Les enfants endormis

Anthony Passeron

Globe

  • 4 octobre 2022

    Au cœur des années 80, dans l'arrière-pays niçois, l'épidémie de sida frappe une famille. Entre déni et préjugés, abnégation et résilience, Anthony Passeron partage avec nous son histoire familiale et l'aventure médicale semée d'embûches à laquelle est confrontée au même moment l'élite scientifique.
    Un récit bouleversant.

    Sébastien.


  • 29 septembre 2022

    drogue, famille

    Un rappel des faits ? Un roman ? Difficile à dire, mais ce n’est pas cela qui importe.

    Un livre très bien écrit que l’on ne lâche pas, sur le SIDA.

    Les chapitres alternent entre ceux rappelant les faits nationaux et internationaux concernant la découverte de la maladie, et ceux concernant la famille de l’auteur et plus particulièrement son oncle Désiré.

    J’ai eu de la peine pour Désiré, enfant aîné chéri destiné à reprendre la boucherie familiale, premier à avoir son baccalauréat mais préférant chevaucher le dragon de l’héroïne.

    Elle m’a agacée, la grand-mère du narrateur qui ne se rend compte de rien et nie jusqu’au bout la réalité, et, quelque part, son échec.

    J’ai été passionnée par le rappel des recherches colossales entreprises pour tenter de soigner une population que personne ne prenait en compte.

    Des chercheurs empathiques dont les patients avaient souvent le même âge qu’eux.

    Des chercheurs qui travaillaient en équipe sur tout le territoire (sans Internet à l’époque) et qui étaient issus de plusieurs disciplines médicales.

    J’ai aimé le prologue qui explique que ce livre pour sa famille est écrit pour leur montrer que la vie de Désiré s’était inscrite dans le chaos du monde, un chaos de faits historiques, géographiques et sociaux. Et les aider à se défaire de la peine, à sortir de la solitude dans laquelle le chagrin et la honte les avaient plongés.

    Une lecture qui m’a parlé et dont j’ai aimé le regard et l’analyse sur les faits internationaux et les faits familiaux.

    Une citation :

    Le péché intime d’avoir voulu vivre une sexualité libre, eu des relations homosexuelles, de s’être injecté de l’héroïne en intraveineuse (…), d’avoir voulu satisfaire son désir d’enfants quand on se savait pourtant condamnée. Des malades étaient plus coupables que d’autres. (p.181)

    L’image que je retiendrai :

    Celle de Désiré et de sa femme Brigitte, au loin sur les photos de famille, maigres et édentés, mais pourtant toujours présents.


  • 26 septembre 2022

    MAGISTRAL! ♥️♥️♥️

    Les Enfants endormis gisaient dans la rue, des squares… dans les vapes des shoots d’héroïne, une seringue près d’eux.
    Comme Désiré, l’oncle d’Anthony Passeron à la fin des années 70 et au début des années 80. Des enfants qui s’ennuient dans une vallée près de Nice ou ailleurs, qui ne veulent pas de la même vie que leurs parents, qui fuient le déterminisme et s’alignent sur leurs idoles du rock défoncées. Dans l’enfer de l’héroïne, un virus va s’inviter: le SIDA.
    Anthony Passeron raconte la tragédie que va vivre sa famille (entre déni et impuissance) et retrace la découverte du virus et la mission chevillée au corps des chercheurs qui vont oeuvrer pour stopper l’hécatombe du SIDA. Un premier roman inoubliable, d’une grande justesse et sensibilité. MAGISTRAL! ♥️♥️♥️


  • 22 septembre 2022

    Plongée dans les années 80 dans l'arrière-pays niçois où les souvenirs de l'auteur et l'histoire de sa famille s'entremêlent aux tâtonnements de la médecine face aux premiers cas du sida.
    Brillant !
    - Manon


  • par (Libraire)
    19 septembre 2022

    Pour ne pas oublier

    De son oncle Désiré, Anthony Passeron ne sait pas grand chose. Quelques bribes de-ci de-là et puis ce silence assourdissant d'un passé volontairement tu par chaque membre de la famille. "Chacun à sa manière a confisqué la vérité", partant de ce constat, Anthony Passeron décide d'écrire ce livre. Pour que l'histoire familiale ne sombre pas dans l'oubli voire le déni. Pour témoigner de l'infinie solitude dans laquelle sa famille s'est retrouvée face à une maladie dont on ne savait rien.
    Anthony Passeron juxtapose à ce récit intime, un récit objectif, documenté relatant le sinueux et difficile processus d'identification de la maladie par les chercheurs, et les avancées scientifiques.
    Ce parallèle ne faisant que renforcer l'extrême solitude et l'impuissance dans lesquelles sa famille - ses familles se sont trouvées. Un récit grave, à double portée : informer, dresser un état des lieux d'une époque, de la survenue du virus et rendre hommage à la dignité de ses proches...
    Un texte fort, et bouleversant.


