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AMOUREUSE

Vermot/Galkowski

Thierry Magnier

13,50
13 octobre 2019

Pas facile d’aimer !

La jeune Léopoldine surnommée Léo mène une vie semblable aux adolescentes de
son âge. Mais au fil du roman, son histoire se complique jusqu’à parfois
devenir insaisissable. En effet, elle tombe amoureuse d’un garçon nommé Jasper
avec qui elle va vivre une relation particulière qui débute par le rire mais
qui va surtout se révéler particulière pour le lecteur.

Léo éprouve des sentiments très forts pour lui et va très vite se laisser
emporter vers certaines folies. Ses débordements la conduiront inévitablement
à l’hospitalisation en passant malheureusement par une tentative de suicide.
Très vite, à l’image de cette adolescente, nous sommes à notre tour perdus
entre la réalité et l’illusion…

On va très vite s’attacher à Léo, une jeune fille extrêmement douée et
créative mais aussi très isolée dans la société qui l’entoure. En revanche,
Jasper ne va pas réussir à la suivre et sera contraint de prendre des
distances dans cette relation trop compliquée. Le personnage de Jasper peut
paraître lâche parce qu’il ne soutient pas beaucoup l’héroïne qui a besoin
d’aide dans les moments difficiles. La vie de Léo reprendra son cours et elle
finira par se trouver à nouveau face à Jasper, partageant une fois encore ce
même rire magique né des premiers instants. On peut donc voir ce rire comme
une lueur d’espoir qui nous entraînera et nous accompagnera tout au long de
cette histoire.

Ce livre est une réelle remise en question des sentiments amoureux chez les
adolescents et nous amène à nous interroger sur notre propre comportement dans
une situation identique à celle de Léo. Qu’est-ce qui fait qu’à un moment
donné une relation dérape ? Léo a-t-elle trop imaginé sa relation amoureuse
avec Jasper ? Que peut-on attendre de l’Autre ?

Dans ce roman, on passe aussi de l’amour à l’incompréhension (voire même au
rejet) au thème de la mort. De nombreux bouleversements psychologiques qui
marqueront le lecteur. Un roman lourd d’émotions.

**Agathe GOBERT, 15 ans**

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LE TEMPS DES ORPHELINS
13 octobre 2019

Et Dieu, où était-il ?

Il n’en finit plus d’interroger l’holocauste « incapable, peut-être, d’écrire
sur autre chose…ni par sadisme, ni par opportunisme », admet le romancier.
Après « Vera Kaplan » paru en 2016, Laurent Sagalovitsch poursuit son travail
de mémoire en mettant en scène Daniel Shapiro, un jeune rabbin new-yorkais qui
s’est engagé auprès des forces alliées.

Tandis que sa femme, Ethel, enceinte au moment de son départ pour le vieux
continent, lui envoie de longues lettres narrant le quotidien sans lui, lui
apprenant même la naissance de leur enfant « je ne t’ai rien dit (…), je
savais que tu renoncerais à ton projet (…) ». Cette annonce, l’aumônier la
recevra alors qu’il vient de s’attacher à un orphelin, trouvé par l’armée des
libérateurs dans le camp d’Ohrdruf, en Allemagne. Les lettres d’Ethel sont une
respiration dans la lecture de ce roman sombre. Comment pourrait-il en être
autrement alors que le jeune rabbi (ainsi l’appellent les soldats) se prend en
pleine figure l’atrocité des camps d’extermination.

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Les Petites Robes noires
13 octobre 2019

Au bonheur des Australiennes

Madeleine St John a franchi la cinquantaine, tire le diable par la queue, vit
dans un logement social de Londres, se promène avec sa bonbonne à oxygène
(elle souffre d’un emphysème) ET son paquet de cigarettes, lorsqu’elle se
lance dans l’écriture de ces « Petites robes noires » en 1993. Très cultivée,
travaillant par intermittences chez un libraire, elle ne voit par pourquoi
elle n’arriverait pas à surpasser les niaiseries qui sont publiées à longueur
d’années. C’est ainsi que ce premier roman, une petite merveille de
perspicacité, d’humour et de distance, verra le jour. L’intrigue est ténue en
apparence, mais en apparence seulement. Car une fois le livre refermé, on
s’étonne du nombre de réflexions qu’elle a réussi à glisser à travers la
destinée de ces vendeuses du rayon prêt-à-porter et haute couture du grand
magasin le plus chic de Syndey, Goode’s. Il y a d’abord Lesley, surnommée
Lisa, la jeune intérimaire et le personnage le plus proche de l’auteure.

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ROISSY
13 octobre 2019

**[Cet ouvrage est le coup de cœur de la librairie Tonnet à Pau dans le numéro
44 de notre sélection q u o i  l i r e ?](https://www.onlalu.com/2018/10/23
/quoi-lire-numero-44-36597)
** " Une femme sans passé ni mémoire erre dans Roissy, d'un terminal à
l'autre, croise des êtres, s'invente des vies, laisse affleurer d'infimes
souvenirs, jusqu'au moment où... Histoire de fuite et d'identité, de perte de
repères et de vertige, de solitude et de partage, Roissy est passionnant et
addictif. Un superbe roman polyphonique. "

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Idiss

Le Livre de Poche

7,40
29 septembre 2019

On aurait aimé la connaître, Idiss. Elle n’avait pas eu la chance d’apprendre
à lire et à écrire dans sa Bessarabie natale, l’éducation étant réservée aux
garçons, mais c’était une femme intelligente, sensible, qui comprenait vite et
bien ce qui se passait autour d’elle. Elle croyait en ses enfants et ses
petits-enfants, mais aurait-elle pu imaginer cependant que l’un d’entre eux,
Robert, deviendrait avocat, puis ministre de la justice ? Celui-ci lui rend
hommage aujourd'hui dans un texte aussi beau qu'émouvant qui, à travers cette
destinée particulière, raconte la tragédie des immigrés juifs de l'Empire
russe, qui pensaient trouver, en France, une terre d'accueil, une seconde
patrie...

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