• 15 novembre 2020

    J'ai été touché par la lecture de ce second numéro de Tempura. Pour ce numéro de l'été 2020, le magazine parle du Japon au travail. Sujet moins sexy que les belles balades entre le Mont Fuji et les temples de Kyoto, il pourrait tout autant sembler résolu depuis longtemps et circonscrit aux salarymen, ces japonaises et japonais en costume.
    Pas ici.
    Tempura aborde en effet le quotidien des salarymen, mais aussi les inégalités entre les femmes et les hommes. On retrouve le témoignage fort d'artisans dont les métiers périclitent comme la céramique ou la fabrication de tatami mais aussi la naissance d'une nouvelle génération d'artisans, qui reviennent à la source de ces arts.
    Ce Tempura parle aussi des sentos, ces bains publics japonais, du shibari, cette pratique qui dépasse l'image qu'on lui attribue ordinairement. On part en voyage à Okinawa le temps de quelques pages et on reçoit en pleine face la proposition photographique de Seung-woo Yang, dans la vie du Japon de la Nuit et du marginal. Il y a d'autres sujets dans ce numéro qui mériterait d'être commenté mais je ne vais pas faire trop de lignes.

    Tempura a une bonne recette et ça marche ! Recommandé pour les amoureux du Japon et ceux qui le deviendront après l'avoir lu.