Lara C.

Lectrice compulsive avec toujours trois ou quatre livres sous la main, voire cinq ou six et peut-être même plus.
Je ne cache pas mon inclinaison pour la littérature américaine, la littérature japonaise, les romans noirs ou à l'inverse complètement décalés.
Plus largement j'ai une affection toute particulière pour les histoires rugueuses mais à la plume déliée.

par (Libraire)
20 septembre 2021

La Bible des soupes !

Si certains l'aiment chaud(e), d'autres la préfèrent froide : la soupe se met dans tous ses états avec cet ouvrage aussi esthétique que complet et astucieusement pensé pour nous donner envie de manger - que dis-je ? Déguster ! - de la soupe au quotidien.

Le fenouil vous fait frissonner, vous rissolez devant le chou kale, les haricots verts vous font peur et le terme légumineuse vous fait grincer des dents : je diagnostique une soupingite aigüe. Mais n'ayez crainte : "Des soupes qui nous font du bien" vous fera changer d'avis sur toutes les saveurs possibles que peuvent receler les soupes et parfois avec des mélanges étonnants !

Cerise sur le gâteau ou plutôt topping sur la soupe : toutes les recettes sont végétariennes et pour la plupart vegan.

Vous l'aurez compris : s'il ne devait en rester qu'un ouvrage sur les soupes dans votre cuisine, ce serait celui-ci.

À découvrir dans son édition augmentée à partir du 6 octobre prochain !

19,00
par (Libraire)
11 août 2021

Un récit fantasmagorique et quasi halluciné autour du tournage du dernier film de Murnau, "Tabou". Le narrateur, qui s'efface au profit d'un tiers personnage qui lui conte les méandres de ce tournage et des derniers mois de la vie du réalisateur allemand, sera happé par ce personnage énigmatique. Il en sera de même pour le lecteur.

Ce récit qui fait parler les morts est porté par une plume à la fois lyrique et accessible. Nicolas Chemla réussit l'exploit de faire transparaître à l'écrit ce qui caractérise si bien l'œuvre du Murnau : un onirisme puissant teinté d'effroi où l'ombre se dispute à la lumière tant par l'approche cinématographique du cinéaste que par ce qu'elle porte de symbolisme pour lui.

Si vous ne connaissez pas les films de Murnau, je vous invite à les voir. Ce sont des chefs d'œuvres (notamment l'Aurore). "Tabou" manquait à ma collection et ce récit de Nicolas Chemla me fera le regarder avec un œil plus avisé.

par (Libraire)
11 août 2021

Philippe Jaenada, c'est simple : on aime ou on n'aime pas.
Et moi, c'est simple : j'aime Philippe Jaenada. J'aime ses longues digressions comme autant de haltes dans ses récits, peut-être même des respirations bienvenues face à l'horreur de ce que l'on lit. J'aime l'angle par lequel il aborde les faits divers qui l'ont interpellé. J'aime cette façon de saisir la société derrière une affaire. Et puis il nous parle de lui, aussi.

Jaenada, son truc à lui, c'est le fait divers. Mais pas n'importe quel fait divers : celui où l'on sent bien qu'il y a anguille sous roche, qu'il n'est pas aussi cartésien qu'On (les médias de l'époque, les témoins à charge, la Justice parfois, même) veut bien nous le faire croire.
Alors, tel un limier, Jaenada creuse. Il déterre, explore, s'immerge, remue la boue pour voir si l'eau ne deviendrait pas plus limpide par la suite (c'est rarement le cas).

Et avec lui, le lecteur entraîné, verra ses convictions voler en éclat, ses positions remises en question. Alors le coupable est-il coupable ? Et si oui, de quoi ?

Bien que je lui ai préféré "La Serpe", il n'en reste pas moins que "Au printemps des monstres" est encore une fois un très grand Jaenada pour qui aime explorer non pas un fait divers mais ce que celui-ci révèle de son époque et de notre humanité.

Roman

Les Éditions Noir sur Blanc

16,00
par (Libraire)
11 août 2021

C'est entre les quatre murs d'une chambre au sein d'un hôpital psychiatrique que Robert, thérapeute, soliloque. Il n'y est pas en tant que praticien, mais à titre de patient. Pourquoi ? C'est ce que le lecteur aura tôt fait de savoir au fur et à mesure que Robert, à demi mot se confie.

Tantôt railleur, tantôt poète, tantôt colérique et manipulateur; oscillant entre paranoïa et mégalomanie, Robert est un personnage aussi fascinant que détestable qui porte seul ce roman, dans un flot de paroles continu mais jamais ennuyeux.

Court mais percutant, "Encore une journée divine" est l'un de mes premiers coups de cœur de cette nouvelle rentrée littéraire.

21,00
par (Libraire)
2 juin 2021

Suivez ce chat calico...

Sur les pas d'un chat calico le lecteur est invité à saisir des bribes de vie dans un Tokyo cosmopolite.

Tokyo, la nuit, c'est un peu fantasmagorique, parfois inquiétant, touchant aussi. Au gré des déambulations de ce chat, nous allons à la rencontre d'un tatoueur de Yakuzas, d'un rakugoka déchu, un couple mixte en proie à ses dysfonctionnements, un jeune garçon qui croise la route d'un Hikkikomori, un détective à la recherche d'un homme disparu et tant d'autres personnages qui sèment au fil des chapitres les bribes d'un petit fil rouge qui les relient tous à des degrés divers.

Tokyo, la nuit, c'est ce personnage insaisissable qu'est cette ville qui semble engloutir certains de ses habitants tandis qu'elle exerce une fascination folle sur les autres.

Tokyo, la nuit, c'est une invitation à dévorer un roman atypique dont les chapitres se suivent mais ne se ressemblent pas.

Dévoré en quelques heures à peine, on peut donc conclure que c'est un coup de cœur !