  • 17 septembre 2022

    Anthony Passeron mêle une enquête documentée sur la découverte du SIDA en France à l'histoire de sa propre famille. Il y est question de la responsabilité de l’État dans la gestion de la pandémie, de transfuge de classe, d'héritage, et de la violence de la stigmatisation. L'écriture est prenante et le texte évidemment bousculant. C'est une lecture qui secoue mais qui nous interroge encore à propos de ce que la peur fait de nous quand l'inconnu s'y mêle. Un remarquable premier roman !


  • par (Libraire)
    16 septembre 2022

    Un récit qui se passe dans le Sud de la France au moment de la découverte des premiers cas de Sida. Dans un milieu très défavorisé l'auteur relate l'histoire de Désirée toxico condamné dès les premières pages. En parallèle l'auteur raconte aussi tout ce qui s'est passé sur le plan médical à l'époque: la recherche active, les patients cobayes , la patients cachés , une maladie qui fait honte et que l'on pense réservée aux homosexuels et aux toxicomanes. Très documenté et totalement bouleversant ce premier "roman" va faire du bruit comme souvent aux éditions Globe. Gonflé et bluffant


  • par (Libraire)
    10 septembre 2022

    Voici mon GROS COUP DE COEUR de cette rentrée !
    Au fil des pages deux réalités se font écho : celle de l'arrivée du SIDA dans notre société, son accueil par les scientifiques et les médias et celle de la famille d'Anthony Passeron, touchante et bouleversante.
    Un roman plein d'humanité, de sensibilité et de dignité. Vraiment, ne passez pas à côté !


  • par (Libraire)
    9 septembre 2022

    C'est la très belle surprise de cette rentrée littéraire que ce premier roman, qui tient autant du récit familial que de l'enquête sociologique et scientifique.

    Immense coup de cœur pour ce magnifique hommage aux vies brisées par le Sida, captivant et incroyablement émouvant !


  • par (Libraire)
    3 septembre 2022

    Gros coup de coeur

    Anthony Passeron signe un premier roman bouleversant qui nous raconte l'émergence du sida et la solitude d'une famille et de la science, mais aussi leur bataille face à ce virus. Un roman que l'on referme la larme à l’œil mais le sourire aux lèvres.

    Delphine


  • par (Libraire)
    31 août 2022

    Coup de coeur de Marina

    Dans ce roman pudique, émouvant et brillant, l'auteur entremêle son passé familial, frappé de plein fouet au début des années 80 par une maladie inconnue, et l'histoire scientifique de la découverte puis de la lutte contre le sida. Un roman nécessaire.


  • 30 août 2022

    "Seule cette maladie était arrivée à ce qu'une mère voie son fils tel qu'il était : un junkie pourrissant parmi les siens. Un toxicomane promis au même sort que ses compagnons. Peu importaient ici son nom, son prénom, les espoirs que ses parents avaient places en lui, la réputation d'une famille sans histoires. Le sida ne voulait rien savoir. Il se jouait de tout le monde : des chercheurs, des médecins, des malades et de leurs proches. Personne n'en réchappait, pas même le fils préféré d'une famille de commerçants de l'arrière-pays."
    .
    Dans ce 1er roman, Anthony Passeron nous livre son histoire familiale.
    Une famille besogneuse de l'arrière-pays niçois, dont la plus grande fierté était sa boucherie et son fils aîné.
    Un fils aîné, Désiré, 1er diplômé de la famille, mais qui en ce début des années 80, s'ennuie et rêve de d'espace et de liberté.
    Cet oncle, audacieux, indépendant, va malheureusement tombé dans la toxicomanie.
    A cette époque, l'héroïne fait des ravages, pas seulement dans les grandes villes mais aussi énormément dans les campagnes. Cette addiction ne sera pas sans conséquence, Désiré est infecté par le sida.
    .
    Dans un alternance de chapitres, consacrés à sa famille ou à la découverte du SIDA et les recherches menées dans le monde, Anthony Passeron nous offre un texte sensible, plein d'empathie, de pudeur, sans jugement, d'une tristesse infinie mais aussi plein d'espoir.
    La tristesse de voir des vies brisées par la maladie et l'espoir, de voir des médecins lutter, poursuivant des recherches parfois non abouties et décevantes mais aussi récompensés par des résultats prometteurs.
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    Un très beau texte, plein d'émotions....
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    Conseillé par Marie F.


