sandrine57

Lectrice compulsive d'une quarantaine d'années, mère au foyer.

Une enquête du commissaire Van In, La Quatrième Forme de Satan, roman
25 septembre 2012

Rien ne va plus pour le commissaire van In de la police de Bruges! Quand il arrive sur les lieux d'une mort par noyade, la gendarmerie a déjà investit l'endroit et il a horreur des gendarmes! De retour au bureau, son chef lui met une pulpeuse journaliste dans les pattes. Et à la maison, Hannelore, enceinte jusqu'aux yeux, lui fait une scène de jalousie! Quand, en plus, il est accusé de corruption, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase! Van In, secondé par son fidèle Versavel, est plus que jamais décidé à enquêter sur cette noyade qui cache un meurtre. Et qu'on ne vienne pas lui parler de satanisme ou autres fariboles! Van In sait bien qu'à Bruges, comme ailleurs, l'argent surpasse les croyances en tout genre. Chercher le pactole, c'est trouver le coupable!

Entre démêlés conjugaux et accusations mensongères, le commissaire Van In trouve encore le temps de se frotter à une secte sataniste qui sème le trouble dans la ville en attaquant une église. Heureusement, il ne perd ni son sens froid ni son sens de l'humour et nous régale encore une fois d'une enquête qui va secouer la bourgeoisie de Bruges. Si l'on se perd un peu dans une intrigue alambiquée, le plaisir est tout de même au rendez-vous et l'on ne peut qu'apprécier les personnages de Pieter ASPE et leurs caractères bien trempés...quitte à faire passer tout ça avec une bonne Duvel bien fraîche!

Le Collectionneur d'armes
25 septembre 2012

Quand la superbe Judith Claes rentre de sa journée de shopping, elle trouve la bibliothèque en désordre et son mari mort au sol. Mais Patrick Claes, riche trader en passe de devenir banquier, n'est que blessé. Seule la disparition de sa superbe collection d'armes anciennes est à déplorer. L'homme eet bien assuré, il sera très vite dédommagé et la police n'a pas à se mêler de cette affaire. Trop tard! Le commissaire Pieter Van In et le brigadier Guido Versavel arrivent bientôt dans la somptueuse villa du trader et flairent l'embrouille. Et Van In sait qu'il va pouvoir enquêter en toute quiétude puisqu'il a le nouveau juge d'instruction dans la poche. Normal! Il s'agit d'Hannelore qui a été promue et a repris le travail après la naissance mouvementée de leurs jumeaux.

C'est bien sûr sans compter sur l'esprit de compétition de la jeune femme, bien décidée à prouver qu'elle peut obtenir des résultats toute seule.

La naissance des jumeaux n'a pas assagi le commissaire Van In, toujours épris de Duvel, de cigarettes et de belles femmes. Elle n'a pas non plus adouci le caractère de la belle Hannelore, toujours intrépide et jalouse comme une tigresse. C'est donc sans trop se soucier de leur progéniture que ces deux-là vont courir après des financiers, des politiciens et même des tueurs à gages et des mafieux russes, mettant à l'occasion leurs vies en danger et à d'autres n'hésitant pas à payer de leurs corps dans un club échangiste.
Une enquête originale, un rythme effréné et toujours beaucoup d'humour, cette cinquième enquête du commissaire brugeois est un bon crû à lire sans modération.

Les vacances de Jésus & Bouddha, 3, Les Vacances de Jésus  Bouddha - tome 03, saint young men
25 septembre 2012

Jésus et Bouddha son toujours en vacances sur terre mais leur intégration n'est pas facilitée par les archanges qui sèment le chaos à chaque fois qu'ils pensent Jésus en danger et par Brama qui a toujours une idée pour détourner Bouddha du droit chemin. Quoi qu'il en soit, les deux saints hommes continuent leurs découvertes du Japon, entre la recherche d'un emploi pour améliorer leurs finances et un séjour aux sources chaudes d'Izu pour décompresser un peu.

Grosse baisse de régime pour un troisième tome décousu et sans surprises. Les petites histoires sont sans réel intérêt et les tentatives d'humour tombent à plat. Bref, dans un fouillis total, on se perd un peu et on frôle l'incompréhension. La série s'essouffle, il va falloir penser à conclure...

