Journal d'un vampire en pyjama

Mathias Malzieu

Le Livre de poche

  • par (Libraire)
    3 mai 2021

    Une formidable leçon de vie !

    Toujours emplie d'humour et de poésie, Mathias Malzieu nous signe ici un témoignage bouleversant sur la maladie qui l'a frappée il y a quelques années.

    " - De quel groupe êtes-vous ? demande-t-elle.
    - Dionysos, je réponds.
    - Je parais de votre groupe sanguin.
    - Ah oui... O+."


  • 1 janvier 2021

    Le teint blafard, le cœur qui s’accélère, le moindre effort qui coûte, une grosse fatigue générale… Des symptômes inquiétants certes mais quand on vit à cent à l’heure, qu’on est un boulimique du travail, qu’on a mille projets à la fois, c’est sans doute normal de connaître une baisse de régime. Pourtant, un jour de novembre 2013, Mathias Malzieu s’inquiète et va faire une prise de sang, histoire de se rassurer. Et quand le résultat tombe, c’est l’enfer qui s’ouvre sous ses pieds. Le verdict est sans appel : Aplasie médullaire idiopathique. Une maladie auto-immune qui attaque sa moelle osseuse et engage son pronostic vital.
    Pendant onze mois, le chanteur va lutter contre cette maladie potentiellement mortelle qui fait planer l’épée de ‘’Dame Oclès’’ au-dessus de sa tête. Onze mois d’une guerre sans merci, épaulé par sa compagne, ses amis (ceux qui sont restés), sa famille, ses médecins et sa formidable envie de vivre. Onze mois de douleur, de larmes, de traitements invasifs, d’espoirs déçus mais aussi onze mois d’amour, de projets, de musique, d’écriture. Onze mois racontés dans un journal intime, pour ne pas sombrer, pour garder une trace, pour mettre des mots sur la maladie.

    Qu’on le connaisse ou pas, que l’on aime sa musique ou pas, on ne peut qu’être admiratif devant le courage de Mathias Malzieu qui ne baisse jamais les bras, se bat jusqu’au bout et trouve même assez d’énergie pour créer une boîte de production, écrire des chansons et alimenter son journal.
    En ce qui concerne son style, c’est au choix aussi. Soit on aime sa poésie, son sens de la métaphore, soit on trouve cela un peu lourd, un peu surjoué, un peu maladroit. Car, il faut bien l’avouer, trop de poésie tue la poésie, trop de métaphore tue la métaphore.
    Quoi qu’il en soit, Mathias est attachant, courageux et on est bien content qu’il s’en soit sorti. De là à lire un autre de ses livres…Non !