Poèmes complets
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EAN13
9782251449449
ISBN
978-2-251-44944-9
Éditeur
Les Belles Lettres
Date de publication
Collection
Bibliothèque allemande
Nombre de pages
920
Dimensions
19 x 12 x 5 cm
Poids
965 g
Langue
français
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Poèmes complets

Les Belles Lettres

Bibliothèque allemande

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Sans équivalent dans d’autres langues, la présente édition bilingue réunit, pour la première fois dans sa totalité, une production dont on découvre qu’elle fut ininterrompue depuis les poèmes de jeunesse, inconnus en français.
« Rien qu’un fou ! Rien qu’un poète ! »
Nietzsche, Dithyrambes de Dionysos

De cet avertissement, de cette confession, l’histoire de la philosophie ne fera rien.
Si les rapports du penseur à la musique sont l’objet de riches réflexions, ses épigrammes, ses aphorismes, ses sentences gnomiques, ses dialogues, ses poèmes en prose, ses paraboles, ses pastiches, bref son art poétique de philosopher n’ont pas retenu l’attention.
Et pour cause.
Sans équivalent dans d’autres langues, la présente édition bilingue réunit, pour la première fois dans sa totalité, une production dont on découvre qu’elle fut ininterrompue depuis les poèmes de jeunesse, inconnus en français.
Elle donne ainsi l’accès à un continent à explorer. En ce sens, elle est appelée à faire date.
La singularité formelle de la poésie est heureusement défendue par la traduction de Guillaume Métayer, qui cherche à resituer le poème dans son contexte esthétique et à montrer son lien avec la philosophie de Nietzsche. Métayer tente de conserver les éléments formels (strophes, rythmes, rimes) présents dans la poésie originale.
Aucun pays, pas même l’Allemagne, ne dispose à ce jour d’un instrument de cette qualité. On le doit à Guillaume Métayer, élégant et scrupuleux traducteur de l’allemand et du hongrois. Il livre là une somme exhaustive et éclairante.

Le nombre de poèmes qui jalonnent l’arc de la courte existence de Nietzsche est considérable : le corpus qu’a composé Métayer les donne à lire tous (hors les quelques poésies en langues anciennes ou les fragments dramatiques en vers), dans leur version originale et une toute nouvelle traduction française, et représente, en ce sens, une entreprise sans égale dans quelque autre langue que ce soit.
La traduction [de Guillaume Métayer], en respectant souplement les marques formelles, rend avec bonheur l’inextricable articulation de la forme et du fond, de la musicalité et de la littéralité, tout en cherchant à « déphilosophiser » une réception avide de trouver dans la poésie la simple illustration d’une philosophie — c’est pourquoi il fallait un traducteur qui fût poète. [...] Ainsi, chez Nietzsche, l’œuvre poétique et la philosophie se livrent « une incessante guerre courtoise » et, à la lecture de cet indispensable volume, on se dit que la poésie n’en est pas sortie vaincue.
Nietzsche peut se montrer successivement matérialiste ou mystique ; ses "Poèmes" recueillent justement le fond contradictoire de cette contradiction : ils contiennent la clef de sa pensée.
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