses folies, son exigence absolue et son acharnement au travail  jusqu’à ses brèves et émouvantes retrouvailles avec son pays,  l’auteur récrée  en une multitude voix, réelles ou imaginaires, la somptueuse mosaïque d’une vie exceptionnelle. Anna Vasileva, le premier professeur de ballet de Noureïev, Victor le prostitué brésilien, Margot Fonteyn et John Lennon, Warhol, mais aussi des portiers, des cordonniers, des infirmières ou des commissaires-priseurs de chez Sotheby.
Au cœur de ce fabuleux spectacle, se tient l’artiste lui-même : volontaire, lascif, ambitieux, mû par le besoin d’une perfection à jamais hors d’atteinte.
Une histoire d’amour, d’art et d’exil, possédée par l’écriture âpre et riche de McCann, célébrant à la fois une connaissance  précise de Noureïev et le reflet scintillant d’un mythe.

L’auteur se définit lui-même comme un irlandais de la Banlieue de Dublin  sans rien de commun avec la Russie et la danse classique.
Ce qui l’a attiré c’est l’aspect nomade et cosmopolite de la vie de Noureïev.
"Noureev était une sorte de force centrifuge, un personnage auteur duquel une histoire pouvait être racontée, une sorte d’alternative à l’Histoire de la seconde moitié du 20ième siècle."
Pour certains, c’était un connard arrogant, pour d’autres un pianiste de première classe, pour les uns,  quelqu’un qu’on pouvait s’envoyer, pour d’autres,  quelqu’un avec il fallait être vu.»
Qu’il s’agisse ou de non de fiction,  ce qui intéresse l’auteur c’est de raconter une histoire et « cette ligne arbitraire entre ce qui est réelle et ne l’est pas » Mais ce sont aussi les liens entre la danse et l’écriture qui lui importent ici "Quand j’ai commencé à aller au ballet, j’ai été surpris c’est fantastique comme c’est beau et viscéral. La danse classique est très violente…après la boxe c’est l’activité la plus destructrice pour le corps, mais la danse comme l’écriture sont fondamentales à l’être humain. Nous avons besoin  et le désir de raconter une histoire comme celui de danser. Noureïev cristallisait ce désir » Et puis «  les personnages des livres que j’écris ou que j’ai lu sont pour moi aussi réels que les 6 milliards de personnes que je n’ai jamais rencontrées."

Revue de presse:

« McCann, la piste aux étoiles… le roman le plus visionnaire de la vie de Noureïev » Libération 2003

« McCann invente des mensonges qui disent la vérité de Nourrice … il saisit par la fiction, les secrets d’un destin fulgurant, sans jamais sacrifier au rituel réducteur der la biographie»  Le Temps 2003

«  A tous ceux qui voudraient connaître la vraie vie de Noureïev, …Il faut déconseiller l’ouvrage. Le danseur est un roman autour de Noureev… L’auteur montre que l’ « l’imagination fait partie du réel »,  tout comme «  la gloire, l’art, l’exil, le sexe, le désir, tous ces thèmes indissociables de la vie de Noureïev » Le Monde 2003

« McCann veut rendre Noureïev à la vie, à son enfance, à son temps de misère, à ses deux aspirations crues, nettes et féroces : le sexe et la danse … Danseur… est la communion sans complaisance de l’écrivain avec l’animal fou, le dieu païen de la danse qu’il a pris à bras le corps : un beau pas de deux sacrément  syncopé. » Le Figaro Littéraire 2003

«  De Kirov  à l’opéra de paris, du fin fond de l’Oural aux bas-fonds de New York, la vie mouvementée du grand danseur russe… Un roman où le nom de Noureïev n’est pas même travesti. Le « mentir-vrai » ne demeure –t-il pas la meilleure approche pour raconter un pays, une époque, un homme ? » Le Nouvel Observateur , 2003.

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