Brest en Bulle

http://www.brestenbulle.fr/

Bathany, Claude / Legars, Joël / Lizano, Marc

Locus Solus

9,90
22 avril 2014

Chronique

Dans le manuel du parfait chevalier de la Table Ronde, vous trouverez peut-être les articles suivants :

Comment avoir le hoquet peut devenir un atout ?
Comment libérer le reflet d’une personne en traversant les miroirs ?
Comment devenir chevalier alors que l’on ne supporte pas le bruit métallique des épées qui se croisent ?
Comment devenir chevalier quand son ombre a peur du noir ?
Comment désensorceler le roi à qui on dicte ses faits et gestes ?

En lisant les cinq récits de Claude Bathany illustrés par Joël Legars et Marc Lizano vous comprendrez pourquoi de tels articles figurent dans ce manuel mythique.

Si toi aussi tu te sens une âme de chevaliers, plonge dans ces contes passionnants parus chez LOCUS SOLUS !

Mag.

Lire la chronique illustrée : http://www.brestenbulle.fr/?p=16659

Bathany, Claude / Legars, Joël / Lizano, Marc

Locus Solus

9,90
22 avril 2014

Chronique

Quelle petite fille n’a jamais rêvé de devenir une princesse ?

Seulement voilà, même les princesses ont leurs problèmes… car il y a toujours une sorcière pour leur lancer un sortilège !

Celui dont notre princesse se retrouve victime n’est pas banal. En effet, depuis son baptême, elle ne peut plus parler. Lorsqu’elle ouvre la bouche « elle chante comme une casserole » et des sons insupportables indisposent tout son entourage. Or, seul un jeune homme prêt à accepter ce supplice auditif pourrait la délivrer du mal…

Cette réédition parue chez LOCUS SOLUS vous permettra de retrouver le conte de Claude Bathany et le dessin gourmand de Joël Legars. N’hésitez pas à déguster cette friandise si vous ne la connaissez pas encore !

Mag.

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Première Génération

1

Delcourt

14 avril 2014

Chronique

Luke Taylor est un homme tout ce qu’il y a de plus banal. Du moins c’est ce qu’il croyait jusqu’à ce qu’un inconnu, blessé par balle, s’écroule sur le carrelage de sa cuisine. Mais, à sa grande surprise, ce n’est pas le plus étrange…

En effet, l’homme se vidant de son sang est son sosie parfait ! Il lui révèle qu’il fait partie d’une vaste expérience génétique sur le clonage et qu’il est en danger. De plus les clones sont réputés stériles, or sa femme est enceinte et se retrouve donc également menacée…

Du côté du gouvernement américain, on s’apprête à voter l’interdiction des expérimentations à partir de cellules souches, l’élimination de toute trace d’anciennes manipulations devient alors une priorité. Mais certaines voix s’élèvent déjà contre ce projet de loi.

Ce tome 1 reprend les 5 premiers chapitres sur la quinzaine déjà sortie aux Etats-Unis. Dans la veine de séries comme XIII ou Alter Ego, les thèmes abordés ne sont forcément originaux. Cependant, le scénario de David Schulner axé sur l’action associé à une mise en page dynamique et rythmée font que l’on accroche dès la première page. Le dessin de Juan José Ryp est plutôt efficace pour ce genre de récit, sans forcément être exceptionnel. Espérons que cette série continue dans cette voie sans pour autant perdurer indéfiniment à l’instar de certaines sagas européennes…

Néness.

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14 avril 2014

Chronique

East of West est une uchronie. La Guerre de Sécession, brutalement interrompue par la chute d’une comète, a donné naissance aux 7 Nations d’Amérique.
East of West est une prophétie. Le Message fut dévoilé, annonçant la fin du monde.
East of West est un destin en marche. Guerre, Conquête et Famine se sont éveillés.
East of West est une vengeance. Et celle de Mort sera terrible.

