On ne meurt pas la bouche pleine

Thierry Marx, Odile Bouhier

Plon

  • 4 mai 2018

    Mortelle cuisine

    Je ne connaissais pas Odile Bouhier, par contre, j’ai eu la chance de goûter à la cuisine de Thierry Marx, l’alliance des deux, se révèle savoureuse, quand ils s’associent dans un polar culinaire !!
    Les hauts gradés de la mafia japonaise meurent les uns après les autres dans des circonstances étranges, des maladies incurables et éclairs…
    Le commandant Simméo, passionné d’Arts Asiatiques, ombrageux et solitaire depuis le meurtre de sa femme, se plonge dans cet univers de Yakusas, s’immerge dans la culture et les rites japonais, tout en côtoyant un grand chef, spécialiste de la cuisine moléculaire.
    Et si tout était lié et pourquoi ??
    D’une écriture et d’un ressort assez classiques, ce héros rejoint les flics solitaires, marqués par les drames personnels comme ceux de Grangé, Thilliez ou Chattam.
    On reconnaît « la patte » de Thierry Marx, avec la cuisine, bien sûr, mais également avec sa passion pour l’Asie.

    C’est agréable, bien mené, vous n’aurez qu’une envie, à la fin, goûter à sa cuisine, aller au japon et découvrir les autres policiers d’Odile Bouhier !!


  • par
    1 novembre 2017

    Un peu brouillon par moment : des paragraphes pas vraiment nécessaires qui alourdissent le poids du livre sans rien lui apporter, des pistes évoquées qui ne vont pas jusqu'au bout, des portes ouvertes non refermées, enfin des maladresses un poil agaçantes qui émoussent un peu le plaisir de lecture ce qui est fort dommage, car malgré cela, ce roman se lit très vite et les plongées au Japon et dans les coulisses de la nouvelle cuisine ne sont pas étrangères à l'intérêt qu'il suscite. En plus, il faut dire que j'aime beaucoup Odile Bouhier que je connais notamment grâce à sa très bonne trilogie avec Victor Kolvair (ici, ici, et ici). Thierry Marx est lui, plutôt connu pour sa cuisine qualifiée de moléculaire. Les deux ont mis leurs savoirs et leurs talents au service de Simmeo et de sa recherche de la vérité, alliant intrigue policière proprement dite et cuisine, et le tout fonctionne. C'est parfois un peu technique, mais ça passe surtout si plutôt que de technicité on parle d'inventivité et de culture générale qui augmente grâce à ce polar culinaire. Maintenant, j'hésite, je goûterais bien la cuisine de Thierry Marx -mais il faut que vous m'invitiez cher Thierry, je n'ai pas les moyens, ou alors, que vous veniez à la maison nous préparer un repas (en plus, j'ai une nouvelle cuisine)-, mais évidemment, j'ai des craintes, il y a quand même des morts dans son roman !

    L'autre aspect vraiment bien de ce roman, c'est le Japon et tout ce qu'on apprend sur sa culture, sur les yakusas et les samouraïs, notamment lorsque Simmeo visite le musée du samouraï, ça me rappelle l'exposition sur ce thème l'an dernier au Château de Nantes avec des armures, des sabres, des casques, ... je comprends aisément la fascination.

    Pour résumer, malgré mes réserves, j'ai bien aimé ce polar, le dépaysement, l'originalité de l'intrigue et du contexte, Simmeo le flic français un rien blasé qui boit pas mal de Champagne Perrier-Jouët Belle époque, j'ai vu le prix ce n'est pas non plus dans mes moyens, mais si je le dis plusieurs fois, ça fait placement de produit, il y a moyen de faire un petit kekchose M. Perrier-Jouët, même pas forcément un Belle époque ? Perrier-Jouët, Perrier-Jouët, Perrier-Jouët, ...

    Si avec tous ces appels du pied très discrets, je ne mange pas Marx ni ne boit Perrier-Jouët, je n'y comprends plus rien. Allez bon appétit mais avant un petit apéro champagne , non non, je ne redirai pas le nom de Perrier-Jouët ? Ah si, tant pis... ou tant mieux si mon appel est entendu...


  • 29 octobre 2017

    cuisine, Japon, policier

    J’aime les polars d’Odile Bouhier, mais je n’ai jamais goûté la cuisine de Thierry Marx. Tant pis, je lis le roman qu’il a co-écrit (faute de grives, on mange des merles, comme aurait dit ma grand-mère). Et je me suis régalée.
    Les personnages sont bien campés et haut en couleur : le commissaire (comme Maigret) et le chef yakuza, entre autre.
    Des intrigues secondaires viennent parsemer l’intrigue principale (la succession énigmatique du commissaire, sa famille adoptive corse, la mort de sa compagne).
    Le tout sur un lit de culture yakuza japonaise à la sauce française.

    Si je n’ai pas été convaincu par le traitement réservé aux légumes (il y a toujours un détail que l’on apprécie moins, affaire de goût), j’ai aimé la composition d’ensemble et l’atmosphère qui s’en dégage.

    Une addition qui ne me restera pas sur l’estomac : merci M. Marx pour votre savoir-faire culinaire et Mme Bouhier pour votre plume efficace.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la technicité du geste mainte fois répété du chef.

    http://alexmotamots.fr/on-ne-meurt-pas-la-bouche-pleine-odile-bouhier-et-thierry-marx/