Idiss

Idiss

Robert Badinter, Richard Malka

Rue de Sèvres

  • par (Libraire)
    7 avril 2021

    De tendres souvenirs

    Dans cette histoire, Robert Badinter rend un très bel hommage à sa grand-mère Idiss.
    Il nous fait revivre la condition des immigrés juifs russes venus à Paris au début du 20e S., mais aussi celle d’une famille où amour rime avec courage.
    Richard Malka et Fred Bernard nous offrent une interprétation tendre et rayonnante du texte. Les planches colorées sont toutes en douceur et pudeur… un très beau témoignage.

    Isabelle


  • par (Libraire)
    7 avril 2021

    Bel hommage

    Une adaptation graphique qui rend un merveilleux hommage à cette biographie émouvante d'Idiss, immigrée juive au cœur de la grande guerre.
    Que vous ayez ou non lu le récit original de Badinter, vous serez ému et bouleversé par ce destin tortueux, évocateur de cette période sombre de l'Histoire.


  • par (Libraire)
    30 mars 2021

    L'histoire émouvante de la grand-mère de Robert Badinter, servie par un très joli graphisme.

    Florence


  • par (Libraire)
    29 mars 2021

    Plein d'amour

    C’est une histoire difficile, qui rejoint le destin de milliers de juifs persécutés au début du XX ème siècle dans l’Europe de l’Est avant d’être pourchassés puis exterminés par le régime nazi, mais « Idiss » reste pourtant une Bd lumineuse, empreinte d’humanité et d’optimisme. « Les couleurs du passé revêtent l’éclat des beaux jours » écrit Robert Badinter sur le bandeau de l’album. Ainsi peut on résumer cette adaptation du récit de l’ancien garde des Sceaux consacré à sa grand-mère qui avait obtenu lors de sa parution un grand succès de librairie (plus de 200 000 exemplaires).

    Le contraste est saisissant entre les pages magnifiquement colorées, empreintes de tendresse et de luminosité et l’histoire d’Idiss, qui personnifie par sa vie l’une des plus grandes tragédies du siècle dernier. Idiss est juive, née dans la Bessarabie tsariste, dans ce qu’on appelle le Yiddishland, un monde aujourd’hui disparu. Elle survit chez ses beaux-parents, avec ses deux garçons et bientôt sa fille Chifra, mariée à Schulim, un homme bon qui revient de la guerre mais est possédé par le démon du jeu. Les pogroms se multiplient, la misère est omniprésente, l’antisémitisme est partout. En 1912, La France, son mari et ses enfants déjà émigrés, l’accueillent comme des milliers d’autres réfugiés d’Europe centrale. Idiss, émerveillée par la République, la prospérité va y trouver la paix, la joie de vivre et une vie familiale épanouie. C’est le temps du bonheur, partagé lors de pique-niques, avant d’être rattrapée par l’arrivée au pouvoir en Allemagne d’un modeste peintre du dimanche.

    Le monde s’assombrit mais Fred Bernard ne plonge pas sa palette de couleurs dans le noir pour autant. Idriss, même dans les difficultés les plus rudes, reste lumineuse et sa personne éclaire encore les pages les plus tristes.. Le scénario limpide de Richard Malka met au premier plan l amour d’un petit-fils à sa grand-mère en respectant le texte d’origine. Idiss incarne l’une des plus grandes tragédies de l’Histoire mais l’amour qu’elle prodigue aux siens, l’amour qu’elle voue à ce pays qui l’a accueilli atténue la violence de l’Histoire. Aimer, protéger, entourer, inciter, « il n’y a jamais d’excuse à ne pas exceller », sont des valeurs qui explosent au fil des planches et semblent finalement supérieures aux forces de l’obscurité et de la haine. Idiss est vainqueur et emmène avec elle toute sa famille, même meurtrie, même disséminée.

    « Quand tu auras mon âge » déclare Idiss à la fin de sa vie à sa belle fille Marguerite, « tu sauras que les vieillards ne vivent que par l’amour de leurs petits-enfants… Les voir, les toucher, c’était ma source de vie ». Le témoignage tendre et respectueux de son petit-fils Robert démontre qu’elle aussi était une source de vie pour les êtres qui avaient la chance de l’entourer.

    Eric