Beaux rivages

Beaux rivages

Nina Bouraoui

JC Lattès

  • par (Libraire)
    26 mai 2017

    BEAUX RIVAGES

    lu par Martine F.
    Comment accepter la séparation avec la personne aimée lorsqu’il s’agit d’un très grand amour où le partage affectif, moral et intellectuel est immense, lorsque tout s’effondre autour de vous parce qu’un jour l’être aimé, attendu, envoie un simple SMS “je ne viendrai pas vendredi, j’ai besoin de liberté”.
    Sur fonds d’attentat terroriste à Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, dans un climat très fort de tension, d’angoisse, de stupeur et d’incompréhension, une femme tente de survivre au chaos que provoque son compagnon en la quittant après 8 années de vie heureuse jusqu’alors jamais connue.
    Comment ne pas sombrer ? Pour qui, pour quoi se lever, s’habiller, se nourrir ?
    Espérant avant tout que ce cauchemar va prendre fin, que l’être aimé va comprendre son erreur, revenir, se préparer à son retour, consulter un médecin psychiatre pour refaire surface.
    Et que faire de l’autre, cette femme rivale qui est la cause de la rupture, qui désormais prend toute la place et surtout cette place qui, hier encore, était à soi.
    Comment ne pas succomber à la tentation de connaître cette autre, qui est-elle, qu’a t-elle de plus pour ainsi attire et retenir si fortement l’être aimé ?
    Être incapable de ne pas découvrir cette autre femme devenue en quelques jours la rivale, en consultant trop quotidiennement, la mise en scène au travers d’un blog, d’une vie dont elle se trouve à jamais dépossédée.
    Car perdre l’être aimé, c’est être mutilé d’une partie de soi, c’est ne plus être entier, être pour longtemps, et peut-être pour toujours, disloqué.
    Ce récit nous plonge dans le profond désespoir d’une passion qui s’achève par la volonté d’un seul, nous fait entrevoir rapidement les signes qui auraient pu être annonciateurs mais que l’amour très grand rendait invisibles, nous mène jusqu’à une possible reconstruction sans toutefois nous en assurer.


  • par (Libraire)
    15 septembre 2016

    Vertiges du désamour

    C’est l’histoire d’un chagrin d’amour. A., après huit années d’un bonheur sans faille, n’est plus la compagne d’Adrian. Chercher les faits annonciateurs de la rupture, du désamour, de la lassitude de l’autre, avec une précision extrême l’auteure nous fait partager les ravages profonds créés par le désarroi et l’incompréhension de la rupture. Pourquoi est-ce arrivé, comment surmonter l’épreuve, se reconstruire ?
    Un roman délicat où la sensibilité affleure à chaque page.


  • 4 septembre 2016

    Une histoire simple

    Mettez-le cap sur ces « Beaux rivages » ou plutôt larguez les amarres, devrait-on dire puisque l’héroïne, A., se fait larguer, quitter par Adrian après huit ans d’amour. C’est une histoire simple, mais universelle, que nous raconte Nina Bouraoui. « Les larmes rassemblent davantage que les baisers », écrit-elle. Elle a raison : tout le monde se retrouve dans ce chagrin d’amour. Le roman s’ouvre après les attentats de janvier 2015 et s’achève avec ceux de novembre, si bien que la dévastation de A fait écho à celle du pays. A la tristesse s’ajoutent la colère, la souffrance, l’abattement, et le désespoir.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • 27 août 2016

    le triomphe de la vie

    Résister à la douleur, à la tristesse de se savoir abandonnée, revivre le film de l'avant et de l'après, chercher le pourquoi et le comment de la trahison. Des mots magnifiques pour parler d'amour mais aussi pour situer la perte de l'être aimé dans un contexte de violence post-attentat. C'est tout le charme et l'audace de ce beau texte qui donnera force et courage à ceux qui ont décidé de ne plus y croire et de baisser les bras définitivement face au désamour. On peut se lasser au fil des pages d’un discours hautement égocentrique de la part d’une femme qui refuse de manger pour marquer son corps et prouver qu’il y a eu trahison. Mais, au-delà de ce sentiment de tourner en rond, il y a l’espoir de tourner la page et de vivre autre chose. De vivre, tout simplement.