Le Ministère du Bonheur Suprême

Le Ministère du Bonheur Suprême

Arundhati Roy

Gallimard

  • par (Libraire)
    23 mai 2019

    Vingt ans après son premier roman vendu à des millions d'exemplaires*, Arundhati Roy revient, et quel retour : un roman-monde où il faut aimer se perdre, un cri d'amour et de colère d'une puissance stylistique et romanesque inédite : à découvrir, offrir, étudier, lire et relire !

    *Le Dieu des Petits Riens, même éditeur


  • par (Libraire)
    4 avril 2018

    Coup de coeur de Sophie

    Après « le dieu des petits riens », l'auteur nous propose vingt après un roman dédaléen autour de deux personnages phares. D'abord nous
    avons Afdab un enfant hermaphrodite qui en grandissant va devenir
    Anjum la hijra et pour gagner sa liberté construire sa demeure dans un
    cimetière …
    L'autre personnage, c'est Tillottama, une femme brillante et militante qui
    va entrer en résistance pour l'indépendance du Cachemire car elle est amoureuse du leader rebelle Muja …
    Ce livre nous montre d'une part à travers ces personnages variés, la complexité et la variété de la société indienne avec son système de castes et ces diverses ethnies ou religions et d'autre part il nous retrace l'histoire tumultueuse de ce pays depuis son indépendance en 1947 et ses conflits avec le Pakistan et le Cachemire.
    Roman exigeant et foisonnant parfois déroutant mais qui m'a permis d’'une certaine manière d'appréhender la diversité de la culture indienne .


  • par (Libraire)
    31 mars 2018

    Le grand retour d’Arundhati Roy à la fiction. Après Le dieu des petits rien, paru en France en 1997, l’auteure indienne se montre une nouvelle fois virtuose dans l’art de mettre en scène le peuple de son pays.

    Deux destins sont au cœur de ce roman foisonnant aux multiples ramifications. Dans l’Inde d’aujourd’hui et des dernières décennies, Arundhati Roy entremêle les histoires pour mieux nous perdre dans un univers de poésie, de musique et de spiritualité, et au moment le plus inattendu, nous replonger dans la réalité d’un pays déchiré entre culture ancestrale et ouverture à la mondialisation, croyances religieuses et idéologies politiques.

    Arundhati Roy est une magicienne, un témoin lucide et indigné de ce que devient son pays. Creusant les thèmes de l’identité (sexuelle, culturelle, sociale), du lien à l’autre, de l’Histoire, de la géopolitique, elle réussit, avec maestria, à construire un roman à l’architecture déconcertante dans lequel le personnage central est le peuple Indien.

    Le ministère du bonheur suprême n’est pas ce qu’on peut appeler « une lecture de détente », mais un de ces livres nécessaires qui, comme tant d’œuvres d’art, nourrissent et amènent à une meilleur compréhension du monde.


  • 15 février 2018

    Conseillé par Carole

    C'est merveilleux comme un livre peut vous emporter au loin, au-delà des frontières, au cœur des luttes et des complexités.
    Arundhati Roy, vingt ans après "Le Dieu des petits riens", nous transmet dans son nouveau roman les petites choses qui font l'Inde actuelle. Une Inde aux multiples cultures, aux multiples combats et injustices. Plongés au sein d'une maison de Hijra, des hommes-femmes, ou des femmes-hommes, on voit par le prisme de la singularité les différents engagements politiques et quotidiens de ces indiens dont la culture est si riche, belle, et passionnée.
    En suivant Aftab, qui devient Anjum, un(e) hermaphrodite qui choisit d'être femme, on voit ce quartier, cette maison, puis ce pays, avec ses régions comme le Cachemire qui expose toutes les violences, tous les combats, toutes les incompréhensions. On partage le destin de plusieurs personnages cherchant un sens à leur vie.
    C'est le roman du sauvetage de son identité, de l'adoption d'un enfant abandonné, aux amitiés sincères, du combat des différentes minorités aux manipulations politiques. Un roman magnifique qui se lit comme on s'extasie devant une peinture gigantesque aux coups de pinceaux colorés et infinis.


  • par (Libraire)
    27 janvier 2018

    Arundhati Roy virtuose

    Deux destins sont au cœur de ce roman foisonnant aux multiples ramifications. Dans l’Inde d’aujourd’hui et des dernières décennies, Arundhati Roy entremêle les histoires pour mieux nous perdre dans un univers de poésie, de musique et de spiritualité, et au moment le plus inattendu, nous replonger dans la réalité d’un pays déchiré entre culture ancestrale et ouverture à la mondialisation, croyances religieuses et idéologies politiques.

    Arundhati Roy est une magicienne, un témoin lucide et indigné de ce que devient son pays. Creusant les thèmes de l’identité (sexuelle, culturelle, sociale), du lien à l’autre, de l’Histoire, de la géopolitique, elle réussit, avec maestria, à construire un roman à l’architecture déconcertante dans lequel le personnage central est le peuple Indien.