Oeuvre
Dans un premier épisode, Persépolis 1, paru à l’Association en novembre 2000, on est en 1980. Elle retrace une partie de l’histoire de sa famille ainsi que ses dix premières années jusqu’à la chute du régime du Shah et le début de la guerre de l’Irak. Ce livre connaît un succès énorme dès parution, Prix Alph’art Coup de Cœur d’Angoulême 2001, près de 20.000 ex vendus en un an.
Dans le deuxième épisode, Persépolis 2, paru à l’Association en oct. 2001, elle raconte la guerre Iran-Irak et son adolescence jusqu’à son départ à Vienne à l’âge de 14 ans, Prix Alph’Art meilleur scénario d’Angoulême 2002.
Persépolis 3 raconte son exil en Autriche.
Aujourd’hui voici le 4ième et dernier volume de Persépolis. Un dernier épisode qui évoquera son retour en Iran avant qu’elle ne s’établisse à Paris en 1994 à Paris.
Bibliographie
Persépolis 1, L’Association 2000
Persépolis 2, L’Association 2001
Sagesse et Malices de la Perse, Albin Michel, 2001
Les Monstres n’aiment pas la lune Nathan, 2001
Ulysse au pays des fous Nathan, 2001
Adjar le Dragon, Nathan, 2002
Persépolis 3, L’Association 2002
Broderies, L’Association 2002
Persépolis 4 , L'Association 2003
Retrouvez certains de ces oeuvres dans notre librairie en ligne
Presse
A propos de Persépolis 1, L’Association 2000
« Les aplats noirs y tranchent sur le papier blanc, comme ses vêtements contrastent avec la blancheur de sa peau. M.Satrapi a réalisé une BD dessinée à son image. Avec son trait simple, minimaliste, presque naïf, ses dessins sans perspective, sont particulièrement expressifs. …En une seule vignette elle parvient à concentrer son message tout en le rendant instantanément compréhensible. Plus les pages défilent, plus l’aisance est perceptible… une histoire où les événements ne sont jamais décrits avec pathos, mais avec humour et parfois gravité… » Télérama, 2001
« Mon New York à moi c’est Paris » M. Satrapi, Télérama, 2001
« Pas une famille qui n’ait perdu l’un des siens à cause du chah, de la révolution ou de la guerre Iran-Irak. Mon histoire, c’est aussi la mienne » M. Satrapi, Télérama, 2001
« Zazie chez les mollahs…
Jeune fille frondeuse, elle a grandi pendant la révolution islamique, installée aujourd’hui à Paris, Satrapi retrouve son regard pour raconter son histoire en noir et blanc… Mêler l’autobiographie à l’Histoire, voilà toute la substance de Persépolis, 1.2.3. et 4 …Impossible… de rester insensible à cette gamine qui veut devenir prophète puis ne croit plus en Dieu, s’identifie à Che Guevara et lit Le Matérialisme Didactique expliqué aux enfants. Impossible de rester insensible à la manière dont elle raconte de l’intérieur les événements que nous avons suivis il y a vingt ans via la TV : Les manifs anti –chah, les agissements politiques, le comportement violent des gardiens de la révolution islamique » Télérama 2001
« Le Chat Bouté…
Une chronique autobiographique de la révolution islamique par une petite file espiègle, vécue dans les beaux quartiers de Téhéran Première Bd iranienne…1980… c’est l’année où le foulard est devenu obligatoire à l’école, ce qui fait pester une petite fille habituée à une éducation libre, …laïque et française… plus qu’un regard sur le quotidien de l’Iran, c’est aussi un récit initiatique qui a pris forme de BD » Libération 2000.
« Rien n’est permis en Iran, la moindre bouffée de liberté est vécue comme une victoire » Satrapi. Politis. 2001
A propos de Persépolis 2, L’Association 2001.
« Comme Maus en son temps, Persépolis fait partie de ces BD capables de séduire les plus allergiques au genre. Un pur joyau, dont l’action débute le 4 nov. 1979, lors de la prise d’otages à l’Ambassade américaine à Téhéran. Le régime de Khomeyni s’installe, la guerre avec l’Irak commence. La famille de Marjane entre en résistance passive, système D, subit les barbus, leurs vexations et violences. La grande intelligence de l’auteur est de nous faire vivre l’ Histoire depuis l’intérieur de sa famille, avec ironie et tendresse, loin du didactisme et de l’héroïsme sclérosé de la BD Historique. Si les aplats évoquent l’austérité de la gravure sur bois, l’humour n’est jamais absent … » Libération, 2001
« Une enfance sous les bombes, suite de l’autobiographie de M. Satrapi toujours aussi bouleversante. » La Croix, 2001
« L’œil Persan… » Libération, 2002.
« Si j’avais écrit, je n’aurais pas eu assez de recul alors pour avoir de l’humour, je risquais d’être sarcastique, cynique » M. Satrapi. Libération, 2002
A propos de Persépolis 3, L’Association 2002.
«Voyage au bout de la solitude d’une iranienne à Vienne. Marjane peine à s’intégrer, se heurte aux bonnes mœurs de la pension, où elle se retrouve très vite comme elle se heurtait aux islamistes, …Le plus stupéfiant de la série d’albums c’est la précision des souvenirs…
Un dernier épisode évoquera son retour en Iran avant qu’elle ne s’établisse à Paris en 1994 à Paris. » » Le Temps, 2002