Notre sélection été 2018

Notre sélection été 2018

Terres promises
15,00

La terre promise. Chacun des personnages de ce roman la cherche. Pour
Raffaele, juste après la guerre, elle se situe sur le Continent. D’abord à Gênes, où va le suivre Ester sa jeune épouse sarde, puis à Milan. Mais bientôt, alors que leur fille Felicita a enfin réussi à se faire des amies, c’est Ester qui a le mal du pays. Elle qui voulait tant fuir son village, le voit, avec la distance, comme un eldorado. Alors la famille y retourne. Pas forcément pour le meilleur… Felicita s’adapte, s’initie au communisme et tombe amoureuse du seul noble du coin. De leurs étreintes champêtres naîtra Gregorio, drôle de petit bonhomme, qu’elle élèvera seule à Cagliari. Et qui trouvera sa terre promise à New York, comme pianiste de jazz. Au détour des pages, on croisera une grand-mère acariâtre qui découvre la mer au crépuscule de sa vie. Une vieille fille dégoûtée par la nourriture que l’amour rendra fin cordon bleu. Un homme échoué sur la plage comme une épave. Mais surtout Felicita, celle qui sait que les gentils ne sont pas nécessairement des perdants et que la terre promise est juste au coin de la rue.


Mickael Wasson

Ed Lisieres

18,00

Le dernier penalty : histoire de football et de guerre
15,00

Le destin de la Yougoslavie aurait-il changé, et son unité aurait-elle été préservée, si Faruk Hadzibegic avait marqué son pénalty décisif, en quarts de finale de la Coupe du monde de football contre l’Argentine de Maradona, le 30 juin 1990, à Florence ? C’est ce que le capitaine de son équipe, natif de Sarajevo, aurait tendance à penser, lui qui porte sur ses épaules l’inconsolable remords d’avoir vu son tir retenu par le gardien. Et c’est ce que tout le monde lui dit ou rappelle, lorsqu’il retourne au pays, lui qui s’est depuis longtemps établi en France. Mais les signes de fracture de l’ancienne fédération socialiste maintenue à flot par Tito étaient déjà nombreux, dix ans après la mort du dirigeant. Les virages des stades étaient chauffés à blanc par les slogans identitaires, et un match entre le Dynamo Zagreb et l’Étoile Rouge de Belgrade avait déjà mis le feu aux poudres. Croates et Serbes portaient le même maillot dans ce Mondial italien, mais pour la dernière fois. Bientôt, les supporters de football deviendraient les miliciens d’une guerre civile où les nationalismes s’affronteraient dans le sang et sous les bombardements. Spectatrice impuissante, l’Europe a perdu beaucoup de son âme dans cette guerre récente, lointaine et pourtant si proche. Au bout de son pied, c’est plus qu’un ballon qui attendait Hadzibegic : c’est un morceau de la grande Histoire.Gigi Riva, homonyme d’un des plus grands attaquants de l’histoire du football italien, est rédacteur en chef de l’hebdomadaire L’Espresso en Italie. Correspondant de guerre dans les Balkans dans les années 1990, il fut aussi un gardien de but très prometteur, finaliste de la coupe d’Italie des jeunes avec l’Atalanta de Bergame, avant de se tourner vers le basket. Il est l’auteur de J’accuse l’ONU, paru chez Calmann-Lévy en 1995.


L'Établi
6,50

"L'établi" désigne d'abord les quelques centaines de militants intellectuels, souvent maoistes, qui, à partir de 1967, " s'établissaient " dans les usines ou les docks.
Celui qui parle ici a passé une année, comme 0S2, dans l'usine Citroën de la porte de Choisy. Il raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, mais aussi la résistance et la grève. Il raconte ce que c'est, pour un Français ou un immigré, d'être ouvrier dans une grande entreprise parisienne. L'Etabli, c'est aussi la table de travail bricolée où un vieil ouvrier retouche les portières irrégulières ou bosselées avant qu'elles passent au montage. Ce double sens reflète le thème du livre, le rapport que les hommes entretiennent entre eux par l'intermédiaire des objets : ce que Marx appelait les rapports de production.