Le Marais > Comme un Roman |
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Pascal Quignard |
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| Introduction | Résumé | Biographie | Interview | Presse | Bibliographie | ||||||||||
| Introduction | |||||||||||||||
Si pour la troisième fois nous recevons Pascal Quignard c'est parce que je le considere comme un des plus grands écrivains, romanciers et penseurs contemporains. Pourquoi ? Villa Amalia de Pascal Quignard |
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| Résumé du livre | |||||||||||||||
Un portait de femme bouleversant .... Tout commence par un de ces moments extraordinaires de la vie qui ressemblent à s'y méprendre à des moments ordinaires : Juliette, une femme d'une quarantaine d'années, s'apprête à pousser la grille de son pavillon de banlieue lorsqu'elle aperçoit, au bout de la rue, un ami d'enfance, un homme qu'elle a aimé jadis et qu'elle voit à cet instant passer au bras d'une autre femme. Cet événement minuscule va déclencher en elle une vague de souvenirs qui, loin de s'apaiser, ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'au moment où elle décide de 'disparaître' pour vivre une nouvelle vie, de se débarrasser des entraves sociales et affectives pour enfin s'épanouir. Loin de sa Bourgogne trop terrienne, Juliette va choisir pour nouvelle résidence l'une de ces îles minuscules qui gravitent dans de la baie de Naples... Un voyage vers l'allégement où une femme se perd à son passé pour tenter de pénètre l'ivresse du temps présent . Citations : « C'est le langage qui divise. » « Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole. » « Lire et être curieux, c'est la même chose. » « Il vaut mieux vivre qu’avoir une existence sociale intense. » |
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| Biographie | |||||||||||||||
1948 : Pascal Quignard naît le 23 avril à Verneuil-sur-Avre (Eure) dans une famille de grammairiens et d’organistes. Son père est proviseur, sa mère principal de collège. Il grandit au Havre. 1949 :
A l’âge de 18 mois, il passe par des périodes d’«autisme», lesquelles se renouvellent lorsqu’il a 16 ans. Plus tard, il déclare à ce propos : «Ce silence, c’est sans doute ce qui m’a décidé à écrire, à faire cette transaction : être dans le langage en me taisant». Son enfance est difficile la plupart du temps. Il connaît notamment l’anorexie. 1966 – 1968 : Il suit des études de philosophie à Nanterre où il est condisciple de Cohn-Bendit. Parmi ses professeurs : Emmanuel Levinas et Paul Ricœur. Mais il considère qu’en Mai 68, la pensée a «vêtu un uniforme qui ne [lui] convient plus» et il s’éloigne de la philosophie. C’est dans ce contexte qu’il travaille à son premier livre. 1969 : Le Mercure de France publie son premier essai, consacré à Sacher Masoch : L’être du balbutiement. Il devient parallèlement lecteur dans cette maison et chez Gallimard. 1976 : Il entre au comité de lecture des éditions Gallimard. 1980 : Le prix des Critiques est décerné à son roman Carus. 1984 : Pascal Quignard se lance dans le roman avec Les tablettes de buis d’Apronenia Avitia. 1988 : Il continue sa carrière dans la maison Gallimard et devient secrétaire général pour le développement éditorial. 1981 – 1990 : Les huit volumes de Petits traités marquent son penchant pour le fragment et la méditation érudite. 1991 : Il signe Tous les matins du monde. Le roman donnera lieu à une adaptation cinématographique, très proche du texte, réalisée par Alain Corneau. Via son œuvre, Pascal Quignard réussit le prodige de faire de Marin Marais et de Sainte-Colombe des «best-sellers» du disque – pour un temps du moins. 1990 – 1994 : Pascal Quignard est président du Festival international d’opéra et de théâtre baroque au château de Versailles, qu’il a créé sous la houlette de François Mitterrand. Il préside également le concert des Nations aux côtés de Jordi Savall entre 1990 et 1993. 1994 : Pascal Quignard renonce brutalement à toute position dans l’édition et décide de ne plus publier chez Gallimard. Il déclare « Je suis plus heureux d’être libre et solitaire ». Il se consacre à l’écriture, à l’exclusion de toute autre activité. 