Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le Train des enfants
19,90
5 mars 2021

famille, Italie

J’ai aimé Amerigo, que l’on suit avant son départ : la petite pièce où il loge avec sa mère dans le même lit ; son copain Tommasino avec qui il fait les 400 coups ; le trafic de l’amant de sa mère Forte-Tête ; son grand frère décédé à l’âge de 4 ans.

J’ai aimé découvrir avec ses yeux d’enfant cet épique voyage. Amerigo ne comprend pas grand chose sur ce trajet : lui et les autres enfants vont-ils rester longtemps dans le Nord ? Ne les envoie-t-on pas en Russie se faire couper les mains et cuire dans un four ?

J’ai aimé la découverte de la neige par ces enfants du sud : est-ce de la ricotta qui tombe du ciel ?

J’ai eu de la peine pour la maman d’Amerigo qui ne sait pas exprimer son amour pour son fils, uniquement concentrée sur le prochain repas à préparer.

L’auteure a réussi à me faire vivre le déchirement du petit garçon entre ses deux mamans.

Une citation :

Personne ne naît avec la science en infusion, déclare souvent Amerigo.

L’image que je retiendrai :

Celle des points attribuées à chaque paire de chaussures que croise Amerigo selon son état. Dans le Nord, le jeu perd de son attrait car tout le monde a de bonnes chaussures.

https://alexmotamots.fr/le-train-des-enfants-viola-ardone/

Dans l'ombre du loup
21,90
25 février 2021

policier

Disons-le tout de suite, M. Kerdegat est un type imbuvable, fier de sa personne et qui traite les autres avec mépris.

Mais j’ai aimé les enquêteurs sous les ordres de Grimm, leur nouveau chef. Comme nous, ils cherchent à percer le mystère de ce supérieur à la fibre écolo poussée à son paroxysme.

Elle m’a d’ailleurs fait sourire, cette fibre écolo, car si Grimm refuse de manger du chocolat qu’on lui offre au prétexte qu’il faut beaucoup trop d’eau pour produire 1 tablette de chocolat, il ne se demande pas combien il faut de litres d’eau pour 1 litre de bière, bière qu’il descend allègrement chaque soir.

J’ai aimé partir en chasse du fameux scooter, puis suivre une autre piste, et enfin une troisième.

L’auteur pousse même le vice jusqu’à nous emmener dans le milieu sado-masochiste. Comme une odeur de souffre dans ces pages….

Heureusement, il y a beaucoup d’humour dans les dialogues, ce qui allège un peu l’atmosphère.

Un polar qui m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière page.

Une citation :

Personnellement, en raison de vos tendances dépressives qui ne datent pas d’hier, je préfère utiliser le terme de climato-dépressif.

L’image que je retiendrai :

Celle du frigo de célibataire de Grimm qui ne contient que du pain rassis et beaucoup de bières.

https://alexmotamots.fr/danslombreduloup-olivier-merle/

Serge

Flammarion

20,00
25 février 2021

famille

Le roman s’ouvre avec Jean pour narrateur. Nous ne découvrirons Serge que quelques pages plus loin.

Serge est l’aîné de la fratrie, toujours suivi de Jean. Anne est la seule fille.

Le narrateur, Jean, nous raconte leur voyage à Auschwitz, sur les traces de la famille déportée : qui a eu l’idée et comment se déroule le voyage sur 3 jours.

Par petites touches, nous découvrons Serge, mais surtout Anne et son mari Ramos que Serge et Jean moquent gentiment ; Joséphine la fille de Serge à l’origine du voyage.

J’ai aimé avoir des nouvelles de Maurice qui se boit chaque jour son petit champagne, lui qui ne peut plus se déplacer.

Une belle galerie de portraits, des personnages attachants, mais une narration un peu trop disparate pour me faire dire que j’ai véritablement aimé ce roman.

L’image que je retiendrai :

Celle de la grue trop haute que Serge offre à son fils.

https://alexmotamots.fr/serge-yasmina-reza/

Une affaire italienne

Anne-Marie Métailié

19,00
25 février 2021

Italie, policier

Le roman s’ouvre sur une sortie de route sur une petite route de Bologne, dans un virage dangereux.

J’ai été dérouté par l’ingénieur, l’un des deux personnages dans la voiture. Un ingénieur qui fait une enquête ? Étonnant.

Puis le récit revient à l’arrivée de l’ingénieur dans la ville.

Petit à petit, on découvre pourquoi l’ingénieur De Lucca enquête à Bologne, et pourquoi son adjoint l’appelle ingénieur.

L’auteur m’a fait découvrir l’Italie des années 1950, dans une ville ravagée par la guerre, et où les inimitiés créées en 40 ont la vie dure.

L’action se déroule fin décembre-début janvier 1953-54, et il fait très froid, même dans les appartements.

J’ai souri à certains noms de personnages : De Lucca pour l’ingénieur, mais aussi le commandeur d’Umberto. Un hommage, sans doute.

J’ai aimé que la jeune fille de l’histoire ne cesse de marcher pieds nus dans les différents appartements, et même quand elle chante ; qu’une fois assise, elle serre toujours ses genoux entre ses bras.

J’ai souri à la formulation : « comment c’est qu’ils les font (les fritures) que c’est une merveille ? Frites ou en sauce ? Je ne sais pas adjudant, je n’ai pas compris. »

L’auteur a su créer une ambiance froide et sombre, humide.

J’ai aimé les personnages très typés, comme celui surnommé Tête de Monstre.

Un polar italien qui m’a littéralement transporté à une autre époque, un régal.

L’image que je retiendrai :

Celle du café sans lequel l’ingénieur ne peut pas vivre.

https://alexmotamots.fr/une-affaire-italienne-carlo-lucarelli/

Le Diable parle toutes les langues, Roman
25 février 2021

guerre

Cette biographie romancée aurait pu être intéressante si l’auteure n’était pas partie dans tous les sens : nous suivons tour à tour Basil dans sa vie depuis l’enfance jusqu’à sa mort, mais également de plus près lors de ses dernières années de vie avec sa fille qui découvre son journal intime.

Je n’ai pas aimé les longues descriptions et les énumérations à n’en plus finir.

Il m’a manqué un supplément d’âme pour me faire adhérer aux propos de l’auteure. Tant pis.

L’image que je retiendrai :

Celle du vieil homme que seules les sucreries réjouissent.

https://alexmotamots.fr/le-diable-parle-toutes-les-langues-jennifer-richard/