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Poulet aux prunes : Marjane Satrapi

Poulet aux prunes - Auteur - Oeuvre - Bibliographie - Presse - Réserver ou commander le(s) livre(s)

Poulet aux prunes
RESUME : Téhéran 1958.Nasser Ali Khan aime le poulet aux prunes, les seins de Sophia Loren et sa fille Farzaneh. Mais il aime surtout son Tar (instrument à cordes),dont il est le plus grand des virtuoses. Aussi, le jour où on lui casse son instrument, il sombre dans la plus grande apathie et, désormais indifférent aux petits et grands plaisirs de la vie, il décide de se laisser mourir. Qui est Irâne, cette mystérieuse femme que Nasser Ali Khan croit reconnaître dans la rue ? Qu'est-ce donc qu'un Tar ? Peut-on trouver la recette du poulet aux prunes dans une bande dessinée ? Vous le saurez en lisant "Poulet aux Prunes", le nouvel album de marjane Satrapi

Si l’histoire de ce nouvel album lui a été inspirée par la vie de son grand-oncle et qu’au passage elle n’hésite pas à se représenter (furtivement) à nouveau, Marjane Satrapi s’écarte de la simple chronique familiale pour se concentrer sur son récit.
« Poulet aux prunes » raconte les derniers jours d’un homme qui a perdu le goût de vivre. Comme à son habitude, la trame principale chez Marjane Satrapi tient lieu d’ossature à partir de laquelle se multiplient digressions, flash-backs et flash-forwards en tous genres. Ces développements, en liaison plus ou moins directe avec l’intrigue qui nous occupe, apportent de l’épaisseur, une densité inattendue à une trame sobre voire ténue. Ainsi, ce « Poulet aux prunes », léger et profond, linéaire et éclaté à la fois, préserve son fragile équilibre jusqu’à un final vraiment émouvant.
Si ce nouvel album ne possède pas le souffle et l’inventivité de la saga « Persépolis », il parvient néanmoins à transcender l’inspiration anecdotique qui plombait « Broderies », précédent one-shot de la jeune Iranienne. Avec « Poulet aux prunes », Marjane Satrapi prouve qu’il y a une vie après l’autobiographie.

L'auteur

Marjane Satrapi

Fille unique d’une famille de bourgeois progressiste qui pratiquait un islam modéré, mère styliste et père ingénieur, née  en 1969 à Rasht  dans la région de Guilan, sur les bords de la mer Caspienne. Un peu azérie, un peu musulmane, un peu zoroastrienne, - iranienne, quoi, - elle grandit à Téhéran où elle étudie au lycée français avant de partir à Vienne, puis à Strasbourg pour faire les Arts Déco. C’est en arrivant à Paris qu’elle rencontre Christophe Blain  qui la fait rentrer à L’Atelier des Vosges, célèbre repère des grands noms de la BD.
Elle  y croise David B et lui raconte son histoire de famille, d’ancêtres émasculés, d’oncles suicidés, de coups de fouet, bref un certain quotidien de l’Iran contemporain. En l’écoutant, David B lui conseille de raconter cela en BD.


Oeuvre

Dans un premier épisode, Persépolis 1, paru à l’Association en novembre 2000,  on est en 1980. Elle retrace une partie de l’histoire de sa famille ainsi que ses dix premières années jusqu’à la chute du régime du Shah et le début de la guerre de l’Irak. Ce livre connaît un succès énorme dès parution, Prix Alph’art  Coup de Cœur d’Angoulême 2001, près de 20.000 ex  vendus en un an.

Dans le deuxième épisode, Persépolis 2, paru à l’Association en oct. 2001, elle raconte la guerre Iran-Irak et son adolescence jusqu’à son départ à Vienne à l’âge de 14 ans, Prix Alph’Art  meilleur scénario d’Angoulême 2002.

Persépolis 3 raconte son exil en Autriche.

Aujourd’hui  voici le 4ième et dernier volume de Persépolis. Un  dernier épisode qui évoquera son retour en Iran avant qu’elle ne s’établisse à Paris en 1994 à Paris.

