Julien L.

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Libraire depuis plus de 21 ans, je vois mon métier comme un métier de transmission
C'est pour cela que j'ai créé un blog consacré à ma passion : le livre animé voici l'adresse : http://ohpopup.canalblog.com/

une romance

Le Castor Astral

9,15
par (Libraire)
19 avril 2005

Esther, que l'on surnomme aussi "la grande dame", est une passionnée de livres. Elle vit entourée d'eux et veut en faire profiter son petit fils David. Peu de temps avant sa mort, elle lui offre un roman auquel il ne prête pas encore attention. Jusqu'au jour où il le lit et s'aperçoit qu'il manque la deuxième partie. Dès lors commence une quête effrénée qui va le mener très loin!
"Contre vents et marées, il cherchait la version intégrale d'un roman inconnu, c'est tout. Pourtant, la suite de l'histoire, il la connaissait, quelque chose en lui, silencieusement, la connaissait depuis toujours. Mais il fallait que ses mains la touchent, que ses yeux la lisent".
Si les livres comptent tellement pour moi, dit David "c'est parce que ce sont des endroits où l'invisible se voit."
L'auteur de "Qu'il pleuve" , autre roman prodigieux (coup de coeur de septembre 2000 en pocket) signe ici un bref récit intense et émouvant.

par (Libraire)
19 avril 2005

Joseph est un écrivain sans succès qui mène une vie trop banale à son goût. Ne supportant plus le poids de ses racines, il aime se perdre dans la ville de LOndres où il retrouve ses amis artistes : Charles et Albert. Il évoque ainsi sa vie, celle d'un homme en proie à la solitude et à l'incompréhension d'une femme qu'il aime par habitude et qu'il va tromper afin d'exprimer sa passion.

Il se définit lui même comme un personnage de roman : "Joseph GRAND. Né en 1926 en Pologne. Arrive au Canada avec ses parents [...] s'enrôle en 1944 dans la RCAF, l'armée de l'air canadienne de sa majesté. [...]Après la guerre, retourne en Angleterre. Epouse une britannique. Ecrit des chroniques de voyages."
On est touché par son témoignage sincère car sa vie humble et intimiste pourrait être très bien la nôtre. Dans une langue épurée, sublime et authentique, Norman Levine décrit avec habileté le désenchantement de l'homme. Ses personnages évoluent ainsi dans un cadre unique teinté d'une atmosphère romantique et expressionniste. L'ivresse de l'amour, la beauté de la ville, la quête d'identité et des sentiments sont autant de thèmes que l'auteur traite avec force et maturité.

par (Libraire)
19 avril 2005

Une écriture délicate, virulente, qui dresse deux portraits puissants et complexes. Sandor Marai est désormais considéré comme l'un des écrivains Hongrois majeurs du siècle dernier.
Par l'auteur des "Braises", autre roman à lire absolument.

par (Libraire)
19 avril 2005

Une mère écrit à sa fille, Stéphanie, qu'elle a abandonné vingt ans auparavant. Elle trouve enfin le courage de lui annoncer la vérité mais le poids du passé est beaucoup trop pesant : « je portais en moi ce regard d'une mère sur mon ventre avec tant de violences que le reste n'existait plus ». Elle ne vit plus l'instant ni le présent car ses souvenirs la hantent. Mais Stéphanie n'est pas prête à revoir cette mère. Sa sensibilité et son émotivité l'anéantissent, l'étouffent dans un cocon de culpabilité.
Par un échange de lettres, l'auteur peint des personnages extrêmes et poignants. Elle rend hommage à sa façon au courage de l'adoption.

par (Libraire)
19 avril 2005

Sort enviable ! Destinée radieuse ! Etroitesse idéale de l'espace, enfermement béni ! Lorsqu'on est un cochon doué de raison, engraissant dans un local de deux mètres sur deux où toutes les libertés sont permises, on ne peut que se féliciter de l'existence et... raisonner.Et il raisonne ce "cochon très ordinaire", citant au besoin Eschyle ou Lénine... et ses réflexions pleines d'humour, ne sont pas dénuées de sagesse. Que sait-on, en effet, de l'influence sur les jambons de la position du seau par rapport à la mangeoire ? De la maturation du fumier sur le lard et la pensée ? Des conséquences du moindre laxisme sur l'Edifice tout entier? Humble représentant de la race porcine, quel exemple, quelle rigueur ! Quelle abnégation même! Et quel admirable respect pour une hiérarchie bien sentie. Car être cochon, monsieur, c'est d'abord un devoir!