Le Marais > Autour du livre > Comme un Roman
 
       

Horaires :
ma-sam : 10h30 - 20h
dim : 10h30 à 14h.
fermée le lundi

Accueil Auteurs Conseils de lecture Rencontres Forum des lecteurs

27, Rue de Saintonge
75003 Paris
Tél.: 01 42 77 56 20
e-mail
 
Inscrivez-vous ici pour être informé de nos prochaines rencontres :

 

Virginia Woolf : par Geneviève Brissac et Agnès Desarthe

Pourquoi - Auteurs - Presse - Réserver ou commander le livre

Pourquoi cette rencontre

Il y a quatre ans, dans le cadre d’une émission pour France-Culture, “En vivant, en écrivant”, Geneviève Brisac invita Agnès Desarthe pour parler de Virginia Woolf. Très vite, leur travail déboucha sur une série d’interrogations. Car cette écrivaine encombrée de qualificatifs plutôt malveillants – puritaine, dépressive, bourgeoise, narcissique, etc –, leur apparaissait, à elles, sous un jour radicalement différent : drôle, perspicace, imprévisible, sensuelle, travailleuse. Il fallait rouvrir le ‘’dossier Woolf’’. V. W. est le fruit de cette enquête.

Résultat : un livre qui pulvérise les idées reçues. Et nous fait découvrir une Virginia Woolf incroyablement proche de nous par sa liberté de pensée, sa passion pour l’expérimentation et ses positions sur la place des femmes dans la littérature.

En mettant l’accent sur le caractère résolument contemporain de l’oeuvre de Virginia Woolf, Geneviève Brisac et Agnès Desarthe invitent à la relecture d’une auteure que le cinéma et la littérature (The Hours, de Michael Cunningham) ont déjà commencé à réhabiliter.

Geneviève Brisac, romancière (un recueil de nouvelles et six romans dont le dernier, Les Soeurs Délicata, est paru en 2004), a consacré deux essais à la littérature anglo-saxonne : Loin du paradis, Flannery O’Connor et La Marche du cavalier. Agnès Desarthe, romancière (cinq romans dont le dernier, Le Principe deFrédelle, est paru en 2003), est aussi angliciste et traductrice (Emma Richler, Elena Lappin, Chaim Potok, Aimee Bender…). 

Parce qu'il est très difficile de décrire un être humain, et encore davantage quand celui-ci a noirci des milliers de page, il n'est pas inutile de flâner un peu dans le vague et le brûlant des souvenirs, comme un fond de couleurs et de sensations, sur lequel inscrire les lignes noires et entremêlées de l'histoire familiale. En mettant l'accent sur le côté contemporain de l'oeuvre de Virginia Woolf, les auteures invitent à une relecture d'une auteure capitale."Les deux auteures examinent les jugements le plus souvent portés sur Virginia Woolf et son oeuvre et proposent des pistes pour aborder ses textes. Elles y étudient les thèmes des rapports entre la peinture et l'écriture, de la guerre, de la politique, du suicide et analysent le style de V. Woolf, la place qu'elle accorde au lecteur, la dimension subversive de ses écrits, etc."

Un recueil de chroniques inédites de Virginia Woolf, La Maison de Carlyle, traduit par Agnès Desarthe et préfacé par Geneviève Brisac, paraîtra simultanémentau Mercure de France (13,60 euros), ainsi qu’un recueil d’essais inédits.

