Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

8 septembre 2022

feel-good

Un roman feel-good japonais (ça change) qui se lit facilement et propose une réflexion sur le besoin de changer soi-même avant de vouloir changer les autres ou les événements.
Le cadre est original : un café nommé Funiculi Funicula, logé au sous-sol d'un immeuble.
Les règles pour pouvoir aller dans le passé ou le futur sont strictes.
Mais il ne me restera pas longtemps en mémoire.

21,90
6 septembre 2022

village

Un écrivain, Harry achète une maison dans un village reculé, au lieu dit du Bélier. Petit à petit, il s’installe, entend d’étranges bruits la nuit. Il prend l’habitude d’aller boire son café chaque matin au village. Mais les habitants sont taiseux.

Dans la maison, il découvre les Mémoires d’un paysan du vingtième siècle qui devient son livre de chevet.

J’ai aimé suivre jour après jour l’installation de Harry, l’étrange chien qui va et vient sans sa maison.

Nous suivons en parallèle le récit de vie du voisin de Harry, son rapport avec sa mère, son don de guérison.

J’ai aimé cet autre personnage qui cherche à connaître son père, qui découvre l’amour avec Emma.

J’ai aimé la nature omniprésente, l’hiver et le brouillard, la neige.

Je suis tombée sous le charme de ce roman envoûtant où les ombres sont omniprésentes.

Quelques citations :

il envisage la mort différemment, comme si (son père) avait voulu lui faire comprendre que le néant n’est rien d’autre qu’une place à occuper. (p.218)

Ils en déduiront que la nature reprend ses droits, sans même réaliser que le droit est une invention humaine, et que le drame de ce mot est de ne pas avoir de véritable contraire dans leur esprit. (p.228)

L’image que je retiendrai :

Celle de la dame blanche qui apparait souvent au fil des pages.

6 septembre 2022

enquête, Pologne

Un cosy mystery en Pologne au 19e siècle, cela ne se refuse pas. Quand en plus le personnage principal est une femme de la bourgeoisie de Cracovie qui ne s’en laisse pas compter et que le tout est teinté d’humour, on se régale.

Zofia Turbotyńska, sans enfants, mariée à un professeur d’université, s’efforce de gagner sa place dans la haute société cracovienne. Dans ce but, et pour lutter contre l’ennui de sa vie domestique, elle s’engage au service d’une cause caritative : organiser une quête pour les enfants scrofuleux.

Elle se rend donc à la maison Helcel où logent de vieilles aristocrates argentées. Mais l’une d’elle disparait une nuit.

J’ai aimé l’énergie de Zofia qui mène d’une main de maître son enquête et son employée, tout en essayant de recruter une nouvelle bonne.

J’ai aimé les leitmotivs du récit : le lait Pompadour pour le teint des dames, le Secours angélique auquel la bonne croit dure comme fer, les lectures du journal par le mari tous les soirs.

J’ai aimé que Zofia impose ses théories dans un monde d’hommes, que ce soit elle qui se déplace parfois loin pour affirmer ou infirmer une hypothèse.

Je me suis régalée des notes d’humour sur la société polonaise de l’époque.

J’espère que ce n’était que la première enquête de Mme Turbotyńska.

Une citation :

L’atmosphère était si polonaise que le château royal de Wawel ne lui arrivait pas à la cheville.

L’image que je retiendrai :

Celle de Zofia faisant des patience de Tombeau de Napoléon pour mettre de l’ordre dans ses idées.

6 septembre 2022

Angleterre, chant

J’ai aimé découvrir le King’s College Choir de Cambridge : de jeunes garçons qui chantent pour les vêpres devant le publique.

Nous suivons William, qui entre dans le choeur à 10 ans. Un peu tard, mais il est doué et possède une voix exceptionnelle. Il se lie d’amitié avec Martin qui est plutôt du genre à faire les 400 coups.

J’ai aimé cette plongée dans les années 60 et 70.

J’ai découvert un peu le travail de thanatopracteur, le soin qu’ils apportent aux défunts.

Et la première mission de William est de taille, qui intervient lors de la catastrophe d’Aberfan qui a vu un terril ensevelir une école. Le roman s’ouvre sur cette catastrophe et nous suivons ensuite les atermoiements de William et découvrons son enfance par petites touches.

J’ai suivi d’un oeil assez lointain la vie de William qui n’a pas réussi à me toucher.

Mais ce roman m’a fait découvrir le magnifique Miserere mei d’Allegri.

L’image que je retiendrai :

Outre le traditionnel thé bu à toutes heures du jour et de la nuit, les personnages aiment se retrouver devant un chocolat chaud.

6 septembre 2022

jeu télévisé

Joseph INCARDONA est en passe de devenir l’un de mes auteur chouchou. Depuis La Soustraction des possibles, puis après Derrière les panneaux, il y a des hommes, je guète son prochain roman.

Les corps solides nous emmène sur la côte atlantique avec Anna et son fils Léo qui habitent un mobile-home. Suite à un accident, Anna perd son camion de vente de poulets. Léo est lui harcelé par Kevin et sa bande.

D’entrée de jeu, le cadre est posé : une famille monoparentale qui a du mal à s’en sortir.

Heureusement, Le Jeu pourrait les sauver.

Tout de suite, j’ai détesté ce Jeu réduit à sa plus simple expression : être le dernier à laisser sa main sur la carrosserie d’un 4X4 flambant neuf.

J’ai suivi avec passion le calvaire qu’endure Anna et les 19 autres concurrents de ce Jeu sensé faire oublier les problèmes de fin de mois à la population française.

L’intervention de la reine des abeilles (comprenez la présidente dela république) m’a moins convaincue.

Une fois encore, l’auteur excelle à décrire des situations sociales explosives.

L’image que je retiendrai :

Celle du surf, omniprésent dans ce roman.