1995 : Alain Corneau adapte une nouvelle fois un roman de Pascal Quignard : L’occupation américaine. 1997 : Pascal Quignard est hospitalisé d’urgence et confie qu’il a alors eu «l’impression de mourir». A la suite de cette expérience, il abandonne un traité et un long roman qui étaient en cours pour écrire Vie secrète, un livre qui se démarque nettement des formes classiques de la littérature. Il évoque à ce propos le «besoin de donner une sensation de pensée plus émouvante que la seule démonstration intellectuelle». 2000 : Son roman Terrasse à Rome obtient le grand prix du roman de l’Académie française au premier tour. 2002 : Pascal Quignard publie une trilogie intitulée Dernier royaume. Les ombres errantes, premier volet de cette trilogie, reçoit, lundi 28 octobre, le prix Goncourt. Il l'a emporté au troisième tour de scrutin, par six voix contre deux à Olivier Rolin et deux à Gérard de Cortanze. 2004-2005 : Avec Sur le jadis et Abîmes, il poursuit letravail commencé avec Ombres Errantes Ed Grasset) 2006 : Publication de son nouveau roman Villa Amalia ( Ed gallimard ) |
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| Presse | |||||||||||||||
Nouvel Observateur Telerama Elle est son identité. Après la réédition à l’automne dernier de ses premiers écrits et de textes épars ou inédits, voici un roman : Villa Amalia. C’est une femme qui est au cœur du récit. Elle est musicienne, compositrice ; abandonnant son patronyme d’enfance, elle a pris pour nom Ann Hidden (« caché », en anglais), manière, déjà, de rompre avec le passé et d’annoncer l’avenir. Surprenant son mari avec une autre, elle décide d’en finir avec les mensonges et de disparaître. Elle efface une à une ses traces, vend sa maison et part. Son seul confident est un vieil ami d’école retrouvé par hasard, Georges, homosexuel, chez qui elle garde un pied-à-terre au bord de l’Yonne. Au terme d’un périple complexe qui vise à brouiller les pistes, elle débarque à Ischia, une île italienne dans la baie de Naples. Villa Amalia est d’abord un livre sur la disparition. Peut-on se réduire à ce présent que l’on s’invente ou à cette œuvre que l’on crée : des livres comme Quignard lui-même, des gravures comme dans Terrasse à Rome ou de la musique comme ici ou dans Tous les matins du monde ? Mais ce roman est d’abord un merveilleux portrait de femme qui se libère. De son histoire familiale, car en quittant son compagnon infidèle elle fait ce que sa mère n’a jamais pu faire, effacer l’homme qui l’a abandonnée. De son image de femme prise dans un tissu professionnel et social fait de conventions plus que de choix. Du poids de sa propre vie et de la morale qu’elle charrie. Ann se transforme au fil du récit. Elle nage, s’affine, change de corps, ose aimer librement une autre femme, un enfant, des hommes, une maison, cette fameuse villa Amalia qui est le lieu de sa reconstruction. Elle peut ainsi, presque à son insu, et malgré les drames et les douleurs de sa nouvelle existence – morts, séparations, départs –, être au plus près de sa vérité. De la musique. Car, à travers cette histoire qui se joue entre l’ombre d’une disparition maîtrisée et la lumière d’une reconquête de soi, c’est de musique que nous parle Pascal Quignard. Les pages, nombreuses, qu’il lui consacre dialoguent avec celles qu’il écrit sur cette île de Méditerranée, sauvage et belle comme une arène où s’épuisent les combats. Violence et douceur, malheur et exaltation, les couleurs et les sons, la mer et la mélodie... Pascal Quignard laisse affleurer beaucoup de lui dans ce roman où l’écriture, comme le corps d’Ann Hidden, tend vers l’épure ; sans pour autant trahir cette femme révoltée et sereine qui partage avec lui le goût du silence en dehors duquel n’existeraient ni la lecture, ni l’écriture, ni la musique... Michèle Gazier. |
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| Bibliographie | |||||||||||||||
Dernier royaume. |
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