Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

29 mars 2022

abandon de lecture

Le résumé était pourtant tentant.
J'ai commencé les 50 premières pages, puis je me suis arrêtée.
Et quand j'ai repris le roman, je n'ai plus trouvé aucun intérêt à lire la vie du narrateur ni de son amie avec qui il a une relation particulière.
Son arbre généalogique ne m'a pas intéressé non plus, même si je me faisais une joie de lire un roman libanais.

18 mars 2022

femme, policier

J’avais adoré le premier polar de l’auteure se déroulant dans le monde de l’art ; le second était tout aussi excellent et original. Alors j’ai été étonnée que ce troisième soit de facture plus classique.
Une enquête de police suite à une disparition inquiétante de la soeur d’une écrivain qui se confie au commandant de la PJ Thomas Missot. Lui-même est inquiet dans sa vie personnelle car sa fille adolescente va mal.
J’ai aimé suivre cette enquête à part suivie d’autres sur des jeunes femmes disparues puis retrouvées quelques années après mortes de façon terribles.
J’ai adoré quand la folie a touchée un village entier de l’Ain.
J’ai aimé découvrir le fin mot de ces histoires de disparitions et de folies villageoises.
J’ai aimé le message derrière tous ces meurtres, un peu extrême sans doute, mais ce que subissent ces femmes n’est-il pas extrême lui aussi.
L’image que je retiendrai :
L’ergot de seigle n’a pas fini de faire des dégâts.

Santiago Gamboa

Anne-Marie Métailié

19,00
18 mars 2022

Colombie

La fameuse maison de Bogotá acheté par le philologue n’est au fond qu’un prétexte pour nous parler de sa vie si riche.
Après nous avoir expliquer pourquoi l’écrivain voulait acheter cette maison, et après le déménagement, le narrateur nous la présente pièce après pièce. Mais pas de grandes descriptions à la Zola. Disons plutôt que le personnage se laisse entrainer par les souvenirs liés à certains objets.
J‘ai été déroutée par ce récit fait de pièces de souvenirs, à l’image des pièces de la maison ayany chacune une fonction différente.
J’ai aimé me perdre dans les méandres de la mémoire du narrateur.
J’ai aimé la tante, haut-fonctionnaire de l’ONU appelée à travailler aux quatre coins du monde et emmenant avec elle son neveu dont les parents sont décédés. J’ai aimé la découvrir et découvrir son passé par petites touches (sa relation avec un FARC).
J’ai aimé le questionnement du narrateur quand il décrit la décrépitude de certains êtres humains : quelle enfance avaient pu avoir ses misérables ?
J’ai été surprise de lire en entier des passages décrivant des pratiques sexuelles limites.
Car dans ce roman, l’auteur nous parle aussi de notre fascination pour la laideur, le louche.
A ce propos, le narrateur lui-même cache un sombre secret.
Un roman envoûtant et fluctuant, qui dévoile à peine une vie.
Quelques citations :
Qu’un modeste garçon de café pût s’acheter une voiture de sport en hypothéquant ainsi son avenir lui paraissait une horripilante méthode d’exploitation fondée sur l’arrivisme.
« Houses live and die » écrit Eliot. Les maisons vivent et meurent.
Se voir, regarder sa propre vie depuis la fenêtre d’en face : c’est peut-être à cela que servent les livres, à cela que sert l’art. Pour nous regarder depuis un endroit éloigné.
L’image que je retiendrai :
Celle du thé que prennent chaque jour le narrateur et sa tante, un thé on the rocks qui n’a de thé que le nom.

Anaïs LLobet

Éditions de l'Observatoire

20,00
18 mars 2022

amour, Chypre

Chypre, son soleil, ses plages, sa ville abandonnée de Varosha.
C’est autour de cette ville située dans un no-mans land que l’auteure situe son nouveau roman.
Je savais que Turques et Grecs se partageaient cette île, mais j’ignorais qu’une ville grecque était retenue en otage par les Turques dans la buffer zone.
Grâce au personnage principal, j’ai découvert cette ville et ses habitants qui ont migré dans d’autres villes de l’île.
J’ai aimé suivre l’amour entre Ioannis chypriote grec et Aridné chypriote turque.
J’ai mis du temps à voir le vrai visage de Giorgos, l’ami d’enfance de Ioannis, le riche bienfaiteur.
J’ai aimé suivre Ariana, la petite-fille d’Aridné et Ioannis, son corps rempli de tatouages de son rêve de retrouver la maison du 14, rue Ilios.
J’ai aimé le Tis Khamenis Polis, littéralement Café de la Ville Perdue où la narratrice vient écrire.
J’ai découvert l’Enosis : la volonté des chypriotes grecs d’être rattachés à l’Etat Grec.
J’ai eu de la peine pour Aridné, cette jeune fille révoltée et militante qui se laisse happée par le quotidien.
J’ai aimé le chat qui trouve à manger des deux côtés de la frontière.
Une lecture éclairante et pleine d’humanité sur un conflit en dormance.
Une citation :
Les lignes et les limites, finalement, n’étaient infranchissables que pour ceux qui les avaient tracées. (p.308)
L’image que je retiendrai :
De part et d’autre de l’île, on mange beaucoup, et les plats cuisinés sont les mêmes, juste un peu plus épicés côté turque.

18 mars 2022

artiste

Premier roman de cette directrice de la section Interprétation en langue des signes à la Sorbonne.
Un roman qui n’a rien à voir avec ses recherches puisqu’il est question d’art contemporain.
Peter et Petra Wolf sont un couple de plasticiens reconnu et dans le Top 5 des artistes les mieux côtés.
Mais personne n’a jamais vu Peter, seule Petra répond aux interviews.
Mais cette année, le MET prévoit une rétrospective et une petite maison d’édition française veut publier une biographie.
Chacun de son côté de l’Atlantique se lance à la recherche de Peter. Le directeur du MET persuadé que sa femme Petra le tient prisonnier ; les français pour connaître ce qu’il s’est réellement passé lorsque Peter est passé en Allemagne de l’Ouest.
Car Peter est est-allemand, et la date de son transfuge reste peu claire : 1987 ? 1988 ?
J’ai aimé cette recherche à travers l’ex-Allemagne de l’est.
J’ai aimé le jean Blue Cottino qui fait son grand retour grâce à des articles dans Vanity Fair.
J’ai souri chaque fois que la journaliste de Vanity Fair pensait à Reagan.
J’ai trouvé pathétique le directeur du MET qui s’enferme dans sa croyance et met tout en oeuvre pour « délivrer » Peter.
J’ai aimé les amies de Petra qui viennent la soutenir en ces moments troublés.
J’ai aimé le policier allemand qui auditionne Petra et ses amis pour faire la lumière sur Peter.
J’ai trouvé dommage la fin sur les révélations des espions : qui s’en soucie aujourd’hui….
Un roman qui parle d’homosexualité masculine et féminine aux Etats-Unis.
Un roman que j’ai lu avec grand plaisir, mais dont le style m’a déçu.
L’image que je retiendrai :
Celle de l’immense toile derrière le bar de Berlin est.