C'est à dire
EAN13
9782715232396
ISBN
978-2-7152-3239-6
Éditeur
Mercure de France
Date de publication
Collection
Poésie
Nombre de pages
176
Dimensions
20,4 x 14,2 x 1,5 cm
Poids
216 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Indisponible
La mer du Nord autour d’Ostende, Rusbroec l’admirable, adossé à son arbre dans la forêt, la lagune vénitienne s’abandonnant à la beauté de chaque coucher de soleil, Dante et son Enfer, puis soudain l’irruption des Barbares. Voici ce qui est à dire. C’est sur cette phrase que s’appuie le narrateur. Celui qui prend la parole. Et, sereinement, dit. Qui est-il ? On pourrait penser qu’il est lui-même soldat. Un guerrier stratège qui aurait connu autrefois l’amertume de la défaite. Désormais il n’a plus qu’un but : unir et réconcilier la lagune et la mer du Nord. Se rendre de l’une à l’autre à la recherche de sa vérité. Marcher. Retrouver les traces laissées par l’avant monde. Tout cela sur fond de violence, de combats acharnés entre l’esprit et les forces brutales. Et le narrateur c’est évidemment l’auteur qui doit faire face à son pire ennemi : lui-même ! Dans un premier temps on trouve les enfants, ici, flamands, ceux qui possèdent la ville et la démesure de ses dunes. Dès lors le narrateur apparaît avec un autre visage, celui de l’homme qui n’a jamais vraiment accepté d’être né et qui, aujourd’hui encore, est déchiré par ses souvenirs. Vont venir le rejoindre ceux qui se reconnaissent dans ce mot magique mille fois prononcé : Noordzee. Ses images du passé le harcèlent avec leurs questions ; comment devient-on un être profondément libre ? En quoi la beauté peut-elle être inhumaine ? La pensée s’aventure dans tous les territoires des formes poétiques. Ainsi l’écriture de (faux) Psaumes voisine-t-elle avec la prose, le verset avec la virgule du poème court, les formes fixes anciennes avec une écriture tendant à l’abstraction. Franck Venaille laisse voir pourquoi il est passé par la poésie pour «raconter» cette histoire qui, après Chaos et Ça est, pour lui, pleine encore des images de la guerre vécue : celle d’Algérie.
La mer du Nord autour d’Ostende, Rusbroec l’admirable, adossé à son arbre dans la forêt, la lagune vénitienne s’abandonnant à la beauté de chaque coucher de soleil, Dante et son Enfer, puis soudain l’irruption des Barbares. Voici ce qui est à dire. C’est sur cette phrase que s’appuie le narrateur. Celui qui prend la parole. Et, sereinement, dit.
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