L'Assassin habite au 21
25 septembre 2012

Il ne fait pas bon s'appeler Smith à Londres en ce moment! Car ce patronyme est celui du tueur qui profite du brouillard et de la nuit pour tuer impunément. Avec pas moins de sept victimes en seulement deux mois, Mr Smith met Scotland Yard sur les dents et terrorise les braves londoniens. L'enquête piétine quand soudain apparaît une lueur d'espoir : grâce à un informateur, on connait l'adresse du tueur! D'abord fortement réjoui, l'inspecteur-chef Strickland déchante quand il se rend compte que l'adresse indiquée, le 21 Russel Square, est celle de la pension de famille Victoria, fermement tenue par Mrs Hosson. L'assassin est forcément l'un des pensionnaires. Oui, mais lequel? Le Major Farchild, l'ancien officier des Indes? Mr Andreyew, le russe énigmatique? Mr Collins, le représentant bègue et timoré? Miss Holland l'auteure de contes pour enfants? Un autre?

Le titre évoque d'abord le film d'Henri-Georges Clouzot où un Pierre Fresnay, magistral commissaire Wens, prend l'habit de pasteur pour enquêter à la Pension des Mimosas et y démasquer l'insaisissable Monsieur Durand qui terrorise Paris. Mais il serait criminel d'oublier qu'avant d'être un film, L'assassin habite au 21 était un formidable roman écrit par le belge Stanislas-André STEEMAN.
C'est à Londres qu'il a choisi de placer son intrigue et c'est l'inspecteur-chef Strickland qui va devoir mettre en oeuvre toutes ses facultés de déduction pour trouver Mr Smith à la pension Victoria.
Beaucoup de légèreté, un brin d'humour, une galerie de suspects hauts un couleur et un dénouement original et inattendu font de ce livre un bon moment de lecture au charme désuet. A découvrir ou redécouvrir.

Les sirènes d'Alexandrie, roman
25 septembre 2012

Bruxelles, 1984. La ville entreprend de grands travaux pour rénover ses quartiers nord, lieux de débauche où les filles s'exposent derrière les vitrines et où pullulent les bars mal famés. C'est dans ce contexte qu'Antoine Daillez hérite de son grand-père un de ces bars à filles, l'Alexandrie. Grosse surprise pour le jeune journaliste qui n'imaginait pas un seul instant son riche aïeul propriétaire d'un tel endroit. Quoi qu'il en soit, Antoine a d'autres chats à fouetter, en l'occurrence il doit couvrir un suicide sur les voies ferrées pour son journal. Mais l'Alexandrie va très vite le rappeler à son bon souvenir.

Gudule, la gérante, est attaquée par une bande de skinheads, à la recherche de certains documents et la suicidée des rails n'était autre que Mémé Tartine, la locataire de l'appartement au-dessus du bar. Cette protectrice des prostituées du quartier ne s'est d'ailleurs pas suicidée, on l'a assassinée. Force est de constater que le grand-père avait bien des secrets...

Ce qui commence comme un banal roman noir se transforme, sous la plume de François WEERTS, en une palpitante plongée dans l'histoire de la Belgique. On y découvre que le plat pays n'a rien à envier à la France en ce qui concerne la deuxième guerre mondiale. L'occupation allemande a été accueillie par certains comme une chance de créer un état flamand indépendant et leurs agissements ont été à la hauteur de cette ambition: collaboration, spoliation des biens juifs, dénonciations et organisations des convois en partance pour les camps de la mort. C'est tout cela que va découvrir Antoine en enquêtant sur son grand-père. Difficile pour lui de faire le lien entre ces faits et l'homme qu'il connaissait, un brillant homme d'affaires qui ne se mêlait pas de politique et ne semblait pas être nationaliste. Alors, il fouille, il creuse pour tenter de laver la honte que soudain il ressent. De rebondissements en surprises, de secrets bien gardés en règlements de compte, le journaliste fera la lumière sur cette étrange histoire de famille liée à la grande histoire.
Une belle écriture, un personnage attachant qui se raconte avec humour malgré ses mésaventures font de ce roman un moment de lecture à la fois divertissant et instructif. Seul bémol: une histoire d'amour prévisible et insipide entre Antoine et une des pensionnaires de son bar à filles dont l'auteur aurait pu se dispenser...Mais il s'agit d'un premier roman alors on lui pardonne cette faute de goût.