Daïdrée A.

Le camélia de ma mère
par (Libraire)
3 juin 2017

Une vie de de fleurs et de jardins

Alain Barraton, jardinier en chef du domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles raconte ses liens avec cet arbuste à fleurs connu et apprécié qu’est le camélia.« Le camélia de ma mère » est un hommage rendu à la mère de l’auteur et aussi à sa
passion des jardins et à l’histoire particulière de cette plante originaire du Japon. Organisée en courts chapitres rendant sa lecture
légère, cette œuvre allègre dévoile tout
l’esprit de son auteur qui de jeux de mots en métaphores sait faire sourire son lecteur.
Enfin on y dénote une douce nostalgie de l’enfance, une nostalgie des voyages aussi qui réveillera sans doute les souvenirs de chacun.

Marx et la poupée
18,00
par (Libraire)
3 juin 2017

Je ne suis pas un arbre, je n'ai pas de racines

Cette phrase est tirée du premier roman de Maryam
Madjidi professeur de FLE (français langue étrangère) et c’est ce qu’a pensé un jour la jeune Maryam lorsque son père lui demande d’apprendre à lire et écrire le persan car il fait partie de ses racines.
Une langue familiale, langue de l’origine, langue des souffrances et langue de la peur. La narratrice raconte sa vie d’enfant, dès le ventre de sa mère, lorsque à 7 mois de grossesse celle-ci participe à une manifestation contre le régime Iranien, en passant par la résistance menée par ses parents puis elle en arrive à l’exil. Un exil politique en France, terre d’accueil que l’enfant n’a jamais aimé et n’aimera jamais. Elle y découvre la différence, le rejet et se forge le projet d’être « normale ».
Ce roman est une merveille d’écriture. C’est une âme entière qui offre son histoire pour notre plus grand
bonheur.

La terre chinoise
par (Libraire)
30 avril 2017

La terre chinoise

Prix Pulitzer en 1932 "La terre chinoise" est un incontournable de la littérature anglophone. Pearl Buck envoute son lecteur avec un style d'écriture unique, à la fois distant, poétique et sensuel. Ce roman raconte la vie entière d'une famille chinoise : du mariage au décès des parents. Entre la vieille Chine et la Chine nouvelle, entre ruralité et urbanisation, pauvreté et richesse. Ce livre et ses personnages sont présents et bien vivants même un fois le livre refermé. Le lecteur en sort grandi, mûri par l'expérience d'une génération entière. Pearl Buck était un génie littéraire et la traduction de Théo Varlet est aussi à saluer.
Magnifique!

Equateur
20,90
par (Libraire)
30 avril 2017

Equateur

Quelle aventure! Antonin Varenne fait un bond dans le temps et emmène son lecteur au Far West, aux derniers temps des bisons, aux dernières heures des Indiens d'Amérique, quand le monde était encore à conquérir. Ce roman est un voyage d'une rare intensité, une ode à la liberté et l'accomplissement de soi. Sans faux semblants ni sentimentalisme, l'auteur montre l'ampleur des décisions humaines, les erreurs et les pertes de l'Histoire et lève le voile sur un passé universel où ceux qui restent en vie ne sont pas toujours ceux qu'on attend.
Grandiose!

Le mandarin miraculeux
par (Libraire)
27 mars 2017

La mandarin miraculeux

Un titre puissant qui aborde les thème de l'immigration, de la peur, du défi et du manque d'amour. La narratrice vient de perdre un œil et découvre un monde dont les contours, les distances et les angles lui échappent. Dans ses déambulations nocturnes elle fait le récit de son passé, de son adolescence jusqu’à la perte récente de son œil gris et sa rupture avec un homme qu'elle n'a pu aimer autant qu'elle l'aurait voulu. Ses sentiments sur son pays d'origine son confus, entre la haine de ce qu'elle à vécu, le manque de liberté et une nostalgie primitive, presque sanguine après toutes ces années d'errance. On découvre Genève de nuit, en clair-obscur, par ses ruelles, ses ponts, ses grandes avenues et ses cafés où la narratrice revient sur ses souvenirs et sa vie brisée par la douleur.

Aujourd'hui Asli Erdogan est poursuivie par le gouvernement de l’AKP depuis le coup d’Etat manqué en Turquie du 15 Juillet 2016. Accusée de propagande terroriste, l’auteure est en danger permanent.

C’est bien avec des livres qu’on reste libre...