Une amie de la famille

Une amie de la famille

Jean-Marie Laclavetine

Gallimard

  • par (Libraire)
    2 juin 2019

    Sincérités

    Plus de cinquante années après le drame, la disparition brutale de sa sœur aînée emportée par une vague de l'océan, Jean-Marie Laclavetine réouvre un gouffre de silence et de douleurs, reprend un dialogue, un échange qui n'ont pas complètement existé dans la durée et dans la plénitude. Toute la famille a été littéralement engloutie, brisée, soudainement pénétrée de silence et de non-dits. L'auteur s'entoure de mots, s'en empare comme des boucliers d'apaisement, les malaxe et délivre une parole, un texte, le portrait superbe d'une jeune femme vive, belle, tourmentée, hésitante, amoureuse, révoltée. D'une femme que l'on aurait aimée connaître, que l'on côtoie le temps d'un livre, d'un très beau livre.


  • 29 mai 2019

    Décès, famille

    Annie, la seule fille au milieu de trois garçons ; décédée à 20 ans à Biarritz. Dans la famille, personne ne prononce son prénom. Aux amis qui demande qui est cette jeune fille sur la photo, les parents répondent : une amie de la famille.

    50 ans après, l’auteur décide de ranimer les mémoires pour brosser le portrait de cette sœur morte trop tôt.

    Chaque chapitre enserre les souvenirs des membres de la famille et les siens sur cette journée dramatique.

    Enfin, le témoignage du fiancé qui a failli se noyer avec elle vient éclairer d’une lumière nouvelle cette jeune fille des années 60.

    J’ai aimé découvrir cette jeune fille rebelle à travers les différents souvenirs des membres de sa famille.

    J’ai aimé la façon dont l’auteur vivait et parlait de ce drame qui a laminé ses parents.

    Un bel hommage à Annie.

    L’image que je retiendrai :

    La photo de l’accès à la Chambre des amants maintenant interdite au publique.

    Quelques citations :

    Je suis née dix ans après ta disparition, mais je n’ai pas pu combler le vide que tu as laissé, consolé ceux qui t’aimait à qui il manquait un morceaux de chair, qui continuaient leur vie avec un trou béant dans le cœur. (la fille de l’auteur qui écrit à Annie de façon posthume) (p.27)

    Du mal à vivre avec toi, si présente de ton absence (p.28)

    Ce jour où tout s’est figé, où le temps s’est arrêté. Cette douleur comme au premier jour que les enfants qui naîtront après toi porteront sans savoir d’où elle vient. (p.28)

    Je grelotte encore de l’eau glacée de la vague, ou de ne pas avoir pu sauver Annie, ou de sentir que je viens d’entrer simplement dans le froid de la vie. (Le fiancé à l’auteur) (p.118)

    https://alexmotamots.fr/une-amie-de-la-famille-jean-marie-laclavetine/