Marais > Loisirs et sorties > Librairie Comme un roman > Richard Morgieve

Librairie
27, rue de Saintonge - 75003 Paris le Marais
Tél.: 01 42 77 56 20
-
e-mail
comme-un-roman.com Rencontres Bibliographies Conseils de lecture L'espace critique Forum des lecteurs

Liens

Richard Morgiève

Ecrivain et scénariste Richard Morgiève est  né en 1950 à Paris. Deux drames marquent très tôt sa vie, et de façon définitive, le décès de sa mère lorsqu’il avait sept ans et le suicide de son père six ans plus tard.
Rendu à lui-même dès sa majorité, il vit de petits travaux en tous genres, dont déménageur de caves et d’appartements abandonnés, métier qu’il exercera jusqu’à 29 ans : libre au volant de sa camionnette  avec Marie-Jo et la bande…
Cependant les mots de ne jamais le quitter, depuis l’enfance ils tournent en lui et l’écriture le sauve. En 1970 paraît un premier recueil de poésie à compte d’auteur, mais écœuré par ce système ( payer pour se lire )  il se jure de ne plus écrire avant 10 ans. En 1980 il  a arrêté son travail de déménageur et publie  Allez les Verts. Depuis il n’a cessé d’écrire, comme romancier, scénariste, dialoguiste pour le cinéma et la TV, avec notamment l’adaptation de son roman Fausto.

 

Bibliographie commentée :

Ce que Dieu et les Anges, Ed Pauvert  2002.
Morgiève a choisi d’en finir avec l’écriture issue de sa peine. A travers l’abrupt simplicité de la douleur, ce dernier roman rend compte d’un sur-place : l’espace –temps entre la vie et la mort, quand la vie quitte celle que l’on aime plus que tout quand on est enfant : la Mère.
Une femme et son enfant sont dans un wagon arrêté dans un terrain vague, mis au rebut, elle va mourir et l’enfant se souvient de leurs voyages à tous les deux quand ils sillonnaient la France dans leur vieille voiture. Pour le travail disait la mère,  quand l’enfant savait qu’elle tentait de rejoindre, retrouver le Père. Une évocation authentique d’un homme qui rend hommage à ses morts –aimés et s’acquitte de son passé pour continuer ici et maintenant.
Un œuvre qui témoigne d’une tentative d’écriture du beau et du vrai.

La Demoiselle aux crottes de nez, 2001

Mon petit garçon, 2002
3ième volet d’un triptyque formé par  Un Petit Homme de Dos et Bébé-Jo.  Après un divorce, un père est obligé de laisser son petit garçon, il le voit quelques fois par semaine : un père et un fils comme deux manchots.

 

 

Deux mille capotes à l’heure, 2001

Ton Corps, 2000.
Un Homme parle à son corps et à celui de la femme qui l’a quitté. Dernier recours quand on est foutu pour ne pas être un homme mort. Dans une douce incantation à lui-même, il cherche à reconstruire sa chair morcelée par l’absence et l’abandon. Divaguant comme un une planète à la recherche de l’autre. Et de se relever, tenter l’impossible. Etre un corps en paix, un corps qui sera peut-être à nouveau désiré. Un hymne déchiré à l’amour perdu et avenir…Ton corps a été enfanté par Ma Vie Folle. Il est le deuxième volet d’un dyptique dont Morgiève est la dépouille.

 

Tout un oiseau, Ed  Pauvert, 2000

Ma vie folle, 2000. Prix Wepler. Réédité en Pocket.
Sa vie folle. Celle que l’on ne peut décrire sans la trahir. Cette vie passée à écrire depuis la mort de sa mère et le suicide de son père Il est né de ces deux drames. Depuis, l’écriture c’est sa vie, son cancer. Une manière de ne pas finir comme son père la tête dans un four. L’écriture : il lui a tout donné, elle lui a tout pris, surtout les femmes même s’il en avait plusieurs à la fois parfois. La cinquantaine  aujourd’hui et l’écriture  est toujours là dans sa main, partout dans son corps, les mots comme autant d’électrons libres. Avec eux, en eux, par eux,  il dit l’amour la mort la haine l’amitié, tout ce que l’on a toujours dit en littérature … Cependant qu’il s’agit de son amour, de sa haine et de ses morts, et qu’il leur offre sa poésie à lui Morgiève, son monde singulièrement sensible. Et ce sont ses fantômes qu’il  porte  à bout de prose.
« C’est d’abord une respiration, une palpitation, comme un cœur écorché, qui attire, dans Ma Vie folle » Libération

Sex Vox Dominam, 1995. Réédité en Pocket.

Mon beau Jacky, 1996, Ed Calmann-Lévy
L’histoire de son amour, de ses amours, il aimait qu’elle l’appelle Jacky, mon beau Jacky même si cela faisait un peu plouc, cela le faisait exister, cela lui prouvait qu’il était sur terre avec elle, avec les autres, comme  les autres et qu’il n’avait pas besoin de s’excuser d’être en vie et d’aimer être aimé.

Fausto, Ed Robert Laffont, 1990

Un petit homme de dos, 1988. Réédité aux Ed Joelle Losfeld et Pocket. :
«  Pendant des années, chaque fois que je voyais dans la rue un petit homme avec un imperméable et un parapluie, je pressais le pas quand j’arrivais à sa hauteur je  tournais la tête, mais ce n’était jamais lui »
Lui c’est son père, ce polonais qui en 42  a aimé sa mère. Trente ans après le suicide de son père, Morgiève, le fils cadet tente de ranimer la force, la faiblesse et les passions de ce caïd brisé par la mort de la seule femme qu’il aimait.   
«Le père avait aimé la vie à en mourir. Le fils aime le père à le ressusciter. »  (Télérama, déc 1988)

 

Des femmes et des boulons, Ed Ramsay, 1987

Gare Indienne de la paix, Ed  Engrenage, 1984

Sympathies pour le diable, Ed Sanguine, 1983

Chrysler, Ed Sanguine, 1982

Branqu’à part, Ed Sanguine, 1981

Allez les Verts, Ed Sanguine, 1980