  • par (Libraire)
    29 août 2022

    Pour ce premier roman, Anthony Passeron frappe très fort ! Un uppercut sensible, sobre, pudique. L'auteur réhabilite l'honneur de son oncle et rappelle l'engagement sans faille des chercheurs qui ont tout fait pour sauver ces millions de vies. C'est si bien écrit qu'on se met à croire que la fin ne sera pas celle qu'on connait tous. C'est intense. Sanglots assurés !


  • par (Libraire)
    27 août 2022

    Coup de cœur de Laëtitia

    Pour un premier roman, voilà un véritable coup de maître ! Anthony Passeron a réussi à créer un récit véritablement touchant, tout en nous dévoilant par son travail d'enquête tout un pan de la vie française à l'époque de la découverte du SIDA. Les personnages sont complexes et attachants, le style impeccable. Un vrai bijou à découvrir !
    Librairie La Promesse de l'Aube


  • par (Libraire)
    26 août 2022

    L’auteur remonte dans son passé familial pour redonner vie à son oncle Désiré, mort du sida en 1987.
    Dans l’arrière-pays niçois ses grands parents ont une boucherie prospère. L’ainé de leurs fils fut le premier à obtenir le bac à Nice. Mais de la grande ville, il ramena aussi l’héroïne, son accoutumance, … et le sida.
    Déni des parents, solitude et incompréhension devant une maladie inconnue, l’auteur retrace aussi en parallèle la découverte du virus, la difficulté des recherches et la longue lutte pour rendre un semblant d’humanité à ces malades considérés comme des parias.
    Beau et triste tableau d’une famille brisée par une maladie tabou (la maladie des homos et des drogués) d’une famille qui a éclaté après le décès du frère, de la belle sœur et de leur fille, contaminée à la naissance.


  • par (Libraire)
    26 août 2022

    Coup de coeur absolu, total et définitif pour ce livre bouleversant. En alternant le récit de la vie de son oncle, l'un des premiers morts du SIDA dans l'arrière-pays niçois et celui de l'histoire de la recherche médicale autour de cette maladie, Anthony Passeron nous offre un livre inoubliable !


  • par (Libraire)
    26 août 2022

    Une lecture foudroyante

    Double récit familial et historique des débuts de la pandémie de sida... Une lecture foudroyante extrêmement marquante et bouleversante.


  • par (Libraire)
    22 août 2022

    Conseillé par Stéphanie, Quentin, Coralie, Joséphine, Alexandra, Célia, Rémy et Manon T

    "Un jour j'ai demandé à mon père quelle était la ville la plus lointaine qu'il avait vu dans sa vie. Il a juste répondu "Amsterdam, aux Pays-Bas"" Et puis plus rien. Quand Anthony Passeron a voulu en savoir plus, son père a ajouté : "pour aller chercher ce gros con de Désiré". La conversation était close. Mais le prénom du frère, le prénom de l'oncle avait été prononcé. Le prénom du disparu, de l'effacé. Il y avait bien parfois les "Ah, c'est bien malheureux tout ça" qui s'échappaient de la bouche de la mère de l'auteur, mais c'est tout. La vérité a été avalée par le temps et par le silence alors ce "livre est l'ultime tentative que quelque chose subsiste" écrit Anthony Passeron. Ce texte saisit le lecteur, le chamboule parce que Désiré est mort du sida à la fin des années 80 et que son neveu nous raconte la solitude extrême des familles face aux ravages de la drogue puis de cette maladie inconnue qui terrorise. Il nous raconte le déni, les espoirs déçus, la honte mais aussi l'incompréhension d'une famille, et de tout un village de l'arrière-pays niçois qui trouve ses enfants endormis dans la rue, une seringue dans le bras.
    Le trait de génie de ce jeune écrivain consiste à intercaler entre l'histoire familiale toute l'histoire du virus de sa découverte à aujourd'hui. Il nous raconte une autre histoire, l'histoire de la recherche médicale, l'histoire des "sachants" qui vient se juxtaposer de manière éclairante aux vraies histoires, des histoires de luttes et de chagrins, celles des démunis. Une histoire qui vient aussi donner une respiration au lecteur ébranlé par ces vies qui s'effondrent. Ce livre doit absolument venir rejoindre Hervé Guibert, Jonas Gardell, Cookie Mueller, Frederick Peeters et Cyril Collard sur vos étagères. C'est un témoin.


