Black*out

Black*out

Andreas Eschbach

Atalante

  • 12 octobre 2011

    Du suspense

    A travers Black Out, Andreas Eschbach nous fait réfléchir sur les avancées scientifiques et technologiques et notamment sur leurs conséquences sur l'espère humaine.

    Ce thriller est agréable à lire, le vocabulaire employé est simple et si des termes spécifiques sont utilisés, Andreas Eschbach a eu l'idée de nous les expliquer à travers les répliques de ses personnages. Les nombreux dialogues rendent l'histoire vivante et les fréquents flashbacks nous permettent de mieux comprendre les réactions des personnages en nous faisant rentrer dans leur intimité et nous font ressentir des émotions face à leur passé plus ou moins difficile.

    Black Out nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. On a beau imaginer durant notre lecture une chute à la "hollywoodienne", on se retrouve toujours surpris grâce à de nouveaux rebondissements. Ce thriller a en plus le mérite de nous annoncer sa suite en dernière page.


  • 7 octobre 2011

    Un attentat a eu lieu en Caroline du Nord. Selon les autorités, c'est Jeremiah Jones et ses disciples qui en sont les auteurs. Les deux enfants de Jeremiah sont incrédules face à cette accusation. Venu de nulle part, Christopher Kidd leur offre son aide. Pourchassé, lui aussi, il ne demande qu'une seule chose en retour : qu'on l'amène à Jeremiah Jones. Qui est Christopher ? Pourquoi est-il poursuivi ? Face aux révélations et au don qu'il possède, les trois adolescents se lancent à la recherche de Jeremiah Jones, l'une des personnes les plus recherchées par le FBI.

    Avec Black Out, Andreas Eschbach poursuit le thème de l'influence de la technologie sur l'être humain. Aperçu avec Le dernier de son espèce, magnifié avec Panne sèche, l'auteur s'interroge sur la dépendance à la technologie. Construit sous forme de thriller, ce roman d'anticipation présente deux catégories de personnages. Jeremiah Jones n'est pas contre la technologie, mais contre sa dépendance ( la toxicomanie du téléphone portable). Vénéré par les uns, décrié par les autres, il n'hésite pas à recourir aux dérives du "tout technologique" (tout est accessible) pour arriver à ses fins. Les adversaires de Jeremiah font partie de la Cohérence. Elle est constituée d'individus qui ont été volontairement ou involontairement connectés entre eux via une interface. Ainsi, la personne n'est plus seule. Elle est connectée aux autres, peut tout échanger. Elle est upgradée. L'individu est fondu dans la masse. "La stratégie de la cohérence est d'intégrer d'abord l'entourage d'un personnalité, puis l'intéressé lui-même".


    Si les deux camps mis en présence sont intéressants, le lecteur qui s'attendra à "un thriller angoissant" sera déçu. L'histoire se déroule en flash-back pour expliquer les personnages et la situation. Bien construite, les parties technologiques sont suffisamment vulgarisées pour que lecteur non-spécialiste s'y retrouve. Par son ambiance roman noir (poursuite, complot) d'un côté, anticipation (tout technologique, implant) de l'autre, on pense au cyberpunk. Le roman en est à mi-chemin. Black Out, par ses personnages et ses intrigues est un roman pour adolescents. Andreas Eschbach s'y était déjà essayé avec Copie parfaite et Un don presque mortel. Ici, le côté adolescent/aventure prend le pas sur le "thriller angoissant" attendu. Ce roman, première partie d'une série se lit agréablement. On pourra reprocher une enquête releguée très vite au second plan, a moins qu'elle ne revienne dans les prochains tomes. Quant à Christopher Kidd, le héros, il m'a fait penser aux personnages de D.A.R.Y.L, ou Vidéokid.

    Premier tome d'une série, Black Out est bien mené. Entre roman noir et cyberpunk, l'auteur interroge le lecteur sur la technologie et ses dérives.