Cet étonnant récit est un savant mélange à mi-chemin entre western et science-fiction.
Mort, un cowboy au teint blême, vient reprendre ce qu’on lui a volé. Celle qu’il a aimé et celui qui naquit de cette idylle ont péri. Les dirigeants de chacune des 7 Nations en semblent responsables aux yeux de Mort.
Cependant, ses 3 frères, réincarnés en enfants, doivent contrecarrer ses désirs de vengeance avant de pouvoir déclencher l’Apocalypse.

Malgré un background riche et intéressant, quoique peu développé, l’histoire reste simple. Du moins en apparence car les rebondissements sont nombreux et certaines inconnues ont la vie dure…
Cette mise en bouche est efficace et possède tous les atouts d’une série de qualité. Les dessins sont superbes, mention spéciale aux décors très travaillés qui nous immergent dans cet univers atypique.
Débutée en mars 2013, la série comporte actuellement 11 chapitres. Cet album contient les 5 premiers chapitres et le Tome 2 est déjà prévu avant la fin de l’année.

Néness.

Lire la chronique illustrée : http://www.brestenbulle.fr/?p=14177

24 mars 2014

Chronique

« Ils sont gentils, tous, mais ils comprennent toujours un peu trop tard… »

C’est la réflexion mi-amusée mi-amère que se fait le couple Carpita, Maguy et Séraphin dit « Paul » (son nom de résistant), une première fois en 68, quand Godard joue les révolutionnaires sur les marches de Cannes, puis en 89, quand la Cinémathèque française projette un film interdit en 1955 et tombé dans l’oubli qui se révélerait être « le chaînon manquant entre Jean Renoir et la Nouvelle Vague ».

Il faut dire que la personnalité de l’auteur de ce film, le Rendez-vous des quais, ne facilitait pas sa reconnaissance à l’époque : Carpita est communiste, et de Marseille. Instituteur consciencieux, il met sa passion pour le cinéma, qu’il pratique en amateur depuis la Libération, au service de ses convictions politiques.

En 1953, il se lance dans la réalisation d’un long métrage qui raconte l’idylle d’un jeune couple marseillais en proie aux difficultés pour s’installer, sur fond de mobilisation ouvrière contre la guerre d’Indochine. Les conditions de tournage sont rocambolesques : avec les moyens du bord et sans autorisation officielle, Carpita et ses amis tournent leurs scènes en public, au nez et à la barbe des agents de police.

L’idéalisme de Paul va bientôt se heurter à la froideur des rouages politiques de l’époque, et d’abord dans son propre camp: le film subit en effet le recadrage du PCF qui n’apprécie pas certaines libertés prises par rapport à la propagande officielle, avant d’être frappé d’interdiction par la commission de contrôle des films au motif que sa projection serait de nature « à présenter une menace pour l’ordre public ».

L’autre personnage principal de ce récit, c’est Marseille. Du Vieux-Port populaire des années 30 aux grands travaux de modernisation actuels, la cité est bien plus qu’une toile de fond ; son histoire tourmentée a façonné la vie et l’œuvre de Carpita. Le jeune Séraphin, fils d’une poissonnière et d’un docker, a assisté en 1943 au déplacement forcé (qui tournera à la déportation pour certains…) des habitants du quartier Saint-Jean puis à sa destruction, ordonnée par l’occupant nazi et exécutée avec zèle par les sbires de Vichy. Quelques mois plus tard il s’engage dans la Résistance au sein des F.T.P.

Cet album, fruit d’une recherche documentaire fouillée – le travail de Pascal Génot et de Bruno Pradelle s’apparente à une enquête -, partage plus d’un point commun avec le sujet d’Un homme est mort, bien connu des Brestois. Olivier Thomas, dont les dessins sont mis en couleur par Pradelle, a su relever le défi d’un scénario qui impose de reconstituer des époques et des situations très différentes. Le trio avait déjà signé Sans pitié, polar en 3 tomes paru chez Emmanuel Proust entre 2005 et 2008, dont Marseille et son milieu fournissaient la matrice.

Malo.

Lire la chronique illustrée : http://www.brestenbulle.fr/?p=14855