  • par (Libraire)
    17 août 2022

    Conseillé par Hélène, Libraire

    Anthony Passeron nous touche avec son écriture. Ce récit d'une grande force se déroule en plein dans les trente glorieuses, à l'arrivée du Sida dans les années 1980.
    Nous plongeons dans l'arrière-pays niçois, celui de notre auteur qui va nous confier son passé familial et notamment celui de son oncle. Un roman enquête ou les chapitres s'alternent entre récit et enquête sur cette période taboue de notre histoire. Ce livre est d'une grande prouesse, et vous y repenserez souvent !


  • par (Libraire)
    17 août 2022

    Pour ne pas oublier

    Digne héritier de Didier Eribon, Anthony Passeron revient sur le parcours de son oncle mort du Sida dans les années 1980.
    Entremêlant vie familiale et enquête sociologique, il se remémore sa vie de famille faite de petites gens devenus notables, abasourdis par l'annonce d'une maladie qu'ils ne comprennent pas et dont on ne sait rien encore.
    En suivant les premiers cas jusqu'aux premiers traitements adiministrés, Anthony Passeron évoque une époque pas si lointaine où les malades du Sida étaient considérés comme des pestiférés .

    Un premier roman inoubliable, bouleversant.

    Mila


  • par (Libraire)
    9 août 2022

    Il y aura un après

    Au cœur de ce premier "roman" il y a un drame, intime, familial, avec ce qu'il comporte d'injustice, de douleur mais aussi d'humanité. Une histoire aussi douloureuse que lumineuse, poignante.
    Mais il y a aussi une épopée, celle d'hommes et de femmes qui sont passés outre des préjugés, des peurs, pour se consacrer entièrement à leur vocation : soigner, sauver.
    Parce que près de 40ans après, ce combat, celui pour lutter contre ce fléau: le SIDA, n'est pas gagné. En 2020 il y avait encore plus de 37 millions de personnes dans le monde atteintes par le VIH dont 1,7 millions d'enfants.

    Un livre qui nous a bouleversé, que nous avons à cœur de défendre, une parole à transmettre, une histoire à confier, avec autant de générosité et de sincérité que l'auteur a mis dans ces pages.

    Aurélie


  • par (Libraire)
    9 juillet 2022

    Les débuts du Sida

    Dans un chapitre sur deux l'auteur met en parallèle l'histoire de son oncle, victime du Sida dans un petit village de l'arrière-pays niçois dans les années 1980, et l'histoire de la découverte de cette maladie, la lutte entre chercheurs américains et français, la description précise des avancées pour « soigner » au mieux sans trouver de vaccin.
    Bien racontée la honte jetée sur les malades dans les années 1980 ; surtout dans ce cas précis, le fils du boucher connu de tous dans la vallée, exerçant de père en fils.
    Passionnant et poignant, un des romans phare de cette rentrée 2022.


  • par (Libraire)
    2 juillet 2022

    Coup de coeur de Rémi

    Pour moi, on tient là la révélation de la rentrée littéraire. Les Enfants Endormis m'a scié, m'a remué, bouleversé, ému, effaré.

    Anthony Passeron revient sur une histoire familiale, et plus précisément celle de son oncle Désiré, qu'il n'a pas connu, mort du SIDA au début de années 90.
    Il fait le portrait d'une France décontenancée par cette maladie, qui marque au fer rouge les malheureux qui la chopent; et par l"irruption, dans les petites villes paisibles, de la drogue dure, ou comment les jeunes qui se bituraient au mauvais alcool se retrouvent, un matin, dans un caniveau, une piqûre dans le bras.

    C'est surtout, et d'abord, un hommage bouleversant au courage familial, à l'héroïsme silencieux de l'entourage, qui doit tenir debout et vivre leurs vies malgré le drame qui se noue chez Désiré, sa femme et leur fille...

    Anthony Passeron ne s'arrête pas là, et tisse, entre les chapitres de son texte, le récit de la recherche médicale contre le Sida.

    Au final, on a entre les mains un texte bouleversant, d'une maîtrise sidérante, et qui vous mettra le cœur en vrac.
    Une réussite totale.