Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

19,90
20 décembre 2021

policier

Tout le long de ma lecture, je me suis demandée ce que faisait ce train en couverture. Ce n’est que dans les dernières pages que le mystère s’éclaircit.

Mais avant cela, nous retrouvons l’inspectrice écossaise Grace Campbell qui reçoit un bien étrange message qui l’oblige à ouvrir sa porte secrète et à se plonger dans son passé.

Nous la suivons ainsi à la recherche de son ravisseur lorsqu’elle était enfant. Petit à petit, ses souvenirs remontent à la surface.

J’ai aimé l’univers des contes morbides qui sont le fil conducteur de son enquête. Car oui, les contes ne sont pas féériques mais violents.

J’ai souri car c’est la première fois que je lisais le pronom « iel » dans un roman.

Encore une fois, l’auteur part de faits réels qui dépassent la fiction pour nous entraîner dans une histoire que l’on n’aimerai pas vivre.

L’image que je retiendrai : celle du fameux passager qui veut devenir le Maître du Monde.

20 décembre 2021

marin, océan

C’est suite à une résidence d’auteurs sur un cargo (je ne savais pas que cela était possible) que ce roman a vu le jour.

J’ai aimé le préambule parfois répété dans le récit : il y a les vivants, les morts, et les marins.

J’ai aimé cette halte en plein océan, ces marins qui se baignent nus et se perdent de vue.

J’ai aimé cet équipage réduit (seulement 20 hommes à bord et une commandante) qui se connait et se fait confiance jusqu’à ce que.

J’ai aimé cette commandante au plus près de ses hommes et de son bateau, descendant en salle des moteurs et écoutant le coeur du cargo.

J’ai aimé ce grain de sable qui transforme un peu chacun des personnages.

Cependant la fin est un peu rapide à mon goût.

L’image que je retiendrai : celle des pulsations du cargo que l’auteure m’a faite sentir.

Yonatan SAGIV

L'Antilope

23,50
20 décembre 2021

policier, Israël

"Secret de Polichinelle" est le premier polar de Yonathan SAGIV traduit en français, le second vient de sortir.

Nous découvrons le tout nouveau auto-proclamé détective privé Oded Héfer, homosexuel et parlant de lui au féminin. Cela donne des situations assez cocasses.

Cette première enquête l’emmène dans les beaux quartiers de Tel-Aviv et de sa proche banlieue à interroger des personnages qui ne font que mentir pour garder leur verni social.

J’ai aimé les atouts d’Oder : Madame Paprika qu’il garde précieusement dans sa poche en cas d’agression, sa Pouliche qui a du mal à rouler plus de quelques kilomètres avec Dolly Parton à fond, son mug Les craquantes et sa passion pour les séries télé, son ancien travail pour la chaine télé Les Plaisirs de la Vie qui lui a donné quelques ficelles de comportements en société, son côté tactile et sa manie de caresser les beaux mâles qui croisent sa route sous prétexte de tâter du tissus.

Un plaisir de lecture divertissant et réjouissant.

Une citation :

Quand écrira-t-on une chronique sur les raisons pour lesquelles homos et homophobes partagent le même sens de l’humour ? (p.249)

L’image que je retiendrai :

En Israël aussi, il y a beaucoup d’homosexuels (hommes ou femmes) qui ne sont pas encore sortis du placard

https://alexmotamots.fr/secret-de-polichinelle-yonathan-sagiv/

20 décembre 2021

guerre, Irak

Ce roman m’a fait penser à l’éternel attente d'Un Balcon en Forêt transposé en Irak en 2014.

J’ai aimé les phrases qui s’étirent à l’infini comme l’horizon et le ciel étoilé au-dessus du fort.

J’ai aimé les considérations du narrateur sur l’entropie de notre monde, lui qui est au plus près de la chute d’une ville et peut-être d’un pays.

J’ai aimé que le trafique des oeuvres d’art conservent leur part de mystère jusqu’au bout dans un monde globalisé.

Un roman comme une oasis au milieu du désert : un moment de réflexions au milieu du vide de notre civilisation déclinante.

L’image que je retiendrai : celle des bruits entendus régulièrement au loin : drones, cavalcades, explosions…

20 décembre 2021

famille

Je dois dire que j’ai eu un peu de mal avec la lecture de ce roman.

D’abord parce que tout est en creux : il faut deviner que Roger est Garde des Sceaux dans un gouvernement populiste, et que son demi-frère est une rock-star.

Tout est décrit autour de Roger, mais le personnage reste insaisissable. Certes, il a des contradictions, comme tout le monde, mais les siennes sont extrêmes.

Pensez-donc : la peine de mort ! Rien moins que la décollation pour les criminels.

Alors oui, le passé des demi-frères est raconté et explique le combat du frère aîné.

Mais j’ai trouvé l’ensemble un peu rapide.

Ceci dit, l’auteure m’a offert un aperçu de notre société ultra-connectée qui a peur.

Quelques citations : "à chaque brasserie, à chaque café ou cognac en terrasse, les mots clés sont toujours les mêmes : terrorisme, pédophilie, complots, insécurité." (p.67)

"L’heure n’est pas à l’obsrevation scientifique et à la prévention. Les gens veulent que ça crève. Partout et en tous lieux." (p.110)

L’image que je retiendrai : celle de Nicolas, le frère, qui n’avait rien demandé à personne.