Manuel H.

Retour à Patmos
par (Libraire)
17 août 2013

Doux et sensible

Endeuillée par la mort de son époux et père de ses enfants, Marie retourne, le temps d'un été, dans la maison familiale de Patmos. Elle y rencontre Pierre, ancien amant, source d'une tumultueuse passion adultère. Les souvenirs refluent. Dans la chaleur de l'île grecque, dans l'attention des amis retrouvés, Marie tente de se reconstruire et de trouver, enfin, un apaisement. Un beau portrait de femme porté par une écriture douce et sensible.

La Lettre à Helga
par (Libraire)
17 août 2013

Réjouissant !

A 95 ans, Bjarni, ancien éleveur de moutons, écrit à Helga, son amour de jeunesse, amour contrarié par la vie mais qu'il ne cesse de porter en lui. Et c'est tout un monde, toute une vie qui surgissent dans l'âpre et attachante ruralité islandaise où la vigueur d'un bouc comme la beauté d'une femme sont sources d'émotions, fortes et simples et de profondes tendresses. Une pépite réjouissante, alerte et revigorante, parfois grivoise, à l'humour tendre.

Retour à Yvetot
9,00
par (Libraire)
21 mai 2013

Revenir

Le 13 octobre 2012, Annie Ernaux revenait pour la première fois "en tant que femme qui écrit, qui publie des livres" àYvetot, "le lieu de [sa] mémoire la plus essentielle". Devant plus de cinq cents personnes, elle choisissait d'évoquer "ce lien qui unit [sa] mémoire de la ville et [son] écriture".
C'est ce texte inédit que publient les éditions du Mauconduit, augmenté de l'entretien qui suivit avec Marguerite Cornier (également auteure d'une postface), des échanges avec le public et d'un cahier de photographies.

Flaubert
25,00
par (Libraire)
4 mai 2013

Flaubert, séculaire !

On connaissait Flaubert-le-régulier, moine de l'écriture, retiré dans la demeure familiale du Croisset, consacrant ses heures du jour et de la nuit à la littérature, traquant l'Art et le Beau comme d'autres cherchent à atteindre le divin dans quelque cellule monacale. Michel Winock ne manque pas de nous le rappeler. Et c'est une belle entreprise que d'avoir confié à ce grand historien la biographie du "Grand Flau" parue dans la remarquable collection "Biographies Gallimard" où elle côtoie désormais les biographies de "Céline" par Henri Godard et de "Montaigne" par Mireille Huchon, pour ne citer qu'elles.
Sous l'oeil de l'historien, c'est aussi un autre Flaubert qui se révèle et nous est dévoilé : Flaubert-le-séculier, homme du siècle, homme de son siècle, homme traversant et traversé par son siècle. Une traversée qui se fait en compagnie permanente de ses contemporains : étrange paradoxe pour celui qui voit son propre reflet dans le portrait d'un ours ! La compagnie de sa famille d'abord, qui l'aime et qu'il aime : sa soeur avec qui il partage tant et dont la mort l'affectera tant, sa mère qu'il accompagnera jusqu'au bout de sa vieillesse, sa nièce Caroline qu'il soutiendra jusqu'à se ruiner. La compagnie de ses amis ensuite : Louis Bouilhet, le plus fidèle d'entre tous, pour qui il remuera ciel et terre, les frères Goncourt avec qui il partage de mémorables soirées, Tourgueniev avec qui il aime s'entretenir longuement, George Sand, devenue l'indéfectible amie alors que tout devrait les opposer...Et tous le réclament, car Gustave est un formidable bout-en-train qui réjouit ses proches par sa drôlerie, ses calembours, sa joie du déguisement ! L'amitié comme un art de vivre. La compagnie est aussi celle d'un siècle convulsif : né en 1821 et mort en 1880, Flaubert connaîtra les Révolutions de 1830, 1848 et 1870, l'invasion de la France par la Prusse, la Commune de Paris, le Second empire et la naissance de la troisième République !
Grâce soit rendue à Michel Winock de nous montrer à quel point Flaubert, le "moine" de Croisset, loin d'être isolé du monde, est traversé par ces bouleversements historiques et politiques. Flaubert les vit intensément : sa volumineuse correspondance en témoigne. Ses actes aussi : il ira jusqu'à prendre les armes (il a alors cinquante ans !) pour "chasser" les Prussiens ! Mais plus encore : la biographie de Michel Winock nous ouvre un nouveau regard, une nouvelle lecture, un nouvel horizon sur l'oeuvre de Flaubert dans laquelle transpirent ces soubresauts de l'Histoire. Ainsi, les formidables et très éclairantes pages que le biographe consacre à "L'éducation sentimentale", roman paru en 1869, portrait d'une génération et d'une époque, portrait de son temps. Roman souvent mal-aimé, Michel Winock en offre une magnifique réhabilitation et une nouvelle compréhension.
Flaubert-le-régulier, Flaubert-le-séculier devenu Flaubert séculaire, marquant à jamais la littérature, l'art du roman et tant d'auteurs après lui comme le soulignent si bien "Esquisse de portrait", chapitre clôturant la biographie et le "Florilège" en fin de volume. Michel Winock n'aura pas manqué entre temps de nous faire partager les amours, les voyages, les paradoxes de l'homme et son admiration pour Victor Hugo !
Nous n'oserons pas dire de cette biographie qu'elle est monumentale, car nous craindrions d'inévitablement nous retrouver dans le "Dictionnaire des idées reçues" à l'hypothétique article "Biographie : toujours monumentale". Ce que Michel Winock nous offre sans doute de plus beau, c'est de nous faire entrer dans la compagnie de Flaubert, tant et si bien que nous ne nous étonnerions (presque) pas de recevoir l'une de ses lettres nous donnant enfin, depuis tout ce temps, de ses nouvelles...

Nuit d'encre
16,50
par (Libraire)
20 avril 2013

Sang d'encre !

Dans le Rouen des années 70, les conflits de la dernière guerre ne sont pas éteints. Ancien résistant devenu brillant journaliste, Paul-Henri Sternis règne sur le puissant quotidien régional. Mais l'ancien patron du journal, collaborateur notoire réfugié en Suisse, qui a décidé de sa perte, entreprend de manipuler un à un les anciens amis de Sternis...
Haines poisseuses, rivalités sordides, luttes inexpiables, Philippe Huet transforme en roman noir une authentique et ténébreuse affaire où rôde le spectre des années sombres de l'Occupation. De petites et grandes trahisons qui auraient fait les délices de Chabrol !
Un roman noir où l'encre a le goût du sang et le sang le goût de l'encre !