Les sept textes totalement inédits qui composent ce petit livre sont datés de 1909. Ils figurent dans un carnet que Leonard Woolf, le mari de Virginia, a retrouvé longtemps après la mort de sa femme et qu'il n'a donné à dactylographier qu'en 1968. Mais il est mort à son tour peu après et la personne chargée de ce travail l'a rangé sans trop savoir qu'en faire. La maison de Carlyle n'a été retrouvé une nouvelle fois que tout récemment.
Virginia Woolf a donc vingt-sept ans quand elle rédige ces pages. Elle n'a encore rien publié, elle n'est pas mariée et elle en souffre. Et ce qu'elle appelle les " démons noirs et velus " de la dépression l'assaillent déjà. Elle va nous donner ici des esquisses, des croquis, mais on y trouve déjà les mêmes qualités que dans les œuvres les plus accomplies. Elle est déterminée, comme elle dit dans le Journal, " à écrire non seulement avec l'œil, mais avec l'esprit, à découvrir la vérité sous le voile des apparences ". Chacun des sept " chapitres " de ce recueil est lié, soit à des épisodes qui ont compté dans la vie londonienne de l'époque, soit à des questions cruciales concernant la vie et le travail de l'auteur. Virginia va ainsi nous faire assister à un dîner en ville, puis à un incroyable procès en divorce, nous donner un portrait du couple Darwin, ainsi que du couple Carlyle, chacun dans sa demeure, nous entraîne dans un salon littéraire, celui de son amie Lady Ottoline Morrel, nous " croquer " le portrait d'Amber Reeves, célèbre féministe du moment.
Le trait est sûr, vif, il n'y a guère d'adjectifs, peu d'adverbes, et déjà on sent que c'est un grand écrivain qui va naître.
Préface de Geneviève Brisac, qui publie avec Agnès Desarthe, la traductrice de ce recueil, un livre sur Virginia Woolf à paraître en octobre à L'Olivier. Notes et commentaires du Prof. Bradshaw.

 

Les auteurs

GENEVIÈVE BRISAC

Normalienne et agrégée de lettres, Geneviève Brisac a tout d'abord enseigné en Seine-Saint-Denis. Elle se lance ensuite dans la littérature jeunesse et l'édition : elle dirige la revue des 'Livres pour enfants', crée la collection 'Page Blanche', collabore au 'Monde des livres' et est éditrice à l'Ecole des loisirs. En tant qu'écrivain, elle obtient le Prix de l'Académie française en 1987 pour 'Les filles' et le Prix Femina en 1996 avec 'Week-end de chasse à la mère'. Elle écrivit également une biographie de l'auteur du sud des Etats-Unis, Flannery O'Connor.

Agnès Desarthe Agnès Desarthe est née à Paris. Elle a suivi les cours de l'Ecole Normale Supérieure et enseigne l'anglais. Elle publie également pour les adultes aux éditions de l'Olivier et a reçu le prix Inter 1996 pour son roman Un secret sans importance.

MARIANNE - "L’improbable destin de Virgina Woolf"

Geneviève Brisac et Agnès Desarthe reviennent sur le parcours hors du commun d’une femme d’exception.

Romancière et essayiste, Virginia Woolf a toujours aimé faire les choses à sa façon : ses livres ne ressemblaient à aucun autre, ses prises de position féministes irritaient, son mode de vie choquait et son suicide demeure un mystère. Geneviève Brisac et Agnès Desarthe se sont attachées à comprendre les choix de vie de cette femme hors norme. On la raconte puritaine, froide, désagréable et dans cette nouvelle biographie on la découvre vive, drôle, piquante et amoureuse. Si dans sa vie privée elle a toujours refusé le modèle bourgeois du mariage, elle le comprenait parfaitement comme en témoigne une nouvelle inconnue retrouvée par les deux biographes.

Ces deux dernières ont choisi de mettre l’accent sur le caractère contemporain de l’œuvre de Virginia Woolf. Une nécessité car, même aujourd’hui, il est plus aisé pour un jeune auteur de se dire hériter de Joyce que de Woolf. Etayé de nombreuses citations, tirées des différents écrits de Virginia Woolf, ce livre offre un pur bonheur de lecture. « Je vais fonder une colonie où le mariage n’existera pas. A moins que l’on tombe amoureux d’une symphonie de Beethoven », écrivait-elle à celui qu’elle épousera plus tard. Un sens de l’humour qui n’était pas mis en valeur par ses précédents biographes.