Bibliographie

Persépolis 1, L’Association 2000
Persépolis 2, L’Association 2001
Sagesse et Malices de la Perse,  Albin Michel, 2001
Les Monstres n’aiment pas la lune  Nathan, 2001
Ulysse au pays des fous  Nathan, 2001
Adjar le Dragon,  Nathan, 2002
Persépolis 3, L’Association 2002
Broderies, L’Association 2002
Persépolis 4 , L'Association 2003

Retrouvez certains de ces oeuvres dans notre librairie en ligne

Presse

A propos de Persépolis 1, L’Association 2000

«  Les aplats noirs y tranchent sur le papier  blanc, comme ses vêtements contrastent avec la blancheur de sa peau. M.Satrapi a réalisé une BD dessinée à son image. Avec son trait simple, minimaliste, presque naïf, ses dessins sans perspective, sont particulièrement expressifs. …En une seule vignette elle parvient à concentrer son message tout en le rendant instantanément compréhensible. Plus les pages défilent, plus l’aisance est perceptible…  une histoire où les événements ne sont jamais décrits avec pathos, mais avec humour et parfois gravité… » Télérama, 2001

« Mon New York à moi c’est Paris »  M. Satrapi, Télérama, 2001

«  Pas une famille qui n’ait perdu l’un des siens à cause du chah, de la révolution ou de la guerre Iran-Irak. Mon histoire, c’est aussi la mienne » M. Satrapi, Télérama, 2001

«  Zazie chez les mollahs…

Jeune fille frondeuse, elle a grandi pendant la révolution islamique, installée aujourd’hui à Paris, Satrapi retrouve son regard pour raconter son histoire en noir et blanc… Mêler l’autobiographie à l’Histoire, voilà toute la substance de Persépolis, 1.2.3. et 4 …Impossible… de rester insensible à cette gamine qui veut devenir prophète puis ne croit plus en Dieu, s’identifie à Che Guevara et lit Le Matérialisme Didactique expliqué aux enfants. Impossible de rester insensible à la manière dont elle raconte de l’intérieur les événements que nous avons suivis il y a vingt ans via la TV : Les manifs anti –chah, les agissements politiques, le comportement violent des gardiens de la révolution islamique » Télérama 2001 

 « Le Chat Bouté…

Une chronique autobiographique de la révolution islamique par une petite file espiègle, vécue dans les beaux quartiers de Téhéran Première Bd iranienne…1980… c’est l’année où le foulard est devenu obligatoire à l’école, ce qui fait pester une petite fille habituée à une éducation libre, …laïque et française… plus qu’un regard sur le quotidien de l’Iran, c’est aussi un récit initiatique qui a pris forme de BD »  Libération 2000.

«  Rien n’est permis en Iran, la moindre bouffée de liberté est vécue comme une victoire » Satrapi. Politis. 2001

A propos de Persépolis 2, L’Association 2001.

« Comme Maus en son temps, Persépolis fait partie de ces BD capables de séduire les plus allergiques au genre. Un pur joyau, dont l’action débute le 4 nov. 1979, lors de la prise d’otages à l’Ambassade américaine à Téhéran. Le régime de Khomeyni s’installe, la guerre avec l’Irak commence. La famille de Marjane entre en résistance passive, système D, subit les barbus, leurs vexations et violences. La grande intelligence de l’auteur est de nous faire vivre l’ Histoire depuis l’intérieur de sa  famille,  avec ironie et tendresse, loin du didactisme et de l’héroïsme sclérosé de la BD Historique. Si les aplats évoquent l’austérité de la gravure sur bois, l’humour n’est jamais absent … » Libération, 2001

« Une enfance sous les bombes,  suite de l’autobiographie de M. Satrapi toujours aussi bouleversante. » La Croix,  2001

«  L’œil  Persan… » Libération, 2002.

 « Si j’avais écrit, je n’aurais pas eu assez de recul alors pour avoir de l’humour, je risquais d’être sarcastique, cynique »  M. Satrapi. Libération, 2002

A propos de Persépolis 3, L’Association 2002.

«Voyage au bout de la solitude d’une iranienne à Vienne. Marjane peine à s’intégrer, se heurte aux bonnes mœurs de la pension, où elle se retrouve très vite comme elle se heurtait aux islamistes, …Le plus stupéfiant de la série d’albums c’est la précision des souvenirs…
Un dernier épisode évoquera son retour en Iran avant qu’elle ne s’établisse à Paris en 1994 à Paris. » »  Le Temps, 2002